2018, vaguement

Vaguement, je me souviens avoir regardé des animes cette année. Toujours un peu moins que la précédente et par périodes : à Pâques, en été, en automne, vers Noël, quand la fin des séries coïncide avec les relâches. Ça fait six ans que je ne m’amuse plus à faire un bilan et franchement, je suis conscient que ça n’intéresse personne que je mette SSSS Gridman à la 17e place et Planet With sur le podium. Alors ce soir, je me pose simplement la question : 2018, vaguement, j’en retiens quoi ?

bilan 2018 (4)

Très vaguement, l’hiver dernier, des copines qui s’amusent sur un bateau et qui veulent aller voir les pingouins au Pôle Sud parce qu’il y en a une qui s’ennuie de sa maman. J’ai aussi le souvenir d’un démon qui porte dans ses bras la tête de sa nana avec une larme virile à l’oeil. D’un clone de Saber qui écrit des lettres à l’aide d’une machine à écrire et s’ennuie de son ancien colonel. Un vieux qui fume et fait le café quand une ado tombe amoureuse de lui un jour de pluie. Et un crétin baraqué à gueule de lion qui dit merci au bon Dieu dès qu’il voit des nichons.

bilan 2018 (1)

Très vaguement, ce printemps, une nana qui a des pouvoirs pète les vases chez un mafieux. Fallait s’émouvoir de l’autre un peu blonde quand elle était chez les SDF. Et le type qui se bat sans prothèses mais terrasse tout le monde d’un seul punch. Son rival a des yeux qui me renvoient 50 ans en arrière, c’est fou. Ailleurs, un pilote et sa nana font du robot dans une position de Kamasutra tandis qu’une bonniche étudie bien en profondeur comment on fait des bébés.

bilan 2018 (2)

Très vaguement, en été, un gorille qui a foiré son final passe devant le tribunal, je sais pas s’il faut en rire ou en pleurer. Tous ces jeunes qui se foutent à poil et boivent comme des trous, ça coupe l’envie d’explorer les fonds marins où ils doivent dégueuler. J’ai préféré la nana un peu timbrée qui déambule dans les rues comme dans un jeu vidéo, donnant sa raclée à un yak’ ou faisant des trucs sales avec ses copines. Devant les filles qui jouent à Utena dans l’école de théâtre pour décrocher les étoiles… mon cerveau était en position zéro lui aussi. J’ai vu un chat qui fait une roulade pour transformer un jeune siriusien en robot et buter des Bouddha volants. Une petite noiraude un peu schizo joue du badminton pour se venger de sa méchante maman qui l’a lâchée. Et j’ai été très très choqué quand le voleur a baissé le masque pour faire plaisir à sa copine.

bilan 2018 (3)

Cet automne, c’est plus frais dans la mémoire, j’ai vu des lesbiennes qui se prenaient sacrément la tête et se sont mises au théâtre. Et un truc assez tordu entre le chat de Schrödinger, les Doppelgänger qui nous a rejoué le Groundhog Day avec une nana en bunny girl pour accroche. J’ai même vu un type qui cherche à faire la peau d’autres types pour ramasser leur peau en compagnie d’une indienne qui bouffe du popo. Un jeune blondinet aux yeux verts qui se fait courser par un vieux pervers de la pègre. Et un gamin amnésique qui bute des monstres grâce au mecha de mon enfance coincé dans un vieil ordinateur.

Voilà, j’ai donné les couleurs de cette année 2018 sans avoir la vanité de dire qu’une série valait mieux que l’autre. Comme le foie gras m’attend dans la cuisine, je passe tout de suite au mot de la fin : bonne année, bonne santé !

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