Ludothèque RPG

albertAlbert Odyssey : Legend of Eldean

Un jeu qui n’invente strictement rien mais reprend tous les poncifs du RPG à l’état le plus brut avec notamment un système de combat au tour par tour archi-basique. L’intérêt du titre est à chercher dans son humour et ses dialogues savoureux. On discute très volontiers avec les PNJs car l’éditeur américain s’est fait plaisir niveau traduction. Prévu sur SNES mais sorti finalement sur Saturn, Albert Odyssey plaira aux nostalgiques de l’époque 16-bit avec une jolie 2D et des sprites expressifs. Pour autant, ce titre reste très anecdotique en raison de sa courte durée de vie, de son manque d’innovation et de la fréquence élevée de combats bien trop lents. Dommage car l’ambiance et les mélodies sont charmantes.


Alundra

Un long Zelda-like aux énigmes bien tordues et au scénario original basé sur une étrange malédiction liée aux rêves des habitants du village d’Inoa. Si l’île est assez sympa pour se balader, on s’y perd trop facilement faute de repères et le tableau manque de charme. Les décors misent beaucoup sur les couleurs ternes et rendent l’ambiance assez sombre et morose en conséquence. Le gameplay est quand à lui au millimètre et c’est souvent frustrant tellement il s’avère dur à prendre en main : certaines séries de sauts sont terriblement laborieuses. Un longue aventure qui risque de se transformer en calvaire pour les newbies du genre car la difficulté est énorme et on s’y perdrait sans solution à l’appui.


Sans titre 2Ar Tonelico 2 : Melody of Metafalica

Une très longue aventure qui dégage beaucoup de charisme. Les deux héroïnes, Luca et Cloche, sont capables de réveiller la magie en recourant aux anciens chants. On s’attache beaucoup à ce petit duo qui passe par bien des états d’âme tout au long d’une quête dont les péripéties s’enchaînent sans temps mort. Si les sprites et l’univers portent la marque de Gust, le gameplay ne fait pas honneur au créateur de Mana Khemia et finit même par lasser. La difficulté s’avère inexistante et n’incite pas à exploiter un système de conception d’objets pour le moins fastidieux ni à prolonger les séances dans une cosmosphère qui nous réserve quand à elle des petites saynètes terriblement vaseuses. On se laissera tout de même emporter par un scénario sublime et alambiqué autour d’un charmant harem…


Arc : Le clan des Deimos

La particularité de ce Tactical-RPG est d’offrir des phases d’exploration dans des villages, chose rare dans ce genre de jeu. Malheureusement, le gameplay ne nous permet pas vraiment d’apprécier un univers dont on ne revisite jamais les lieux. La répétition des combats sur la carte est assommante et la difficulté devient exaspérante au fil de l’aventure au point de nous enlever l’envie de voyager et d’explorer les donjons. La faute à des combats longs et lents qui se résument à déplacer le personnage derrière l’ennemi et à l’attaquer de façon basique, l’utilisation de magie étant limitée. Le chara-design et les mimiques souvent ridicules des héros n’incitent en outre pas à s’accrocher aux personnages. Sans parler du doublage français raté et superflu. Reste un scénario classique mais bien introduit ainsi qu’une réalisation soignée.


Bahamut Lagoon

Square nous offre un T-RPG innovant, une expérience de jeu assez spéciale. Chaque équipe est associée à un dragon que le joueur doit nourrir pour lui permettre d’évoluer et de se transformer. Le système est très bien imaginé : ces bestioles sont évidemment incontrôlables mais on peut leur demander de foncer ou de rester à nos côtés. Les décors sont de toute beauté pour le support et le design des dragons particulièrement soigné. Il ne faut pas sous-estimer le scénario car si l’ambiance semble décalée (on engage pas mal de dialogues bouffons avec ses coéquipiers entre chaque bataille), il risque fort de surprendre (je pense à cette scène qui conclut le chapitre 18 avec cette musique mélancolique qui vous déchire le cœur).


Baten Kaitos

L’histoire d’un jeune homme qui s’en va venger son petit frère et qui finit par sauver le monde. Un canevas assez cliché pour une longue et sympathique aventure dans des îles célestes joliment exotiques. Si l’univers, le récit et les personnages ne dégagent pas vraiment de charisme, je retiendrai de ce jeu son système de combat dynamique sous forme de cartes à piocher. Malgré ses airs de RPG résolument classique, le titre se démarque grâce à cet aspect novateur. Une idée originale mais souvent frustrante comme on est contraint de passer pas mal de tours d’attaque avec des boucliers et armures qui moisissent dans sa main. On reprochera à la quête une certaine redondance (ville-donjon-ville-donjon-magnus ultime) et aussi cette idée stupide de devoir sans cesse visiter le temple pour augmenter son niveau.


blue dragonBlue Dragon

Beaucoup d’attentes derrière un jeu pondu par trois éminentes personnalités. Au premier abord on reconnaît le chara-design d’Akira Toriyama. Si l’univers prend ainsi des airs de Dragon Quest, les personnages manquent cruellement de vie et de personnalité. A la bande-son, Nobue Uematsu pour quelques morceaux redondants et qui manquent d’entrain. Un projet sans panache dirigé par Hironobu Sakaguchi, un peu trop facile, un peu trop enfantin, avec une réalisation pas vraiment digne d’une console HD, des donjons sans idées. Blue Dragon reste néanmoins une quête très classique qui vous tiendra en haleine une trentaine d’heures. En attendant mieux de la part du jeune studio Mistwalker.


bravestoryBrave Story

Un des premiers RPG originaux sur une console réputée pour ses nombreux portages. Original dans un sens car Brave Story est un RPG classique sous toutes ses coutures. Le héros est transporté dans un monde où il doit réunir cinq gemmes pour que la déesse sauve sa sœur tombée en léthargie. Des donjons assez linéaires, des villages redondants, une carte du monde, du tour par tour agrémenté par de fulgurantes attaques combinées… et c’est parti pour une quinzaine d’heures de RPG somme toute assez plaisantes dans une ambiance bon enfant. Brave Story ne propose rien de neuf mais divertit parfaitement ceux qui ne recherchent pas un challenge ni un scénario poussé. Juste une sympathique et rafraîchissante aventure.


Breath of Fire III

Si on met de côté sa traduction française totalement indigeste, Breath of Fire 3 est un RPG classique assez sympathique. L’histoire est riche en péripéties, de quoi passer une bonne trentaine d’heures au sein d’un univers très coloré. La réalisation est celle qu’on peut attendre d’un des premiers jeux de l’époque 32 bits, à savoir un chara-design mal fichu et une piètre 3D. Le jeu possède une carte du monde 3D qui fera défaut dans l’opus suivant mais qui s’avère quand-même trop dirigiste. La difficulté est assez bien dosée mais les combats donneront l’impression de manquer de dynamisme, de challenge et de variété. J’ai foncé sans m’arrêter sur les détails, histoire de finir un nouvel opus de la saga.


Breath of Fire IV

Le second BoF sorti sur PSX s’avère bien meilleur avec un scénario creusé, s’appuyant sur deux quêtes parallèles où l’on incarne successivement Ryu et Fou-Lou, dont le lien est la clé du mystère. Le gameplay est réussi mais j’ai terminé le jeu sans avoir à l’exploiter en profondeur, même si j’ai morflé comme jamais contre le boss final. J’ai trouvé l’environnement en 3D splendide et pittoresque malgré l’utilisation de la caméra agaçante car il est parfois impossible de trouver un angle correct pour scruter les décors. L’absence d’une véritable overworld est excusable mais en contre-partie il était superflu de nous faire bouger les personnages à la façon d’un jeu de l’oie. Malgré ces défauts, Breath of Fire IV est une quête passionnante dans une ambiance type et dépaysante.


me0000224480_2Breath of Fire V

Un épisode qui risque de dérouter le fan de la première heure. Imaginez un peu : un univers sombre et lugubre, des sprites aux contours grossiers, un compte à rebours et des sauvegardes extrêmement limitées. Mais il faut vivre jusqu’au bout cette aventure oppressante pour comprendre toute la richesse d’un titre qui se veut un magnifique RPG expérimental dont la durée importe peu étant donné son principe. Non satisfait de s’appuyer sur un scénario culte, des scènes mythiques et des musiques inoubliables signées Hitoshi Sakimoto (Kind Friends), le titre nous sert un excellent gameplay, à la fois tactique et nerveux. Dommage que la saga soit morte car le génie et l’innovation de cet opus laissaient espérer le meilleur pour la suite.


Chrono Trigger

Chrono Trigger marque l’apogée du genre sur SNES. Si le jeu ne révolutionnait rien, il offrait un scénario et un gameplay parfaitement conçus. Durant 20 heures, on ne s’ennuie pas un seul instant, prenant un véritable plaisir à parcourir les différents mondes présentés par cette aventure à travers le temps. Le héros modifie le cours des événements et chacune de ses actions engendre des répercussions dans l’histoire. C’est classique mais toujours aussi ingénieux et ça nous donne un récit prenant et original au côté de personnages cultes (la princesse Marle, la génie Lucca, le méchant Magus, la grenouille, le robot). Le titre profite d’une réalisation optimale pour l’époque et le chara-design de Toriyama se fond bien dans le tableau.


Chrono Cross

Chrono Cross n’a plus grand chose à voir avec son aîné : il propose un gameplay totalement différent et une palette de personnages qui s’avèrent souvent superficiellement introduits. Il a le mérite de s’appuyer sur un scénario beaucoup plus sombre avec un héros qui trouve son identité mise en péril dans un récit souvent prise de tête. Ce que l’on retient du jeu, c’est des décors exotiques associés à une magnifique bande sonore (Radical Dreamers) pour donner au jeu une ambiance unique. Les combats sont bien élaborés avec un système d’éléments qui s’avère au final décisif et laissera en plan ceux qui n’auront pas pris le temps de le comprendre. Une expérience de jeu inoubliable qui nous plonge dans un univers à la fois inquiétant et enchanteur sur fond de paradoxes temporels.


crisis coreCrisis Core : Final Fantasy VII

Difficile d’être objectif en parlant de Crisis Core comme Final Fantasy VII est un monument du RPG qui fait littéralement partie de moi. Square Enix nous offre sur PSP un prélude grandiose à l’histoire de Cloud et du groupe Avalanche en nous racontant celle de Zack. On pourrait reprocher au titre de s’appuyer sur du A-RPG basique et légèrement ruiné par un système de roulette assez brouillon, de nous assommer avec des centaines de missions barbantes grossissant artificiellement la petite dizaine d’heures que dure le scénario. Ce serait passer outre tous les clins d’œil faits à chaque scène : on prend un pied monstrueux à parcourir des décors bien connus en 3D aux côtés d’un Zack bien plus charismatique qu’il ne le paraît… Incontournable pour les fans nostalgiques, beaucoup moins pour les autres.


Dark Chronicle

Level 5 nous offre un joli donjon-RPG qui fait preuve d’une belle inventivité. Recrutement des habitants, pêche, inventions et construction du géorama qu’on s’amuse à peaufiner : le gameplay est riche et prenant. Une quête aux donjons variés où Max et Monica combattent en temps réel avec leur panoplie d’armes mais qui peuvent tout de même se révéler un peu rébarbatifs à la longue. L’évolution des armes est très bien pensée : on synthétise des cristaux au pistolet, clé, brassard et épée pour obtenir l’engin suprême et dévastateur. Le scénario fonctionne un peu sur le même principe que celui des Chrono’s : le voyage dans le temps où il s’agit à chaque fois d’améliorer le futur en semant la « graine » du changement dans le présent… à l’aide de personnages présents dans le futur!


Sans titre 1Devil Survivor

Du Megaten à la sauce Tactical-RPG sur DS. Le gouvernement a décidé de placer les habitants de Tokyo en quarantaine pour contrer une invocation massive de démons. Il reste sept jours pour trouver une issue à cette prison apocalyptique où règnent la panique et le désordre. La clé de la réussite : contracter, fusionner et booster des démons. Les « phases d’exploration » se résument à une ballade dans Tokyo à travers un menu et chaque discussion dure trente précieuses minutes. Savant mélange de RPG classique et tactique, le jeu permet de déplacer les personnages sur un damier puis d’engager le combat à la façon d’un draque. Un système addictif qui sert un récit passionnant où chaque jour est une lutte sans merci pour la survie.


Digital Devil Saga 1&2

Du dépotoir au Nirvana, ce spin-off de la saga Megaten nous livre encore une fois une quête unique en son genre même si l’ambiance post-apocalyptique se résume à une sensation de léger glauque en lieu et place de la terreur oppressante d’un certain Dragon Quarter. Le scénario n’en reste pas moins puissant, nihiliste et tortueux, suivant des personnages très charismatiques tout au long d’un récit complexe. On regrettera que le titre ait été scindé en deux et surtout que la seconde partie manifeste quelques errements dans le déroulement de sa quête, les alliés allant et venant sans qu’on puisse gérer efficacement leur évolution. Et où sont passés ces démons que l’on peut traditionnellement invoquer et fusionner dans la saga?


Disgaea

Je vous un culte à Disgaea premier du nom. Ce T-RPG possède gameplay parfait mais difficile à prendre en main pour les novices et plus subtil qu’il ne le parait à première vue. Je vous refais le pitch : Laharl, seigneur des démons, s’associe à une apprentie ange tout ce qu’il y a de plus mignonne pour récupérer son trône et mener une guerre entre humains, anges et démons. Du grand, du vrai délire ponctué par des moments d’émotion intense. Une 2D perfectible mais relativement bien faite, je regrette juste que les sprites soient trop peu souvent représentés en arrière-plan lors des dialogues. Dommage aussi que le château dans lequel on est enfermé ne laisse pas autant liberté que l’île de Phantom Brave. Sinon le jeu impose un très bon challenge avec des quêtes annexes et différentes fins géniales.


Disgaea 2

Il reprend les bases du gameplay instauré dans le précédent opus avec des retouches qui le rendent plus attractif. Le fameux Item World présente plus d’intérêt grâce aux salles mystérieuses et au tribunal qui accroît votre félonie. La possibilité d’attaquer en formant une tour d’équipiers : pratique pour booster le niveau des personnages plus faibles. Des géopanels beaucoup plus exploités, avec des géocases qui se déplacent cette fois. Malgré un plaisir de jeu renouvelé, Disgaea 2 ne possède néanmoins pas l’aura de son aîné : une vingtaine d’heures suffisent à achever une histoire qui ne va pas bien loin avec des héros qui manquent de charisme. Une petite déception même si le jeu réserve de nombreuses quêtes annexes aux tarés qui se font un devoir d’aller au niveau 9999.


Dragon Force

De la stratégie en temps réel englobant le jeu de rôle tactique. Vous devez unifier le continent de Legendra en vainquant les différentes nations entrées en guerre dans la tourmente déclenchée par Goldark. Dragon Force est un titre addictif. Une fois les conquêtes entamées, on ne lâche pas son pad mais on avance inexorablement vers les châteaux ennemis en gérant nos troupes comme il se doit, anticipant les assauts, poursuivant les généraux fuyards, etc. Des batailles où soldats et cavaliers se déchirent jusqu’au dernier devant des généraux ayant l’honneur de décider l’issue dans un duel épique. L’intérêt s’essouffle après avoir terminé l’aventure et maîtrisé les ficelles un peu simplistes de la victoire : le « replay value » accru par les huit différents scénarios ne corrige pas une durée de vie plutôt faiblarde.


Dragon Quest VII

Graphiquement désuet, extrêmement difficile, cet opus nous sert des ficelles de jeu, un univers et des thèmes musicaux typiques de la saga. Et je l’ai apprécié, plus encore que ses successeurs. Parce que j’ai beaucoup accroché au principe de la quête consistant à voyager dans le passé pour reconstruire les continents. Parce que j’ai aimé suivre les différentes historiettes qui s’avèrent souvent marquantes et dont on observe avec intérêt les relations nouées entre passé et futur en tant que témoin exceptionnel de deux époques. On regrettera l’absence d’un véritable fil narratif et de personnages charismatiques, comme à l’accoutumée dans la saga. Ajoutez à cela un gameplay traditionnel mais très dynamique et stratégique ainsi qu’une durée de vie indécente et vous obtenez un grand classique.


Dragon Quest VIII

La vieille saga nous plonge à nouveau dans un monde immense et onirique à explorer mais cette fois l’environnement en 3D est incroyablement immersif. Malheureusement le scénario est maigre, ne propose rien de marquant et l’absence de personnalité du héros se fait autrement plus ressentir. Les combats sont ardus, statiques, monotones et usants à la longue tellement la difficulté s’accroit au fil du jeu. On est habitué mais les néophytes seront surpris par la vue subjective qui propose un simple gros plan sur l’équipe et les monstres. Mais ces éléments fondent l’identité de la série et n’enlèvent rien au charme du jeu. On se laisse facilement entraîner dans une quête interminable aux aventures variées.


Dragon Quest IX

Entre quelques remakes, un nouveau Drake sur DS dont il ressort un arrière-goût étrange. Le jeu semble plus agréable à jouer que ses prédécesseurs avec sa difficulté édulcorée et ses combats évitables. Mais le récit déçoit terriblement car si certains épisodes restent touchants, la quête ne présente que peu d’intérêt et on doit de traîner des personnages dépourvus de toute identité d’un bout à l’autre de l’aventure comme le titre se veut un genre de MMORPG. Mutisme du héros oblige, on nous impose la présence d’une fée franchement agaçante pour lui servir de porte-parole! Difficile de se sentir réellement concerné par un scénario très manichéen construit de manière trop épisodique. Dommage, car l’esprit de la saga est toujours là mais Nintendo semble à tout prix vouloir des jeux « familiaux ».


Eien no Filena

Malgré une 2D indigne de l’époque de sa sortie, une bande son qui recycle toujours le même morceau dans les villages ou encore une fréquence de combats assommante, Eien no Filena dégage un charme fou devant lequel aucun amateur d’oldies ne restera insensible. Adaptée d’un roman de Takeshi Shudō, l’histoire nous raconte la destinée de Filena, une jeune fille obligée de se travestir et de porter l’équipement de gladiateur depuis l’âge de six ans. Pourquoi son grand-père Zenna lui impose-t-il un tel fardeau? Avant son premier combat dix années plus tard, elle fait la connaissance de Lila, une servante chargée de passer la nuit avec elle (ou plutôt lui). Un récit court et condensé mais qui va bon rythme, sombre et mature, joliment mis en scène avec son lot d’émotions et de révélations.


sonataEternal Sonata

Une jolie petite aventure dans un univers merveilleux. Voilà qui résume bien Eternal Sonata. Le titre possède néanmoins deux gros défauts. Le premier, c’est un scénario qui balance entre enfantillages et élucubrations philosophiques sur le rêve et la réalité avec de pompeuses leçons d’histoires sur Chopin disséminées ça et là. Le second, c’est une version Xbox 360 bien trop facile. Et pour cause : il m’a suffit de vendre deux photos au début du jeu pour piller tous les magasins! Le challenge n’incite pas vraiment à exploiter la richesse d’un gameplay qui évolue au compte-gouttes. Reste un joyeux conte de fée qui transpire la poésie et l’onirisme avec de belles mélodies et des tableaux de première fraîcheur.


Final Fantasy

J’ai goûté aux portages des deux premiers opus sur PS1 dans l’édition intitulée « Final Fantasy Origins » pour assouvir ma fierté de fanatique de la série. Le premier pose les bases mais reste basique avec son scénario où quatre héros anonymes « de lumière » sont appelés par le roi pour aller sauver une princesse dans le manoir obscur du méchant Garland. Ce n’est que par principe que j’ai été au bout d’un jeu qui est d’une difficulté exaspérante mais introduit le joueur dans un univers varié, de jolis villages refaits et peuplés de nains et elfes. Difficile de juger de la qualité de la réalisation quand on sait que le jeu a été entièrement refondu. Un sentiment de bâclé tellement la qualité de la 2D laisse encore à désirer.


Final Fantasy II

Le second opus se montre déjà plus satisfaisant car il raconte une histoire originale autour de nombreux personnages au caractère forgé, ce qui n’était pas le cas du précédent où tous les protagonistes n’étaient que des pions. L’aventure est donc bien plus intéressante car on suit un récit véritable qui ne se résume pas à rassembler des cristaux éparpillés aux quatre coins du monde. A nouveau les décors ont été chichement refaits mais avec de jolis backgrounds durant les combats pour remplacer les vilains fonds noirs de la NES. La série fait un pas en avant essentiel car le scénario est là, s’émancipant de la sempiternelle quête à la Zelda. La difficulté aussi malheureusement, avec un système d’évolution aberrant.


Final Fantasy III

Remake de l’épisode 3 sorti sur NES (1990) pour la Nintendo DS. On devine sans mal ce que devait valoir l’original en y jouant : un RPG basique, sans scénario et réservé aux hardcore gamers, dans la veine du premier en somme. Presque un pas en arrière après le joli récit du second opus. Mais le jeu est bien plus agréable avec son environnement totalement refait en 3D, ses mélodies rafraichies par Uematsu et une difficulté moins corsée. FF3 est peut-être l’épisode le plus classique de la saga : des combats au tour par tour avec un système de job (un peu mal foutu), l’apparition des fameuses invocations, des villages typiquement exotiques, un univers très fantasy dont les limites réservent des surprises.


Final Fantasy IV

Les trois épisodes SNES n’ont pas étés retouchés sur PSX et on peut apprécier la 2D de l’époque sans qu’elle ait trop à en rougir. Le quatrième opus (présent dans « Final Fantasy Anthology » avec le cinquième) innove en nous offrant un scénario sombre et tortueux. Cécil, un chevalier dégoûté par les récentes actions de son roi, recherche la belle Rosa qui a été enlevée par son ami Kain sous l’emprise du maléfique Golbez. J’ai surtout le souvenir d’une excellente bande sonore signée Uematsu et d’un voyage varié dans un monde souterrain, sur la lune aux côtés de protagonistes souvent intéressants. La quête propose un bon challenge et un donjon final jouissif avec de nombreux boss et armes ultimes à la clé.


Final Fantasy V

Le jeu améliore pas mal d’éléments mais ne possède pour moi pas la puissance de son prédécesseur car le récit n’est plus aussi marquant et l’univers a moins de caractère. Final Fantasy V introduit en revanche un système de jobs addictif et très sympathique car les personnages sont vêtus en conséquence. Ce petit monde joliment coloré nous fait voyager sur terre et sur mer, dans des épaves, des ruines et des montagnes sauvages. Le scénario suit le personnage de Galuf dont on s’interroge sur le passé avant son amnésie. Un grand pas en avant au niveau des décors en 2D et du gameplay mais un scénario qui ne vole pas aussi haut que dans le précédent épisode, bien qu’il ait aussi un charme propre.


Final Fantasy VI

La saga est à son apogée sur SNES avec cet opus qui impressionne grâce à la qualité de la 2D, un récit mythique et inoubliable ainsi qu’un gameplay désormais bien plus dynamique. La recette s’appuie sur une belle palette de personnages : beaucoup d’entre eux s’avèrent particulièrement fouillés et tous participent d’une certaine façon à la quête. Le charisme de Locke, la souffrance de Terra, les blitz de Sabin, le mystérieux Shadow, le cynique Kefka et la destinée de Cyan. Quel casting ! Uematsu signe peut-être son travail le plus transcendant sur une bande-son composée de main de maître (Locke’s Theme, Terra’s Theme). Beaucoup d’éléments font de ce jeu un culte. Une quête longue et variée, relancée dans un monde post-apocalyptique quand on pense que tout va s’achever.


Final Fantasy VII

Final Fantasy VII et ses deux successeurs sur PSX sont des jeux que je connais par cœur tellement j’ai cumulé les parties. Je saurai facilement reconstruire leur intrigue, leur univers et à chaque endroit se trouve gravée une mélodie dans ma mémoire. Je dois au numéro VII, mon tout premier, ma passion pour les RPG. Difficile de juger de manière objective un jeu mal traduit et dont la modélisation des personnages est atroce. Difficile surtout d’oublier l’extase ressentie en suivant l’aventure de Cloud depuis les taudis de Midgard à son affrontement final avec Sephiroth (Omnislash!), les premiers pas sur une carte du monde (Main Theme) et les boss ultimes (Arme Émeraude!) Un scénario sombre et alambiqué où le héros doute et se recherche, lutte contre un passé qu’il n’arrive pas à rendre tangible.


Final Fantasy VIII

On incarne Squall, soldat en fin de formation. Après les cours magistraux et les petites guéguerres avec son ennemi de toujours, Seifer,  il s’apprête à faire la douloureuse expérience de la réalité du terrain. Le président de Galbadia envisage de conquérir le monde et les Seeds de Balamb sont appelés à la rescousse. Final Fantasy VIII, c’est un curieux mélange de magie, d’univers contemporain et de futurisme. Mais surtout une romance entre le très complexe Squall et l’impétueuse Linoa. L’histoire se fonde sur des rivalités qui remontent à l’enfance des personnages dans une quête mêlant sorcellerie et politique. G-Force, Triple Triad (incroyablement addictif), vol de magie (en bloquant la manette en mode auto) : beaucoup d’innovations pour une aventure longue et exceptionnelle.


Final Fantasy IX

Le numéro IX opère un retour aux sources avec ses quatre combattants et son univers qui flaire à nouveau bon la fantasy. Un petit récit enchanteur qui traite de thèmes épars tels que l’avidité de pouvoir, le sens du devoir et de l’existence, les liens qui rattachent les êtres, etc. Graphiquement superbe, l’opus est artistiquement le plus abouti depuis le sixième. La carte du monde est immersive comme jamais avec ses effets de brouillards et on constate dans chaque lieu une attention accrue pour les détails. Sans oublier le très joli design des sprites. On suit une sympathique bande de brigands parmi lesquels je me suis particulièrement attaché au mage mécanique et à la farouche princesse fugueuse. Cette perle est le dernier grand classique de la saga, le chant du cygne de la console et d’une époque bénie.


Final Fantasy X

Grâce à son scénario à l’eau de rose et à un univers exotique, Final Fantasy X marquait de très belle façon le passage de la série sur 64 bits mais la quête s’avérait trop linéaire. Un récit parfaitement mené autour d’un long voyage initiatique qui inspire émotion, romance et mysticisme. Quelques défauts viennent néanmoins ternir le tableau : l’absence d’un 60herz en version française, la quête des chimères purgatoires qui demande au joueur de se surpasser alors que les challenges des précédents opus restaient corrects et abordables, le système un peu lent par tours de combat et l’abandon d’une exploration sur carte du monde pouvaient rebuter les fidèles de la série. Mais Spira est un tableau onirique que l’on redécouvre avec nostalgie et l’ambiance sonore (To Zanarkand) transcrit admirablement l’esprit de la quête.


Final Fantasy X-2

Le jeu a essuyé pas mal de critiques car il verse trop dans le fan service. L’intérêt : ressortir un univers qui a marqué et placer le fan en compagnie de trois charmantes demoiselles sensées en mettre plein la vue, surtout quand elles se baignent j’imagine. Les combats sont plus intuitifs que ceux de FFX (en temps réel) et on retrouve le système de jobs de FFV. Mais l’aspect désordonné de la quête, divisée en missions, est un lourd handicap car il est difficile de s’accrocher au scénario qui verse sans arrêt dans le hors-sujet, balancé entre mièvre nostalgie et délires ludiques. Des musiques toujours aussi excellentes et des décors améliorés pour une belle aventure dans une ambiance bon enfant. Cette suite a le mérite de nous plonger à nouveau dans un environnement magique mais on en ressort un peu désenchanté.


Final Fantasy XII

L’opus apporte son lot d’innovations. Il faut désormais se démener comme un diable pour gagner son argent et obtenir des permis pour s’équiper de telle arme. Le système des coffres aléatoires est joliment déroutant tandis que les impulsions sont des « limites » fastidieuses où le joueur est laissé à part. La réalisation est monstrueuse, l’univers est vaste, méticuleusement fignolé et accompagné de musiques qui se fondent bien dans les décors sans être inoubliables. Si le scénario sur fond de conflit politique aurait pu faire l’affaire, le titre a le défaut très gênant de se focaliser sur des personnages auxquels on ne s’attache pas, qui n’évoluent pas au fil du récit et dont ont cherche encore l’intérêt. Reste une chasse aux monstres sympathique et des combats en temps réel à la vigueur rafraichissante.


ff13Final Fantasy XIII

La saga rompt avec ses bases : ici pas de village à explorer, très peu de gens à accoster. Juste des couloirs à déambuler en butant du monstre, avec de magnifiques cinématiques chaque cinq minutes. Pour autant, FF 13 reste une grande aventure, nerveuse et bien rythmée. Si l’aspect linéaire de la quête a de quoi décontenancer, une fois sur Gran Pulse, un univers incroyablement immersif vient nous récompenser, au sein duquel on profite d’une totale liberté. Les combats proposent un challenge parfois corsé, associant dynamisme et stratégie. On regrettera un système de modification des armes à l’état de brouillon ainsi qu’un cristarium trop dirigiste. Le scénario verse pas mal dans la tranche de vie, quelques cinématiques nous apprenant un peu plus sur les membres d’une équipe fort charismatique.


Sans titre 1Final Fantasy XIII-2

Le problème avec les épisodes 2, c’est qu’ils ne possèdent pas l’authenticité de leur aîné. Final Fantasy XIII-2 n’échappe pas à la règle et est à réserver à ceux qui veulent à tout prix prolonger l’aventure sur Pulse et Cocoon. Serah et Noel, un jeune homme venu du futur, doivent résoudre les paradoxes temporels qui ont découlé de l’heureux dénouement contre les Fal’cie. Les concepteurs ont fait le choix de conserver le système de combat en y ajoutant l’évolution de quelques monstres en tant que troisième allié. Le système de voyage à travers le temps à partir du cœur de l’histoire tient plus ou moins la route mais les efforts de narration ne compensent pas un récit peu passionnant et trop capillotracté. Une fois l’aventure bouclée en 20 heures, je n’ai pas eu envie de me pencher sur les quêtes annexes et encore moins les DLC.


Sans titre 1Final Fantasy XIII-Lightning Returns

Je n’attendais rien de la conclusion d’une trilogie qui a sombré dans les délires métaphysiques. J’ai pourtant été surpris en bien car le gameplay a été entièrement repensé. On se bat avec Lightning seule mais un système de jobs consistant à changer de tenue à la volée donne l’illusion de contrôler trois personnages, trois styles de combattants. Cela rend les combats dynamiques avec un côté stratégique que l’on ne soupçonne pas au début. La grande originalité du titre devait être l’horloge interne, compte à rebours avant la fin du monde limitant le temps d’exploration. Et du temps, on en a besoin comme ce sont les quêtes annexes qui font évoluer notre héroïne et non plus les combats. Le principe aurait pu être trépidant mais s’avère tout juste gênant comme on peut le contourner par le pouvoir chronostase.


Final Fantasy Tactics

Cette rencontre entre la fameuse saga et le Tactical-RPG a été pour moi l’occasion d’une grosse débauche d’énergie. Alors que son scénario offre de grands moments d’émotion et figure parmi les plus travaillés, sa difficulté très mal dosée gâche le plaisir du jeu. On combat le plus souvent en infériorité numérique comme notre équipe est limitée à cinq combattants et plus on avance, plus on se rend compte que les ennemis ont des positions stratégiques et prennent l’initiative peu importe votre niveau. J’ai failli baisser les bras à la fin du chapitre 3 car il était impossible de m’entraîner avant un enchainement mortel Wiegraf-Velius alors que tout était simple jusque là. C’est dommage car le jeu a d’énormes qualités, notamment le fait que les champs de batailles soient vraiment le lieu où se déroule l’histoire.


Final Fantasy : The 4 Heroes of Light

On tient ici l’exemple parfait d’un RPG classique sous toutes ses coutures qui s’avère une réussite, une belle et agréable aventure. Petit bijou graphique, le jeu propose des donjons pas vraiment labyrinthiques où il s’agit de maîtriser l’art du détour pour choper les coffres. Le gameplay se veut stratégique : il faut maîtriser l’utilisation des défenses élémentaires, des compétences et des points d’aptitude en faisant notamment évoluer nos couronnes à loisir grâce aux cristaux. Son scénario est tellement cliché qu’on peut s’interroger sur l’intérêt du titre mais il tire son originalité du fait que nos quatre héros passent une bonne partie du jeu à se séparer et se rassembler pour différentes raisons. Les éléments de la quête sont bien imbriqués et on fait de belles rencontres à travers ce petit univers.


fftype0Final Fantasy Type-0

FF type-0 nous plonge dans le conflit qui oppose quatre nations d’Orience, sacrifiant des milliers de cadets. Une classe spéciale de l’académie de Suzaku, douze jeunes gens affublés des noms du jeu de 52 cartes et d’armes diverses sont envoyés au front pour mener une guerre sans merci. La quête alterne missions à l’ambiance souvent dantesque et relâches pour visiter l’académie et le monde alentour. FF type-0 est assurément le plus ambitieux RPG sur console portable tellement l’univers qu’il dévoile au fil des conquêtes s’avère vaste et somptueux. On regrettera qu’une seule partie ne suffise pas à tout voir. Dommage aussi que la difficulté soit mal dosée : le dynamisme des combats ne compense pas un grind assez pénible.


Golden Sun

Golden Sun est un excellent classique sur GBA. Il profite en particulier de donjons intelligents parsemés d’énigmes à résoudre à l’aide d’une belle palette d’outils et d’un système d’invocations parfaitement pensé avec l’association de djinns qui fournissent des sorts aux personnages auxquels ils sont rattachés. Le jeu n’est malheureusement pas exempt de défauts. On notera les trop grosses bulles de dialogues collées au dessus des sprites, l’annulation des attaques contre les ennemis vaincus durant le tour et surtout un héros muet qui se contentera de répondre oui à toutes les questions anodines qui lui sont posées. Finalement, un scénario un peu bateau mais qui ficelle un prologue intense avant l’épisode suivant.


Golden Sun 2

Impossible de ne pas s’interroger : pourquoi le jeu a-t-il été découpé en deux ? Et surtout : comment apprécier uniquement cette seconde partie ? Dans la lignée du chapitre précédent, L’Age Perdu est un excellent RPG qui laisse au joueur une plus grande liberté d’exploration. Bien moins linéaire, beaucoup plus long, il tend néanmoins à nous faire un peu trop souvent tourner en rond sans trop qu’on sache quel but atteindre et le scénario est dès lors laissé de côté. A noter des donjons toujours plus complexes et un nombre incroyable de quêtes optionnelles pour acquérir les nouvelles invocations. A nouveau, un gameplay toujours aussi fignolé qui nous offre cette fois des affrontements épiques malgré une certaine pénurie de boss.


grandia-psx-pal-fr-cd11Grandia

Grandia possède une ambiance excellente avec cet esprit bon enfant qui ne se prend pas du tout au sérieux et cette ode à l’aventure omniprésente. La quête nous fait visiter de nombreux villages à travers un univers coloré. Dommage que l’on ne puisse pas revisiter les lieux dans la saga. Un titre qui accuse son âge mais si beaucoup de pixels s’entassent à l’écran, les personnages forment de jolis sprites 2D. Le tout possède beaucoup de charme. Le système de combats est dynamique et novateur mais les combats sont fastidieux à la longue car ils n’apportent que peu d’expérience. Le gameplay offre pas mal de possibilités mais le jeu est trop court pour pouvoir les exploiter à fond. Malgré tous ces « mais », une quête longue et sympathique, avec des personnages charismatiques. En deux mots : Justin et l’aventure.


Grandia 2

Le second opus continue sur la lancée avec une bande sonore envoûtante, des chansons inoubliables (A Deus, Canção do Povo) et des combats encore plus passionnants. Grâce à un système aux petits oignons, on s’éclate à vaincre les nombreux boss et à abuser de certains sorts. L’ambiance bon enfant qui faisait le charme de Grandia laisse sa place ici à un récit sombre et mélodramatique, construit linéairement sur la quête des pièces de Valmar. Une quête agrémentée de fantastiques histoires dont celle de la petite Aria, particulièrement touchante. Un scénario marquant, un gameplay plaisant mais un titre techniquement limité pour la console. Et Millenia est belle, craquante, énigmatique, démoniaque : la femme fatale qui justifie à elle seule que l’on s’attache à l’intrigue.


Sans titre 1Hexyz Force

Lancez le scénario de Levant pour assister à un conflit interracial, celui de Cecilia pour suivre une jeune cleric un peu nunuche. Un jeu, deux destinées croisées et c’est bien tout ce qui fait l’originalité d’Hexyz Force. Or il n’est pas sûr qu’on replonge dans le monde de Berge pour un second tour car une certaine redondance vous envahit très vite. Les donjons se répètent sans vraiment proposer de challenge. Les combats sont tellement faciles que vous n’avez pas à explorer les ficelles d’un gameplay non dépourvu d’idées (système de fusion au lieu des sempiternels magasins). Heureusement, il y a ce mode d’avance rapide qui permet d’écourter les joutes et de garder d’Hexyz Force le souvenir d’une quête plutôt sympathique bien qu’à moitié achevée.


266966-1to5d3Infinite Undiscovery

Une exclusivité Xbox360 sympathique mais pas si infinie que ça comme vingt heures suffisent à rompre les chaînes qui rattachent la planète à la lune, permettant à des hordes de démons d’infester les territoires. On incarne Capell, antihéros qui préférerait au début rester en prison plutôt que de participer à des combats en temps réel plutôt bien gérés. Pour la forme, on critiquera un chara-design peu inspiré et des graphismes qui datent un peu mais on louera le travail de Sakuraba sur la bande son. Avec son scénario trépidant et son gameplay dynamique, Infinite Undiscovery n’a pas à rougir face à son cousin Star Ocean même si on regrettera que la création d’objets soit inutile et que la bonne idée de contrôler un allié soit si peu exploitée dans les donjons.


Jade Cocoon 2

Un Pokémon-like qui possède un gameplay novateur mais furieusement rébarbatif. L’intérêt du jeu est de cumuler Donjon et Tactical RPG en proposant un système de roue élémentaire sur laquelle on place des monstres qui agissent automatiquement. Le joueur n’a plus qu’à les élever, fusionner les monstres et tourner la roue selon la situation des batailles. Un scénario qui ne vole pas bien haut, des donjons répétitifs et un système de combat peu actif. On rencontre de nombreux personnages qui donnent l’illusion de différents scénarios suivis dans chaque donjon élémentaire. Jade Cocoon peut plaire par le challenge qu’il propose mais s’avère au final peu immersif tellement l’ambiance est morose.


La Pucelle

Sorti avant Disgaea et Phantom Brave au Japon, La Pucelle est un titre en tous points inférieur mais possède quand-même un scénario et des personnages marquants (Croix et Prier) pour des moments intenses vers la fin. Un récit accompagné d’excellentes musiques, notamment la chanson d’introduction (Legend of the Holy Maiden of Light) qui ouvre en apothéose. Malheureusement, le gameplay est très lourd à supporter car la difficulté est là et chaque action des personnages donne lieu à une cut-scene minable qui vient ralentir considérablement les affrontements. Dommage aussi que l’on soit obligé de se battre aux côtés des ours, squelettes et chauve souris car le jeu est souvent très drôle, dégage un charisme et une ambiance unique.


Legend of Mana

Une plongée dans un univers de toute splendeur qui nous sert des décors sublimes que seul Saga Frontier 2 saurait concurrencer sur console et nous concocte en prime des mélodies exotiques et enchanteresses. En plus d’une réalisation irréprochable, un concept novateur mais qui n’est pas exempt de défauts. On regrettera avant tout d’avoir affaire à du A-RPG au système de combat pour le moins basique et au challenge inexistant. Beaucoup seront rebutés par l’absence d’un vrai fil narratif comme il s’agit seulement de quelques historiettes que le joueur suit librement. On ne sait souvent pas trop où donner la tête et il est difficile de venir à bout des 68 chapitres sans une solution pour les débloquer. On pourrait d’ailleurs compléter le jeu en se contentant d’une vingtaine avec cet étrange concept.


Live A Live

Sept vies, sept histoires, sept aventures à différentes époques. Jamais je n’oublierai la façon dont le temps des cavernes a été mis en scène, les enseignements du maitre du Xin Shan Quan, l’infiltration dans le château d’Ode, le petit western qui se déroule sous les sifflements du vent, les sueurs versées sur le ring pour devenir l’homme le plus puissant au monde, les combats épiques à bord d’un robot géant, la tension oppressante au sein du vaisseau spatial. Et cette déconstruction du RPG classique quand le chevalier voit sa destinée chamboulée! Malgré un gameplay rigide et frustrant ainsi que des décors extrêmement pauvres, Live A Live est un titre d’une richesse et d’une originalité uniques où l’émotion est partout. Merci Squaresoft.


Sans titre 1Lost Odyssey

Cette odyssée ne se limite pas à sa quête longue et palpitante, servie avec un gameplay ultra-complet. Ce qui marque avant tout, c’est la destinée de Kaïm, héros millénaire, immortel mais amnésique. Des souvenirs lui reviennent au fil de l’aventure, inspirés par quelques micro-événements qui agissent comme une madeleine. C’est à l’écrivain Kiyoshi Shigematsu que nous devons ces récits teintés de fatalisme et dont la chute ne laisse jamais indifférent. Ils donnent à l’univers de Lost Odyssey une profondeur inouïe, au même titre qu’une bande son composée de main de maître par Nobuo Uematsu et un chara-design bien pétri par Takeshi Inoue. Un titre qui justifie à lui seul l’achat d’une Xbox 360 par un amateur de RPG.


Lufia II : Rise of the Sinistrals

Un des meilleurs RPG sur SNES. En premier lieu grâce aux énigmes à gogo qui nous sont servies dans les donjons. A la manière d’un Wild Arms, on doit se servir d’outils pour avancer mais surtout de notre intuition et de notre cervelle car certains casse-têtes s’avèrent coriaces. A noter que les ennemis sont visibles et qu’à chaque pas du héros correspond un mouvement des monstres des environs. Cela permet de souffler un peu et d’éviter d’assommants combats aléatoires. Je n’ai en revanche pas saisi l’intérêt des « capsule monsters » tellement leur évolution était laborieuse. Lufia II se distingue aussi par un très joli scénario avec quelques twists sympathiques qui font de notre aventure une tranche de RPG mémorable.


Lunar : Silver Star Story

Lunar est une grande saga et doit son aura à cet opus mythique sorti à l’origine sur Megadrive et joliment refondu sur PSX. Graphismes refaits, cinématiques ajoutées, difficulté (un peu trop) ajustée. Le gameplay innove pas mal des RPG classiques avec batailles rangées mais on tend à entrer les commandes les yeux fermés au bout d’un moment. A noter que le traitement des équipements dans le menu est pénible. Les aspects techniques mis à part, Lunar possède un scénario immersif avec juste ce qu’il faut d’intrigue, de scènes épiques, un bon paquet d’humour et des personnages attachants. Le jeu ne profite néanmoins pas de la profondeur de son successeur et on regrette que l’aventure soit si courte car l’univers est magnifique.


Lunar 2 : Eternal Blue

Une très belle suite pour la saga. Malgré une 2D qui laisse vraiment à désirer avec des sprites un peu coincés dans leur case et des donjons aux décors répétitifs et simplistes. Malgré des combats trop nombreux et difficilement évitables comme le héros doit trop souvent reprendre son souffle entre deux courses. Cette difficulté est compensée par un gameplay rapide et parfois stratégique. L’aventure se déroule dans un univers immersif et le scénario lance beaucoup de clins d’œil au précédent titre. On s’attache vraiment aux personnages grâce aux nombreuses cinématiques qui agrémentent le jeu, au fan service autour de Lucia ainsi qu’aux délires de certains équipiers. La durée de vie est phénoménale et la fin réserve une surprise.


MKRMagic Knight Rayearth

Si l’on voit souvent un RPG adapté en anime, l’inverse est plutôt rare. Voici donc une adaptation sur Saturn d’un shoujo de CLAMP visiblement taillé sur mesure pour le genre : trois jeunes filles sont téléportées dans un univers où elles sont chargées de libérer la princesse des mains du vilain méchant. Au menu : des villages et donjons tout en couleurs, du A-RPG avec trois combattantes que l’on peut switcher à loisir. Tout cela serait très sympathique s’il y avait un zeste de challenge et d’évolution dans le gameplay. Je n’ai pas eu à dépenser un seul cristal, à échanger un seul rubis ou encore à utiliser une seule potion tout au long de l’aventure! Dommage car l’ambiance est bon enfant avec des dialogues souvent loufoques et parfois émouvants. Un titre pas indispensable mais qui offre quelques bons moments.


Mana Khemia

L’aventure de Vayne et sa bande de gais lurons marque de belle manière ma première rencontre avec la saga Atelier. Le scénario s’apparente à du school-life classique aux relents d’Harry Potter mais l’ambiance est bonne, souvent délirante notamment grâce aux frasques de Flay, héros de la justice. On se prend vraiment au jeu des cours, jobs et festivités qui agrémentent nos trois années académiques et l’alchimie devient vite une véritable drogue car elle seule permet de faire évoluer les personnages. Pas de banal système à niveau : il faut rassembler des objets et les synthétiser pour améliorer ses attributs et exprimer ensuite toute sa puissance dans des combats dynamiques et jouissifs. Dommage que l’enchaînement cours-congé-événement soit si répétitif et que l’on revisite les mêmes donjons autour de l’école.


mk2Mana Khemia 2

Quel arrière-goût bizarre me laisse ce second Mana Khemia une fois terminée la quête d’Ulrika. Après avoir passé une trentaine d’heures intenses à faire de l’alchimie et à buter des monstres, je ne retiens du jeu qu’un divertissement fun qui m’a tenu en haleine malgré ses redondances et son manque d’intérêt global. En effet, le récit est trop laissé en retrait, laissant la part belle aux délires des personnages qui agrémentent une année haute en couleurs dans l’académie Al-Revis. L’idée des deux scénarios croisés est guère encourageante tellement ils se répètent. On se contentera donc d’une mécanique de jeu déjà parfaitement rodée et d’un univers toujours sympathique alors que ces éléments auraient pu servir un récit plus ambitieux.


Sans titre 1Nayuta no Kiseki

Un petit bijou visuel sur PSP. On explore quatre îles aux décors resplendissants qui varient au fil des saisons en compagnie d’un jeune étudiant en vacances et d’une poupée volante. Falcom nous sert un action-RPG à la Ys, bien bourrin, avec quelques idées sympas comme celle d’emporter dans les donjons les paniers repas de la grande sœur qui permettent aussi de gagner pas mal d’expérience. Le scénario peine à enthousiasmer mais on s’attache aux personnages et à l’ambiance enchanteresse de l’île natale de Nayuta. Dommage que cette vingtaine d’heures d’aventures soit si répétitive : chaque quête nous demande de répéter quatre fois la même action (avec quatre gardiens, quatre éléments, quatre saisons, quatre îles…)


nierNier ☆

Nier marque par son ambiance post-apocalyptique et ses personnages atypiques. On incarne un vieux qui vit dans un petit village avec sa fille malade. Il cherche à la guérir et à survivre dans un monde sous la menace d’obscures créatures. Il est accompagné par Weiss, un grimoire cynique, et Kainé, une demoiselle aussi légèrement vêtue que délicieusement grossière. Une trentaine d’heures immersives passées à faire les courses des habitants d’un petit monde où l’on finit par se sentir chez soi, à abattre de gigantesques ombres à coup de sorts bien balaises, à supporter les disputes houleuses de nos compères, à écouter de sublimes mélodies et à lire les émouvantes lettres d’une petite fille malade à son père.


Odin Sphere

Véritable bijou visuel et narratif, cet Action-RPG signé Vanillaware revisite les mythes scandinaves dans un récit poétique ficelé autour de cinq scénarios. Déroutant au premier abord, gameplay s’avère très vite génial et novateur avec ses magnifiques champs de bataille en scrolling sphérique. J’en garde cependant un souvenir douloureux tellement la difficulté est agaçante par moment. Certes, le système permet de recommencer à volonté les niveaux mais c’est parfois sadique tellement on est conscient de ne pas avoir les moyens et s’obstine à reprendre les armes. L’action est aussi répétitive dans la mesure où les donjons reviennent à chaque scénario avec les mêmes ennemis et boss à combattre.


Panzer Dragoon Saga

Dans un monde post-apocalyptique qui grouille de créatures mutantes, Edge, un jeune chasseur, va vivre des événements liés aux origines de la race humaine en compagnie d’une étrange créature. Son ambiance pleine de mysticisme, son scénario sérieux et envoûtant, son système d’exploration à dos de dragon et ses combats assez tactiques font de PDS un jeu parfaitement maîtrisé. Ce RPG risque néanmoins de déplaire aux puristes du genre car on ne trouve que très peu de villages à explorer. Il n’exige pas non plus de savoir customiser son inventaire et ses armes. Mais en élucidant les mystères autour de l’anéantissement et en rencontrant Azel, personnage atypique, énigmatique et attachant, vous vous rendrez à l’évidence : Panzer Dragoon Saga n’est pas un simple jeu, c’est un véritable un chef d’œuvre.


Persona 3

Un concept original mais qui s’avère rébarbatif et risque de plonger le joueur non averti dans un ennui mortel. La vie d’un étudiant n’est pas des plus passionnante et Persona 3 confirme cette impression. Le quotidien du héros est réglé comme une horloge et chaque jour se ressemble plus ou moins avec ses cours, ses rencontres et ses escapades nocturnes. On se sent quelque peu enfermé dans un espace inquiétant, suffocant et limité dans nos possibilités d’action. Persona 3, c’est un seul donjon : le Tartarus, une tour de 200 étages environ. Cela n’enlève rien au plaisir du jeu, au contraire, ces éléments font de Persona 3 une expérience innovante et sans pareil. Un scénario sombre, des personnages torturés, un système de fusions jouissif avec des combats dynamiques, stratégiques et impitoyables.


Persona 4

J’ai préféré ce titre à son prédécesseur car il nous sert une enquête très bien menée durant laquelle on a cette fois le temps de s’attacher à nos équipiers. Si le jeu est un peu plus court, il est néanmoins bien plus fun grâce à une bonne humeur omniprésente et on peut d’emblée booster ses social-links avec ses partenaires de combat. Sinon le gameplay n’enregistre pas de changements notables si ce n’est que les donjons sont bien plus grands et que l’on passe beaucoup de temps à défiler dans les couloirs. Un jeu diablement immersif mais qui dose assez mal vie quotidienne et donjons. Il est aussi regrettable qu’il soit obligatoire de recourir à une solution lors de certaines phases de dialogue pour avoir droit à la véritable fin. Saurez-vous démasquer le coupable derrière la sombre affaire de la chaîne de minuit?


Phantasy Star 4

Ce RPG a la réputation d’être le meilleur sur Megadrive et en a dans la bouteille avec notamment trois planètes à visiter, dix compagnons à contrôler, un univers riche en villages et parsemé de donjons. Il accuse pourtant le poids des années graphiquement et les zics font parfois mal aux oreilles. Il ne profite pas non plus d’une grosse durée de vie car si la difficulté est au rendez-vous, les combats sont bien trop fréquents, les donjons manquent d’énigmes et le tout s’avère un poil trop linéaire. Mention spéciale pour les petites scènes clés travaillées sous forme de BD spéciale en mouvement (voir ci-dessus) et remplaçant presque avantageusement les cinématiques dans ce petit oldie. Un jeu s’avère prenant si on passe outre une difficulté propre à son époque et si on n’est pas trop exigeant niveau réalisation.


Phantom Brave

Un T-RPG au scénario fort et attendrissant dans une ambiance à la fois enfantine et tragique. Le système de combat sans case est innovant, permet de se déplacer librement et d’expulser les ennemis hors du ring mais limite le nombre de combattants et demande pas mal de réflexion. Les décors sont sublimes et profitent d’une superbe bande sonore (Angel Breath). Le jeu est cependant légèrement moins passionnant que l’inégalé Disgaea dont l’humour a séduit un large public. L’histoire de Marona et Ash reste un souvenir inoubliable de tendresse et de bonheur. Une histoire extrêmement bien conçue, émouvante et enchanteresse, un gameplay fignolé et intuitif, une 2D parfaite, que demande donc le peuple? Peut-être quelques quêtes annexes pour prolonger le plaisir…


Radiant Historia

Meilleur RPG sorti sur Nintendo DS, Radiant Historia doit sa réussite à un récit admirablement écrit, parfaitement mis en place et novateur. Portraits statiques durant les dialogues et absence de doublage ou de cinématique : le titre n’avait pas besoin de se maquiller pour attirer le chaland avec son OST magistrale. L’aventure rappelle les grands classiques du RPG avec un puzzle temporel qu’il appartient au héros seul de reconstituer. En tout, 236 éléments de scénario dont une ribambelle de mauvaises fins assommantes à chaque funeste décision. De quoi passer une quarantaine d’heures à sauter d’un nœud à l’autre de l’histoire. Une expérience de jeu vraiment unique, pas seulement à travers un univers en définitive très limité mais surtout une chronique à la richesse insoupçonnable.


Radiata Stories

A la croisée d’un Star Ocean pour son système de combat bourrin en temps réel et d’un Suikoden pour ses quêtes permettant de recruter des alliés, Tri-Ace nous offre une aventure drôle et sympathique. Le joueur est plongé dans une ville énorme et vivante : les gens vont et viennent, tiennent leur magasin, font une pause-pipi et rentrent se coucher au rythme de l’horloge interne. Jack s’amuse quand à lui à donner des coups de pieds aux grands-mères avant de morfler sous leurs coups de canne! On passe son temps à se promener et à visiter tout ce petit monde, oubliant presque l’intrigue qui progresse parfois inopportunément. Celle-ci n’est pourtant pas en reste car on doit faire un choix qui change la tournure des événements et la destinée des héros. On regrettera juste la rareté des points de sauvegarde et quelques lieux trop labyrinthiques.


rivieraRiviera

Vous incarnez un Grim angel chargé par les dieux d’Asgard d’exterminer les esprits de Riviera mais votre mission prend une tournure inattendue… Riviera est un petit bijoux difficile à apprivoiser avec son système d’évolution par l’objet et ses combats où l’on semble ne rien pouvoir gérer. Pourtant, le jeu dévoile une incroyable richesse à celui qui prend le temps d’en saisir les arcanes. Les donjons sont répétitifs à souhait et la navigation d’un écran à l’autre peut rebuter mais les multiples pièges à déjouer agrémentent l’aventure. L’ambiance est bonne dans le petit harem qui se crée autour du héros avec de nombreuses interactions à la clé, souvent cocasses. Riviera est un titre original et enchanteur, dont l’univers dégage beaucoup de charme et le gameplay s’avère plus passionnant qu’au premier abord.


me0000832175_2Rogue Galaxy

Cette aventure de pirates de l’espace présente un scénario basique et des personnages un peu fades mais c’est quand-même du très bon Action-RPG, dynamique et intelligent. Rogue Galaxy, c’est aussi un univers grandiose, coloré et dépaysant dont l’aspect répétitif des donjons qui enchaînent des chemins rocailleux et calqués les uns sur les autres peut néanmoins rebuter. Le jeu profite surtout d’une très bonne durée de vie, de quêtes annexes sympathiques dont la magnifique planète Alistia ajoutée en version director’s cut. Les chasses au monstre sont jouissives et viennent relever une difficulté globalement peu poussée. Rogue Galaxy est un RPG à faire car il encourage l’exploration, développe un gameplay fun et a été grandement retravaillé dans cette édition sortie en Europe.


Rudra no Hihou

Un RPG sur SNES vole rarement haut au niveau du scénario et Rudra no Hihou me conforte dans cette idée. Trois scénarios, trois destinées se recoupent durant pas moins de 50 heures d’aventure. Cela se résume malheureusement à sauver le monde en butant du méchant. Le système de jeu est classique mais c’est du tour par tour avec quelques innovations notables. Je pense en particulier au système de création des magies qui permet d’utiliser des sorts puissants dès le départ en rassemblant les syllabes adéquates. Un RPG classique qui plaira au puriste car l’univers est riche et joliment dessiné même si l’on doit souvent refaire les mêmes donjons au cours de l’aventure. Attention aussi à une difficulté certaine.


Saga Frontier 2

La 2D à son apogée avec des décors pastels sublimes et des sprites qui s’y fondent très bien. Les combats se veulent tactiques avec un système de jobs, des combos et autres astuces qui demandent quelques heures de prise en main. On a droit à des batailles rangées et stratégiques dans le style de Suikoden et dont la difficulté varie aléatoirement, allant des batailles sans intérêt au fameux South-Moudtop qui a laissé bien des joueurs sur le carreau. Mais le titre tient son aura d’un scénario où le joueur doit cumuler les historiettes sur une carte pour avancer dans une quête alternant deux récits parallèles sur environ 100 ans. C’est émouvant de suivre le héros de son émancipation familiale à sa longue barbe blanche à travers une fresque épique, accompagnée de morceaux classiques et souvent inoubliables.


Secret of Mana

Un mythe paraît-il. Et pourtant j’ai moyennement apprécié ce jeu dont le scénario n’a rien de transcendant. Visuellement, c’est totalement dépassé avec des couleurs basiques, très peu d’effets et parfois des brumes rosâtres du plus mauvais goût. Les combats sont un calvaire car on est sans cesse dérangé par une jauge d’action qui met au départ un temps fou à se remplir et les ennemis sont trop souvent intouchables. Il est aussi très chiant de ne pouvoir avancer avec le leader quand un allié se trouve bloqué par un champignon. Malgré l’utilisation inédite de trois personnages, le gameplay reste encore au stade de brouillon. Seiken Densetsu 2 n’était pas un incontournable mais son successeur est intemporel.


Seiken Densetsu 3

Avant de se lancer dans l’aventure, le joueur peut choisir ses protagonistes afin d’explorer différents scénarios. Un choix qui n’a pas beaucoup d’incidences sur la quête. Le gameplay s’avère plus fun que dans son prédécesseur. Exit la jauge d’attente entre chaque coup : on peut bourriner à loisir. Niveau réalisation, la SNES est à son apogée. Quand on voit la beauté des décors de ce Seiken Densetsu, on se demande tout simplement pourquoi on est passé à la 3D aujourd’hui. Sans compter les musiques qui donnent à l’aventure une ambiance pétillante et exotique. Squaresoft nous offre un divertissement immersif et varié dans un magnifique univers que j’ai pris un plaisir énorme à parcourir. Une vingtaine d’heures intenses et magiques.


Shadow Hearts

Jouer au premier opus après son successeur est un peu déconcertant car on doit se soumettre à un gameplay encore quelque peu brouillon, à un chara-design relativement repoussant (Yuri est méconnaissable dans certaines cinématiques) et surtout une quête infiniment moins longue : une vingtaine d’heures suffisent pour boucler le tout. Est-ce à dire que Shadow Hearts ne vaut pas le détour? J’espérais simplement profiter des quelques ressors de l’intrigue pour mieux comprendre le scénario du second opus et de ce côté je n’ai pas été déçu. J’ai néanmoins été surpris de voir que le jeu permettait de débloquer deux fins différentes dont une qui ne correspond plus du tout à la situation de Yuri dans Covenant. Malgré tout, Shadow Hearts reste un bon RPG fun à jouer et profite déjà d’une ambiance unique.


Shadow Hearts : Covenant

Rares sont les RPG qui situent l’action à l’époque contemporaine, livrant un scénario adulte sans négliger le côté comique du divertissement. Des scènes hilarantes (je pense à celle ou Yuri et Gépéto sont en extase devant la voluptueuse Karin) et des événements intenses sont au rendez-vous de cette quête épique. Le système de la roue du destin est très bien imaginé : combos et transformations sont les clés d’un gameplay abouti et original. L’histoire, riche en complexité et en mystères nous fait voyager à travers une Europe trouble vers la fin de la première guerre et on visite la France, le Vatican, l’Angleterre, le Japon dans de multiples donjons concis mais jamais monotones. Cet excellent divertissement souffre peut-être de ses liens trop étroits avec le premier opus qui empêchent d’apprécier pleinement le récit.


Skies Of Arcadia

Cette grande et belle aventure aux côtés de Vyse, Aika et Fina laisse un souvenir fort une fois la quête achevée. Parcourir les cieux d’Arcadia sur un navire pirate est plaisant même si on regrettera un peu la trop lourde fréquence de combats (sur Dreamcast du moins). Ces derniers manquent un peu de dynamisme comme la caméra prend un peu trop son temps pour zoomer les combattants alors que le système en lui-même est très bien pensé. Les batailles navales s’avèrent également réussies mais la difficulté est un peu faible en raison de la puissance des magies curatives. Un univers immense et immersif à explorer en détails à bord d’un vaisseau auquel il manquerait juste quelques propulseurs. Le scénario, assez banal, s’inscrit comme une ode à l’aventure et à la découverte.


Shin Megami Tensei 3 : Nocturne

Troisième épisode d’une saga atypique, une expérience dont on ne revient pas indemne. Tout respire l’ambiance post-apocalyptique et démoniaque : une bande sonore lugubre à souhait, des décors vides et répétitifs, des monstres muets en tant qu’équipiers. Un scénario complexe et mature où les phases de dialogue sont aussi rares qu’essentielles comme on peut y choisir sa propre voie. Le gameplay propose à nouveau de fusionner les démons et un système de magatama qui demande de bien réfléchir aux tactiques à adopter à chaque combat car on peut utiliser un nombre restreint de compétences. Les batailles au tour par tour sont rendues dynamiques grâce au press-turn. Un jeu unique qui vous étouffe par son ambiance et réserve quelques crises dues à sa difficulté.


Soma Bringer

On ne tient pas vraiment l’héritier des Seiken Densetsu car si Soma Bringer possède les plus jolis décors de la DS, l’aventure a un petit goût de brouillon. Ce petit A-RPG est bourrin : on fonce dans le tas et on appuie sur tous les boutons sans trop savoir où est son personnage. L’évolution du héros au fil de l’aventure reste légère et il est bien dommage que le système d’association d’orbes soit aussi limité. Un gameplay surtout trop facile comme on retourne à la base à chaque défaite et on peut reprendre le combat… où il en est resté! Cela rend la partie aussi plaisante… que linéaire. C’est d’autant plus vrai qu’on se surprend à garder les yeux fixés sur la carte montrant les points importants au lieu d’admirer les environs.


Star Ocean

Star Ocean est un joli petit RPG qui possède une réalisation exceptionnelle pour de la SNES. Les combats sont dynamiques et captivants, même s’ils paraissent fouillis et surtout très proches du second opus. L’aspect totalement confus de la quête peut gêner le puriste. En effet, le joueur est souvent amené à parcourir de longs chemins à pied pour des tâches insignifiantes, des va-et-vient qui se révèlent assez chiants au bout d’un moment et qui rompent constamment le fil de la quête. Il faut aussi signaler un scénario basique et tiré par les cheveux qui ne s’avère guère passionnant. Ce premier Star Ocean avait néanmoins le mérite d’introduire un système et un univers dont les suivants s’inspireront étroitement.


Star Ocean 2

The Second Story est un classique qui plait au puriste. Il présente une carte du monde immersive et un gameplay dynamique dans la lignée de son aîné. On rencontre de nombreux personnages que l’on peut choisir d’attacher à son équipe à travers une petite quête : une ambiance très fun pour des donjons sympas mais néanmoins succincts et rarissimes. Le jeu pâtit en effet d’une durée de vie trop courte, d’un scénario faible et de villages auxquels on n’attache pas assez d’importance. Signalons aussi que l’IA des combats s’amuse à soigner les personnages auxquels il manque 1hp plutôt que votre brave Claude qui s’apprête à morfler. Le système d’objet est encore à l’état d’ébauche et sera mieux exploité dans l’opus suivant.


Star Ocean 3

La saga à son apogée. Une quête extrêmement longue et variée. On est au départ plongé dans un univers futuriste avant de se trouver dans une société médiévale où le héros est au centre d’un conflit. Le scénario est plus original qu’il ne parait et cumule les révélations dingues (souvent trop) notamment dans le second CD. Les combats sont dans la lignée de ses prédécesseurs mais toujours plus dynamiques et addictifs avec ces fameux battles trophies qui constituent un challenge considérable et des donjons optionnels diablement corsés. Par contre, la difficulté devient surhumaine dès le mode Universe. Un jeu long et palpitant, une ambiance décalée et immersive, des personnages déjantés mais responsables : Till the End of Time a toutes les qualités pour figurer parmi les meilleurs RPG de la console.


so4Star Ocean 4

The Last Hope nous plonge cette fois véritablement dans l’océan stellaire dont on explore des galaxies à bord d’un vaisseau. Comparé au précédent, j’ai trouvé le challenge un peu monotone : il n’y a pas eu ce changement de difficulté soudain ni cette diversité des techniques qui incitaient à changer de personnage. Le titre possède d’autres défauts comme le manque de charisme du casting et l’extrême longueur des cinématiques. Dommage aussi que les coffres s’affichent sur la carte car cela ruine un peu le charme de l’exploration. Ceci dit, on retrouve tous les éléments qui font les qualités de la saga : des combats dynamiques, un univers énorme d’une beauté parfois hallucinante. Et un scénario qui pose une réflexion intéressante sur l’évolution des planètes en voie de développement.


Stella Deus

Un T-RPG qui ne restera pas dans les annales et il n’est pas étonnant que l’on n’ait pas pensé à mieux le démarquer. Le scénario ne vole pas bien haut et trahit un flagrant manque d’interactivité entre les personnages tellement les dialogues sont rares et l’intrigue n’avance pas. Les combats sont réussis avec un bon système de T-RPG. Malheureusement l’évolution forcée dans les catacombes est mortellement ennuyeuse et répétitive car on a toujours affaire aux mêmes décors et seule la disposition des ennemis varie. On passe une bonne partie du temps entre quatre murs à essayer péniblement et désespérément de faire évoluer les personnages. Un jeu qui parvient quand-même à divertir mais dont on ne se souviendra ni du nom des protagonistes, ni d’une quelconque mélodie, ni du scénario.


Suikoden

Le premier Suikoden est un brouillon de ce qu’allait devenir cette saga. Le jeu a fait son temps et il est difficile d’y revenir. Graphiquement moche, les duels en pseudo 3D donnent franchement envie de vomir, les décors sont vides à souhait et les temps de chargement conséquents. L’intrigue accroit le sentiment de brouillon qu’inspire le titre : le fils d’un général se dresse contre sa propre nation on ne sait trop pourquoi ni comment. Le recrutement des 108 étoiles est encore trop simpliste et l’aventure extrêmement courte. Un jeu qu’il n’est donc pas nécessaire de ressortir mais auquel on pardonnera ses défauts en le considérant comme un projet expérimental, posant les bases et les thèmes d’une grande saga.


Suikoden II

Attention, joyau. On entre dès l’intro dans le feu de l’action, sur un champ de bataille où un méchant sanguinaire massacre la populace devant le regard indigné du héros et de son ami Jowy. Suikoden 2 sublime les bases de gameplay posées par son ainé même si cela manque toujours de boss et de donjons. Il profite en revanche d’une 2D cette fois impeccable et de musiques envoutantes. La quête des 108 étoiles est bien plus complexe et donne une durée de vie conséquente au jeu quand on sait son importance dans le scénario. Un récit superbe et émouvant, qui va au-delà du simple conflit manichéen : c’est la lutte entre deux amis opposés par la fatalité et qui se battent pour leurs principes. Une quête qui vous réserve son lot de stratégies et de challenges pour un final d’une rare puissance symbolique.


Suikoden III

La saga passe à la PS2 avec un titre qui se veut novateur en racontant le conflit entre Grasslands et Zexen de trois points de vue différents. Une idée intéressante mais qui n’est pas exempte de défauts : si on s’attache à une impressionnante palette de personnages (l’ambiance est particulièrement sympathique dans le groupe de Geddoe), l’histoire avance lentement et s’avère un peu redondante. En effet, l’univers de Suikoden III est très limité comme on doit trop souvent revisiter les mêmes lieux et traverser de fastidieux donjons pour aller d’une ville à l’autre. Techniquement, le passage à la 3D a aussi fait des dégâts avec des personnages inexpressifs qui bougent comme des automates et une ambiance sonore qui déçoit par son absence.


Suikoden IV

En voulant placer l’action sur la scène maritime, dans le petit monde des sirènes et pirates, Konami a fait une regrettable erreur qui rend le gameplay particulièrement désagréable. Les voyages d’une île à l’autre sont un calvaire : non seulement le navire traîne comme un escargot mais on est sans cesse assailli par des monstres (ça compense l’absence de donjon véritable!?). Dommage : on se laisserait facilement emporter au gré des flots dans un bel univers en 3D particulièrement soignée, d’autant plus que l’ambiance est exotique. Son scénario bien trop léger malgré un début prometteur, le passage de six à quatre combattants et ses phases nautiques complètement ratées font de Suikoden IV le titre le plus méprisé de la saga.


Suikoden V

Le clou de la saga. Comme son ainé le numéro II, le récit présente conflits, trahisons et surprend le spectateur grâce à de nombreux rebondissements et temps forts. Même s’il reste au fond assez fidèle à l’esprit de la saga, le scénario s’avère magistral et jouissif, ne laissant pas vraiment au joueur le loisir de voyager et de se balader sur la carte tellement la quête se veut effrénée. On combat au côté de camarades fort charismatiques tel que l’illustre Georg Prime, toujours aussi classe avec sa méthode de combat et son œil éborgné. Malheureusement, les donjons sont comme à l’accoutumée extrêmement rares, en ligne droite et répétitifs. Les petites guerres ont fait de nets progrès au niveau de l’animation et des stratégies élaborées tandis que les fameux duels encadrent parfaitement le récit.


Suikoden Tierkreis

Comme tout Suikoden qui se respecte, Tierkreis possède un scénario en béton armé, un peu difficile à comprendre par moment mais toujours avec ces moments épiques propres à la saga : révolution, trahison, alliance, etc. Mais le titre surprend surtout par sa réalisation somptueuse : sous un joli tableau situant l’action, on découvre un univers varié et riche en couleurs, qu’il s’agisse des neiges du mont Cho’lui, de la verdure de la forêt de Noslaw ou des laves du mont Svatgol. Il pâtit juste de son gameplay, agaçant par sa fréquence de combat bien trop appuyée dans les donjons ou déroutant par la façon dont le scénario se déroule sous forme de missions. Malgré tout, l’évolution du château, la quête des 108 étoiles et un récit de haut vol en font le digne héritier de la saga, un vrai Suikoden VI.


Sword of Mana

Le remake de Seiken Densetsu premier du nom sur GBA ne tient pas toutes ses promesses. Scénario parfaitement bateau bouclé en 15 heures sans avoir eu l’envie de remplir des quêtes sans intérêt. Un gameplay assez mal foutu avec des attaques limitées à quatre directions, des esprits inutiles, l’obligation d’ouvrir sans arrêt le menu pour changer d’arme, et une difficulté bien trop faible. La plupart des boss sont battus en trois coups d’arc si on maîtrise un minimum le système de forge et la culture des légumes. Un A-RPG qui ne paie pas de mine, servi avec des musiques et des décors assez corrects pour la console, mais qui laissent regretter le troisième opus. Je n’ai pas du tout envie de recommencer le scénario avec le héros car je sais que tous les amis sont gentils et que le monde est beau :p


Tales of Destiny

Un petit RPG bien fun qui m’a agréablement surpris. Tales of Destiny laisse de côté les traditionnels esprits élémentaires de la saga pour des épées légendaires et leur participation à l’intrigue aux côtés de l’épéiste élu rend la trame bien moins éculée qu’à l’accoutumée. On a dès lors droit à un scénario qui propose de grands moments et des personnages assez charismatiques avec un background creusé. Niveau réalisation, on retrouve les mélodies de la saga et si la 2D de villes et donjons est belle, la carte du monde est en revanche moche et peu immersive. Le jeu profite surtout de combats en temps réel qui deviennent de plus en plus jouissifs au fil de l’acquisition des skills, ce qui compense leur énorme fréquence qui peut s’avérer assommante par moments. Un système bourrin et parfois bien trop facile mais très fun.


Tales of Eternia

Tales of Eternia est un divertissement à son état pur et sans prétention, un RPG qui plaira sans faute au puriste. S’il semble bien mis en place, le scénario ne réserve aucune surprise notoire et se résume à rassembler les esprits des éléments pour sauver la planète. Comprenez bien que le récit ne brille pas par son originalité mais là n’est peut-être pas l’intérêt. Il faut avant tout apprécier une ambiance bon enfant, un univers magnifiquement coloré et immersif avec une carte du monde très soignée. On pardonnera facilement les quelques réalisations en 3D qui font un peu tache dans le tableau. Les combats sont parfaitement dynamiques avec les parades, les combos, attaques à distance, etc. Sans oublier les Craymels, ces esprits que l’on peut associer aux personnages pour augmenter leur puissance.


Sans titre 3Tales of Legendia

L’épisode a essuyé de virulentes critiques. Pourtant l’ambiance est drôle et décalée autour d’un casting superbement étoffé. J’ai eu un coup de cœur pour la pétillante Norma et pour Chloé. L’aspect ludique fait malheureusement honte à la saga. Les donjons ultra-répétitifs et le gameplay inintéressant au possible ont eu raison de moi. Les combats sont terriblement bourrins et leur fréquence s’avère très vite assommante. J’ai profité de la fin du scénario principal pour lâcher l’aventure avant les character quests. Les personnages sont très attachants mais j’en avais marre de voir mon exploration interrompue toutes les cinq secondes par un combat où il faut appuyer des heures sur X pour battre un monstre sans cesse sur la défense…


Tales of Phantasia

Le père de la saga ressemble beaucoup à ses successeurs par son ambiance mais a le mérite d’être un véritable bijou graphique. Les décors en 2D sont sublimes et il est simplement honteux que les portages du jeu aient détruit un tel travail sur les couleurs et les formes. Les sprites sont soignés, l’univers a un ton à la fois vieillot et sombre qui fonde l’identité du soft. Un jeu dont le gameplay s’avère moins fouilli, plus propre que celui de Star Ocean. Le récit brille par sa simplicité et accroche le joueur sans faire pour autant de folies. On n’oublie pas de sitôt la magnifique chanson d’introduction (Yume wa Owaranai). Si l’adaptation sur GBA détruit tout le charme que dégage la version originale, j’essayerais volontiers son portage sur PS1 car les décors semblent avoir été sublimés d’après les aperçus que j’en ai eus.


Tales of Symphonia

Un univers splendide et vaste, délicieusement immersif. S’il ne cumulait pas maladroitement retournements de situation et traitrises, le premier épisode de la saga sorti chez nous sur GameCube toucherait à la perfection. Le plus gros point fort du jeu reste ses donjons qui demandent de résoudre à l’aide de l’anneau du sorcier des énigmes très bien imaginées. Les combats ne sont plus aléatoires et ne se déroulent plus simplement sur une ligne droite car les ennemis peuvent désormais encercler les personnages. L’histoire plait par son ambiance vraiment bon enfant (le rideau se lève à l’école!) bien qu’elle aborde en toile de fond un thème sérieux et souvent dramatique : la discrimination. Au final, je regrette juste que les saynètes sensées permettre de s’attacher aux personnages soient d’une lenteur assommante.


Tales of the Abyss

Namco fête dignement les dix ans de la saga sur PS2. Tales of the Abyss laisse de côté les couleurs et énigmes propres à son prédécesseur pour poser un univers sombre et sérieux, menacé par de violents séismes et des miasmes sortant des entrailles de la terre. On a très vite fait le tour de ce petit monde (notez que la carte rame un peu) car le titre s’émancipe de la sempiternelle quête des esprits pour nous offrir une aventure sans temps mort, traitant de guerre, clonage, destinée et recherche de soi. Un scénario fouillé et un casting détonnant (bien sûr, ma préférée reste Tear, ses penchants mignons, sa voix orgasmique) pour de longs et nombreux dialogues qui prennent presque le dessus sur les phases de gameplay. On s’attache tellement à l’histoire et aux personnages qu’on lit cette fois avec plaisir les saynètes. Mieu!


Terranigma

Un titre original. Le but : régénérer la planète et suivre son évolution de sa genèse à la potentielle extinction de la race humaine. Le scénario est une mine d’or dont  l’intérêt est sans cesse relancé. On regrettera juste qu’il prenne trop une tournure sombre, mystérieuse et tortueuse vers la fin alors qu’on s’attache beaucoup à l’ambiance magique du début et la personnalité saugrenue du héros. Les premiers chapitres se résument à peu de choses près en une succession de tours et donjons qui vise à remettre en place la terre. Les combats se déroulent en temps réel à une vitesse fulgurante : on passe l’essentiel du temps à courir, à s’élancer vers l’ennemi… qui est le plus souvent détruit en un coup! Terranigma mise à fond sur le plaisir de jeu et nous offre une version poétique et remaniée de l’histoire de l’humanité.


las remnantThe Last Remnant

Un véritable calvaire. Du moins sur Xbox 360 car certains défauts auraient été gommés sur PC. Cette lenteur agaçante des combats, cette frustrante limite de chefs d’unité, la suppression d’arts inutiles. C’est pas du luxe. The Last Remnant propose une expérience de jeu un peu trop unique où le joueur ne maîtrise absolument rien, donne des ordres à des unités qui les respectent à peine, ramasse des matériaux qui vont pourrir dans l’inventaire, remplit une cinquantaine de missions sans saveur pour grossir un scénario qui tient sur trois lignes. Avec son univers semblable à celui de FFXII et ses vastes donjons, la quête aurait pu s’avérer sympathique si l’évolution des équipes n’était pas aussi aléatoire et si l’on n’était pas simplement spectateur d’affrontements si fastidieux…


The Legend of Dragoon

Le soft peut nourrir bien des complexes vis-à-vis de Final Fantasy IX, sorti à la même époque : il présente des personnages assez mal foutus et une carte du monde totalement dépassée qui n’incite pas du tout à l’exploration. Graphiquement le jeu ne paie pas de mine. Le gameplay a néanmoins le mérite d’être prenant, notamment grâce aux transformations en dragoon. Un RPG qui promet une bonne durée de vie, un challenge acceptable et surtout d’excellentes musiques. Je regrette quand même un scénario qui se perd au fil des CDs : l’histoire de Claire reste bien obscure et l’intrigue générale s’avère au final un peu tordue. A noter de nombreuses villes à explorer et des donjons souvent bien conçus pour un RPG qui n’a finalement pas à rougir de l’adversité.


trailThe Legend of Heroes – Trails in the Sky FC

Après avoir passé leur examen, Estelle et Joshua décident de parfaire leur formation de bracers en récoltant les lettre de recommandation de toutes les guildes du pays. Sans se douter qu’ils se trouveront mêlés à un obscur complot. Premier épisode d’une trilogie ambitieuse signée Falcom, Trails in the Sky offre plus de 40 heures d’aventures dans un univers bon enfant au côté d’une charmante (mais bête) jeune fille et de son frère adoptif. Un jeu aux sympathiques airs old-school avec ses décors en 2D et ses combats à la croisée du tactical et du tour par tour classique. L’histoire s’appuie sur de nombreux dialogues et une impressionnante quantité de protagonistes. Dommage que le scénario se révèle tardivement et que le final laisse désirer une suite qui ne sera peut-être jamais traduite.


trailsThe Legend of Heroes – Trails in the Sky SC

Après quatre ans d’attente – le traducteur a eu quelques petits problèmes – le second chapitre nous parvient. Et c’est un peu déçu au premier abord qu’on se lance dans l’aventure car il faut reparcourir des endroits déjà maintes fois visités dans le premier chapitre avec d’incessants allers-retours. On peut donc regretter un manque de renouveau (si ce n’est un système de chains assez sympathique) mais les plus patients seront récompensés par un scénario haut en couleurs qui apporte les réponses aux questions qui les ont rongés toutes ces années. La fin s’avère cette fois pleinement satisfaisante et c’est avec une pointe de tristesse que l’on quitte une Estelle qui a pris de la bouteille. Au revoir ou à bientôt?


Treasure Hunter G

Une jolie courte aventure comme seule la SNES savait nous offrir. Malgré un scénario vu et revu, on accroche facilement au petit périple entrepris par les frères Red et Blue, la demoiselle Rain et un singe excentrique. Ceci grâce à des épisodes assez marrants et à leurs frasques à l’auberge notamment. Treasure Hunter G se distingue surtout par un gameplay très bien fichu où l’on déplace les personnages sur un damier pour approcher l’ennemi puis utiliser des techniques dévastatrices et autres pièges. Un système admirablement pensé et qui exige pas mal de stratégie bien que la difficulté laisse à désirer. Ce jeu, que l’on peut considérer comme le chant du cygne du RPG sur console, profite aussi d’une 2D magnifique et de somptueux morceaux composés par Hitoshi Sakimoto. Dommage que l’aventure soit si courte!


Vagrant Story

L’histoire nous plonge dans la cité sombre et inquiétante de LéaMundis, un univers où l’on se perd corps et âme grâce à son ambiance mystique et où seule une solitude à toute épreuve permet de s’accrocher. Le style gothique de l’environnement est tout simplement exquis et le scénario, purement intuitif, s’avère extrêmement riche et complexe. Vagrant Story propose un système de A-RPG qui annonce FF XII en plus novateur. Il faut s’accrocher car le challenge est là, qui nous balance un grand nombre de dragons à battre en des combats épiques entre quatre murs, exigeant une parfaite maîtrise des défenses de réflexion et autres subtilités. Des donjons obscurs où nombre d’énigmes basées sur des cubes assurent de longs casse-têtes.



Sans titre 1Valkyria Chronicles 2

Les tanks, les tranchées, les tourelles, les scouts, les troupes de choc… J’ai tout de suite eu un gros coup de cœur pour le gameplay, mélange de shoot et de tactical. On prend un pied monstrueux à accomplir la centaine de missions que nous propose le jeu, élaborant une stratégie particulière dans chaque environnement avec différentes classes de combattants. Mais les missions se répètent à la longue et il vaut mieux mettre les phases ennemies en avance rapide pour ne pas laisser l’ennui s’installer. Dommage que le scénario nous ressorte le poncif des apprentis soldats appelés sur les champs de bataille avec toutes les scènes vaseuses dans l’académie qui vont avec. Un titre fun et addictif mais dont l’univers ne m’incite pas à essayer le premier épisode.


Valkyrie Profile

Valkyria profile ou quand le jeu vidéo devient oeuvre d’art, exploitant les mythes scandinaves et toute la matrice qui l’entoure. Le scénario est construit sur un grand nombre d’historiettes mettant en scène les Einherjars, les guerriers du Valhalla. Ces récits sont admirablement racontés avec pour fond un univers aux décors splendides qui traduisent un sombre moyen-âge et le monde divin décrit dans les chansons scandinaves. Le prologue donne admirablement le ton et chaque récit propage une émotion forte grâce à une musique poétique et mystique signée Motoi Sakuraba. L’aventure propose des donjons casse-tête et un scénario qui dépend du joueur. Je regrette en l’occurrence que l’acquisition des différentes fins obligent à recourir à une solution.


Valkyrie Profile Silmeria

Silmeria n’arrive pas à égaler son illustre prédécesseur. Le gameplay est repris et fignolé par un système consistant à « rusher » les personnages devant l’ennemi avant d’attaquer. Le résultat est d’autant plus jouissif que les combats prennent souvent une tournure stratégique. Visuellement, le titre déchire absolument tout car les décors possèdent une splendeur unique et magistrale. L’univers de Silmeria est fin, coloré et onirique à souhait. Les musiques s’y font en revanche discrètes : si Sakuraba a de nouveau fait du bon travail, la bande son est très mal exploitée. Et surtout, l’intrigue laisse à désirer car les fabuleux récits autour des Einherjars, qui faisaient tout le charme de son prédécesseur, manquent cruellement. Ils ne sont plus que superficiellement présentés et sont devenus quelque peu inutiles.


Wild Arms

Un soft bourré de bonnes idées que l’on ne retrouve pas forcément dans d’autres RPG comme l’utilisation d’outils dans les donjons : bombe, rat, et grappin sont essentiels pour avancer. Le jeu offre un bon challenge avec des aptitudes propres à chaque personnage et le système des forces permettant d’invoquer des gardiens qui peuvent se révéler salvateurs. Techniquement dépassé, l’univers présente des villages classiques : églises, magasins, maisons avec le toit qui s’efface en entrant. J’ai peut-être été déçu par l’absence véritable du caractère western que l’on nous promettait mais la scène d’introduction accroche dans ce sens, grâce au rythme et au thème de la saga (Into the Wilderness).


Wild Arms 2

Les flash-back destinés à creuser le background de nombreux personnages et les élucubrations autour de la notion de « héros » cachent difficilement un canevas plat et insipide. De plus, l’épisode est techniquement minable. Peu importe : j’ai à nouveau eu droit à un titre immersif. On retrouve les fameux tools dont la palette a été passablement agrandie et un système de combat un peu plus évolué. Si le jeu est d’une facilité dérisoire par rapport aux autres titres de la saga, j’avoue avoir évité la grande majorité des batailles aléatoires car elles rapportaient infiniment moins d’expérience que les boss. J’ai donc apprécié l’affichage du fameux point d’exclamation permettant d’esquiver toute rencontre. Reste l’ambiance far-west, le fun, le bonheur de goûter à un RPG tout ce qu’il y a de plus classique.


Wild Arms 3

Des personnages charismatiques, un scénario bien géré et des donjons toujours aussi intéressants. L’ambiance western originale est cette fois bien présente; plus seulement grâce à la bande sonore mais surtout grâce à cette immense univers stérile où l’on se ballade à dos de cheval. On reprochera le manque d’originalité des icônes sur la carte du monde : une pyramide pour les donjons, quelques maisons pour les villes, ça manque un peu de créativité. La quête est peut-être la plus longue proposée dans un RPG et profite d’un rythme soutenu même si elle n’évite les clichés du genre. Le jeu reprend beaucoup d’éléments de la saga dont il développe quelques idées et le système de combat. Heureusement qu’on peut aussi éviter les combats dans cet opus car ils rapportent à nouveau trop peu d’expérience.


Wild Arms 4

On découvre ici beaucoup de nouveautés qui seront reprises dans le prochain épisode. A commencer par le système de combats stratégiques en hexagones, une excellente innovation qui réclame un peu de réflexion pour fuir l’attaque ennemie, créer des combos dévastateurs et causer des altérations d’état. Mais l’originalité et l’intérêt du titre réside essentiellement dans ses séquences de plateformes qui rendent les donjons très funs à parcourir. On considérera donc ce « 4th detonator » comme un projet destiné à expérimenter des nouvelles pistes de gameplay car entre une durée de jeu rachitique, une difficulté totalement absente, un univers rendu quelque peu insipide en l’absence d’une overworld 3D et des dialogues découpés en BD, on n’en retiendra qu’une fin magnifique.


Wild Arms 5

Tous les éléments qui font la force de la saga sont rassemblés et portés à la perfection. Après un quatrième opus qui prenait trop de risques en essayant d’innover, Wild Arms 5 reprend le système de combat par hexagones mais revient aux sources en permettant au joueur d’explorer un univers vaste et infiniment mieux réalisé que dans le troisième opus. Cela à l’aide de moyens de locomotion rapides et très simples d’utilisation. La particularité du jeu est de posséder une traduction française osée mais amusante (ou pas) dans laquelle on n’hésite pas à se référer à des chaînes TV françaises et à balancer des blagues sur les clichés du genre. Wild Arms 5 propose un scénario drôle et banal mais un plaisir de jeu rarement égalé avec plein d’idées et une bonne ambiance western. Le clou de la saga en quelque sorte.


Xenogears

Un titre très polémique : graphiquement moche, il pâtit d’un système de combat monotone et d’une quête trop hétérogène. Après un premier CD énorme, le second est quasiment dépourvu de phases de jeu et l’on passe une dizaine d’heures à se déchirer la cervelle sur du texte. Ceci dit, Xenogears est un excellent jeu qui dégage un charisme impressionnant notamment grâce à un scénario d’une richesse et d’une complexité étonnante, laissant beaucoup d’hypothèses fourmiller dans l’esprit du joueur en posant maintes questions d’ordre psychologique, religieuse ou futuriste autour d’une belle palette de personnages. Une expérience inoubliable car Xenogears cumule éléments classiques et récit alambiqué au sein d’un univers énorme.


Ys I & II Complete

Une petite plongée dans l’univers d’Ys : une expérience à tenter. Pour l’ambiance et le charme des environnements d’une part, pour la nervosité de l’aventure d’autre part. Cette compilation pour PC rassemble les remakes des deux premiers épisodes sortis sur la vieille NES. On a droit à une très jolie 2D et de beaux artworks durant certaines discussions tandis que quelques musiques envoûtantes agrémentent votre séjour, notamment dans les villages. C’est surtout le système de combat qui surprend : il suffit de foncer sur l’ennemi pour faire des dégâts. Cependant, inutile de se leurrer : si les premières joutes sont sympathiques, le challenge s’avère à la longue aussi plat et répétitif que le fond d’une histoire trop classique et le charisme d’un Adol muet comme une carpe.


Sans titre 1Ys: The Ark of Napishtim

Cet épisode marquait le retour d’Adol après une très longue absence. Huit ans après le 5e épisode sorti sur SNES, The Ark of Napishtim amorce un grand pas en avant dans la série en proposant un gameplay toujours plus nerveux et jouissif. Comme tous les Ys, nous avons là un jeu très court mais qui nous tient facilement en haleine avec son système ultra bourrin et son grind toujours si efficace. Le scénario ressemble à n’importe quel autre, sans grand intérêt. L’aventure consiste à rassembler les morceaux de miroir dérobé à la prêtresse et progresse de manière trop fulgurante pour qu’on puisse s’attacher à l’univers. Ce 6e épisode a donc permis à la série de renaître de ses cendres, en attendant mieux…


felghanaYs: The Oath in Felghana

Mine de rien, Ys est une licence dont on ne se lasse pas. Et pour cause : à chaque fois l’aventure qui nous est servie réserve du fun à l’état pur, un enchaînement des traditionnels donjons et de boss bien coriaces. Dans ce remake du 3e épisode, sorti autrefois sur SNES, Adol accoste les somptueuses terres de Felghana récemment envahies par des monstres. Il fait la connaissance d’Elena, une jeune fille adoptée par le maire qui attend depuis six mois le retour de son frère Chester. Ainsi commence une nouvelle quête pour notre petite tête rousse, toujours aussi pétillante de dynamisme, de fraîcheur et de simplicité. C’est donc dans un tourbillon de grind, de rock et de bourrinage jouissif qu’on est emporté vers le générique de fin.


ysevenYs Seven

Grande nouveauté dans cet épisode : on joue avec trois personnages que l’on peut changer à la volée. Finie l’exploration solitaire, c’est en compagnie de Dogi que notre tête rousse se lance dans l’aventure. Pas d’inquiétude pour autant : l’ambiance si particulière d’Ys est toujours présente. Un Ys moins nerveux, moins beau (on est sur PSP…) que Felghana mais un peu plus frais. On passe un bon moment à parcourir les terres d’Altago, à buter les monstres sur notre route, à rassembler les matériaux pour synthétiser de nouvelles armes et à réaliser la vingtaine de quêtes proposées. Et le récit, toujours aussi classique, réserve des surprises qui donnent du charme à une aventure qui s’avère la plus longue de la saga.