Poco’s Udon World – La vie, c’est plus qu’un bol de udon

Magnifique. Cela fait des années que je n’ai pas été aussi transporté, aussi ému par une tranche de vie. J’ai regardé Poco’s Udon World sur le tard, une année après sa diffusion. Sûrement parce que la série s’est fait quelque peu discrète et n’a pas eu des retours tonitruants. Rendons-lui donc justice.

A la mort de son père, Tawara Sôta rentre dans sa ville natale de Kagawa et retourne au restaurant de nouilles familial. Quelle n’est pas sa surprise de trouver sous le couvercle d’une marmite une étrange petite tête blonde haute comme trois pommes. D’autant plus que cet enfant se révèle être un tanuki ! A ses côtés, Sôta va renouer avec ses vieilles connaissances de Kagawa : sa sœur Rinko, son pote Nakajima et d’autres encore. Quelque peu épuisé par le quotidien métro-boulot-dodo à Tokyo, il décide d’en profiter pour prendre quelques jours de congé.

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Je n’ai pas pu m’empêcher d’éprouver une profonde empathie envers le héros de l’histoire, Sôta : 30 ans, célibataire, enfant de la campagne fatigué de sa vie citadine, une grande sœur qui cause quelques soucis…

Il y a tellement de scènes, de tranches de vie qui parlent dans ce petit anime… Le premier amour platonique que le héros retrouve dix ans après… avec deux gosses sur le dos. La grande sœur femme au foyer qui ne veut pas d’enfant et ne sait pas cuisiner. Le pote que la mère pousse au mariage arrangé. Et notre héros qui n’a pas voulu suivre les traces de son père mais trouver sa propre voie. Sans pouvoir expliquer ses raisons, tout incapable de communiquer avec son père qu’il était. Les scènes de son enfance resurgissent alors à l’écran : les enfants qui se moquaient de lui à cause de son odeur de bouillon. Une odeur qui est pourtant comme celle de la madeleine de Proust pour Sôta… Il ressasse le passé et apprend ainsi à mieux comprendre celui qu’il est devenu.

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Et il y a Poco, le petit tanuki qui prend l’apparence d’un gamin de 3 ans. Avec sa tignasse blonde et ses trémolos irrésistibles dans la voix, il fait pénétrer une étincelle de bonheur dans l’existence de Sôta et le pousse à reconsidérer sa manière de vivre. Poco, c’est la petite touche magique dans un univers d’adultes relativement terre à terre. Il donne à cette tranche de vie une ambiance bon enfant et féerique que l’on retrouve à travers la touche graphique particulière de la série, les tons pastels et les reflets blancs qui entourent les personnages.

Poco’s Udon World, c’est un peu la rencontre du monde loufoque de Barakamon avec les thématiques du Journal de mon père de Taniguchi. Le résultat, aussi savoureux que les udon du restaurant Tawara, saura toucher votre corde sensible. A déguster au plus vite !

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