En relisant Azumanga Daioh

Je relis mes précieux volumes d’Azumanga Daioh qui ont ma foi bien pris la poussière sur mon étagère. L’humour dans ces quelques gags en 4 cases touche parfois au sublime. Ces jeunes lycéennes ont toutes une personnalité irrésistible et des défauts tellement humains qu’une complicité étroite s’installe très vite entre elles et le lecteur. C’est un peu la première chose qui m’a frappé en relisant tout ça : ce côté imparfait qui les rend si attachantes et si proches de nous. Tiens, on pourrait faire un florilège pour illustrer les 7 péchés capitaux dans Azumanga Daioh…

Azumanga et les 7 péchés capitaux

Désolé pour la mauvaise qualité de l’image, mon Smartphone prend des photos vraiment pourries. De gauche à droite on aurait dans l’ordre l’avarice, la colère, l’envie, la gourmandise, la luxure, l’orgueil et la paresse. Et comme par hasard notre très chère Yukari est impliquée dans quatre de ces petits péchés. Après on retrouve les multiples fois où Yomi pète une crise face à Tomo. Pour la luxure, c’est un exemple très isolé tellement ce n’est pas la question dans ce manga…

Azumanga et sa traduction

Deuxième florilège pour évoquer la traduction. Alors il faut avouer que ça n’a rien d’évident d’adapter les petites plaisanteries nippones. D’autant plus que le manga est sorti il y a plus de 12 ans et qu’il fallait cibler un public qui n’était pas initié à certaines blagues subtiles. Aujourd’hui on a tendance à respecter l’oeuvre d’origine et à nous envahir d’explications assez lourdes. C’est bien parce que le titre ne fait plus rire personne que Pika ne sort plus les Monsieur Désespoir. C’est quand même lourd de se référer à chaque gag au lexique à la fin du manga…

Pour « elle y tient », déjà, il faut croire que Mine Fujiko et Arsène Lupin, ça ne parlait pas trop à l’époque. On l’a donc sciemment transformée en James Bond girl. Et pourtant le « James » de Tomo semble coller assez naturellement à la case.

Pour « échec », je crois bien que l’émission « Salut les musclés » ne parle plus à personne aujourd’hui. Il faudrait revoir ça. Mais remarquez, on pourrait insérer n’importe quoi dans ces 4 cases. Les autres versions? « Good Morning Glory » dans la version anglaise, dans la japonaise je n’en sais rien…

Pour « espérance » le « petit truc sur les turcs » se transforme en « fungus fact » en version anglaise. On a donc un exemple typique de jeu de mot qu’il a fallu réinventer. Et qui tombe souvent à plat…

Pour « souvenirs », j’arrive vraiment pas à comprendre le gag. Un mauvais jeu de mot? Dans la version originale Tomo dit semble-t-il « Chinsukou », une spécialité d’Okinawa. Qu’elle essayerait de faire acheter à Yomi?

Et pour « l’émotion à son comble », la chanson populaire de fin d’année, on la décline dans toutes les langues du monde, aucun souci de ce côté-là. Et ça fait toujours son petit effet, ça laisse couler une larmichette au moment des adieux. On remet les 4 volumes sur leur étagère en se disant que malgré tant de maladresse, ça n’a pas pris une ride et qu’on relira très volontiers les aventures de toutes ces sympathiques lycéennes que Yotsuba n’a pas fait oublier dans quelques années…

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