Rance VI – Collapse of Zeth

cover6On s’est longtemps offusqué que Manga Gamer ait licencié la série Rance pour éviter que des équipes la traduisent dans l’ombre et que l’éditeur n’ait sorti aucun titre depuis. C’est désormais chose faite. Peu avant Noël, on a reçu sous le sapin Rance VI – Collapse of Zeth accompagné de Rance 5D. Pour avoir testé ce dernier, je peux dire qu’il est anecdotique tellement son gameplay ne présente aucun intérêt. On va donc s’intéresser au sixième épisode.

Je ne vous présente plus Rance, violent, égoïste et pervers, l’antihéros par excellence qui n’a pour but que de créer le harem ultime et pour cela peu importent les moyens. Au début de cet épisode, il se trouve bien malgré lui jeté dans une prison, les non-mages étant considérés comme des citoyens de seconde classe dans le royaume de Zeth. Une fois sorti, il entre dans une organisation résistante, Ice Flame, dont il prend en coulisse le commandement en manipulant son leader. Les ambitions des révolutionnaires ne l’intéressent guère. Il a juste décidé de mettre la main sur les plus belles filles du pays sulfureusement présentées dans un album spécial…

J’ai longtemps cru que la saga versait dans le RPG de type stratégique comme c’était le cas pour Kichikuu Rance et Sengoku Rance. C’est donc avec une certaine surprise que j’ai constaté que Rance VI est un dungeon crawler qui a beaucoup à offrir niveau gameplay. On parcourt des donjons en vue subjective avec des combats aléatoires pour le moins classiques. La bonne idée ici est de pouvoir cliquer sur directement sur l’ennemi au lieu d’utiliser le sempiternel curseur. La difficulté étant assez mal dosée, on se rend compte assez tard que le système est plus profond que les premières joutes le laissent croire. On peut par exemple appeler des alliés à la rescousse, décider une retraite stratégique ou augmenter ses stats.

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Le titre nous propose une très longue aventure et de multiples donjons à parcourir. Dès le départ, j’ai opté pour une vitesse de jeu maximale afin de ne pas me lasser des longs couloirs. Chaque donjon présente une particularité ou se présente comme un puzzle à résoudre. Le joueur doit faire preuve de patience car il faut très souvent utiliser son bonsai pour prendre la fuite. En effet, Rance et ses partenaires seront fatigués après un certain nombre de combats. Cela demande de faire tourner les effectifs et de penser stratégiquement à ses promenades. Beaucoup trouveront ici le grand point faible du titre, désabusés par le nombre d’allers et retours que le système exige de la part du joueur. Pour agrémenter ces couloirs, on trouve des coffres à trésor, des étoiles qui marquent un évènement, ou encore des objets étranges offrant des points de donjons. Ces derniers sont importants car ils permettent d’obtenir différents orbes : les orbes du crabe qui déclenchent des événements particuliers, les orbes du singe qui stimulent la libido de Rance et les orbes de l’aigle qui permettent d’apprendre de nouvelles compétences.

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Rance VI ne propose pas seulement un gameplay bien rôdé mais également un scénario qui a de l’allure. Malgré un second degré omniprésent, nous nous trouvons dans une société qui opprime ceux qui ne sont pas capables d’utiliser la magie. Ces gens, citoyens dits « de seconde classe » sont considérés comme du bétail par les hauts fonctionnaires. Tout cela aurait pu donner lieu à un scénario épique et dramatique. Et complètement neuneu avouons-le. Bien heureusement, Rance s’en fiche royalement et rejoint l’organisation Ice Flame dans le seul but d’assouvir ses appétits sexuels et a tôt fait d’attraper dans les mailles de son filet la cheffe de l’organisation, une jeune fille faible et paralysée. Ses actions n’auront ensuite qu’une idée fixe : le placer dans une position dominante afin de se rapprocher un peu plus de toutes les sublimes pucelles du pays. Et tant pis si cela implique l’effondrement de toute la nation… Au fond, on se fiche tellement du scénario qu’on n’est pas surpris de voir la quête continuer à la fin de celui-ci. On est même soulagés. C’est que Rance a des choses bien plus importantes à accomplir…

Vous l’aurez compris, les scènes érotiques fourmillent tout au long de l’aventure, toujours aussi variées dans les épisodes de la saga. Il y en a pour tous les goûts : du threesome, de la sodomie, de la prise de suppositoire… toujours au second degré et ponctué des rires sarcastiques de Rance. S’il sauve une jeune fille en détresse, c’est pour la baiser. Il vous fera même descendre au fin fond d’un donjon monstrueux car il avait oublié de violer la démone qu’il a vaincue à la fin du dernier chapitre. Le sexe est présent sur quasi toutes les CG et fait partie intégrante du scénario et la semence de notre héros possède parfois des vertus curatives. C’est là qu’on se dit que l’édition officielle a son utilité comme Manga Gamer nous a retiré la censure présente au Japon.

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Rance VI possède un casting bien étoffé même si on retrouve les héroïnes traditionnelles de la série avec leurs histoires. Les plus intéressantes restent à mon avis celles de Urza, Shizuka et Papaya. Celle de Magic est peut-être la plus drôle en raison du côté totalement ingénu de son héroïne. Le reste est franchement anecdotique et répétitif pour ceux qui ont déjà fait Kichikuu Rance. Et une petite mention pour le boss ultime qui a bien caché son jeu… et devant lequel j’ai failli rendre les armes.

Au final, on tient un tout grand H-RPG, si ce n’est le meilleur traduit à l’heure actuelle. Avec son gameplay extrêmement fun et son second degré toujours aussi balourd, Rance VI – Collapse of Zeth se place pour moi en tête des titres de la saga devant Kichikuu et Sengoku Rance. En attendant que Manga Gamer nous en présente d’autres sous le sapin.

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