Bilan anime automne-hiver

60431lDe retour pour un petit bilan des deux dernières saisons. Je ne regarde plus grand-chose mais il reste deux ou trois séries valables pour passer le temps en me lavant des dents.

On commence par la seconde saison d’Haikyuu ! Une série sur le volleyball que je respecte beaucoup car elle traite le sport avec sérieux. La série fait moins le show que Kuroko mais reste terriblement addictive. Malheureusement, j’ai senti une énorme répétitivité avec la saison 1. Là où on introduisait auparavant les personnages, on parle ici de leurs états d’âme. Et après une bonne moitié d’épisodes consacrés aux entraînements, on reprend les qualifications pour le prochain tournoi national. En 25 épisodes, on a certes appris quelques nouveaux trucs mais au final, rien n’a franchement avancé.

Visuellement, One Punch Man en mettait plein la gueule mais une fois passé les séquences sakuga, il ne reste plus grand chose. Le héros arrive à faire sourire avec sa tronche ultra expressive et son complexe d’homme le plus fort de la galaxie mais c’est à peu près tout. Si au début la série m’a fait gentiment marrer avec ses airs de parodie de sentai, le tout s’avère terriblement répétitif. Ça pète dans tous les sens avec des références et des scènes épiques mais usantes à la longue. J’avais tellement de mal à m’intéresser à ce qui se passait que j’ai l’impression de m’être endormi vers le milieu de l’épisode 11 car une heure après je n’étais pas sûr de l’avoir vu. Une petite déception qui ne m’a pas empêché de me procurer le manga… allez savoir pourquoi.

Finissons-en avec l’automne (déjà…) en parlant de Lupin III – l’aventure italienne. Un retour de Lupin III, c’est toujours un gage de qualité au niveau de l’animation. Un retour aux grandes sources du divertissement avec ce format épisodique. Bien sûr, il y a à boire et à manger dans le lot des 24 épisodes mais tout cela est réalisé avec tellement de classe et de dynamisme que l’on ne voit pas le temps passer devant l’écran. Lupin, Fujiko, Jigen et Goemon se trouvent cette fois en Italie dont on peut observer tout au long de la série de somptueux panoramas. Lupin III se marie, va croiser le flingue avec James Bond avant de défier même le créateur de la Mona Lisa. Un cocktail d’aventures détonnant autour d’un dur à cuir aux répliques toujours aussi incisives et qui n’a pas perdu de sa superbe dans sa veste bleue de circonstance. Arrivederci Italia et à tout bientôt Lupin et Cie j’espère.

Sans titre 2

Les grands artistes et les voleurs se ressemblent. Tous deux savent comment ravir le cœur des gens.

Lupin III

Sinon j’ai tout de même essayé de regarder quelques épisodes d’Osamatsu-san mais je me suis lassé après les six premiers. La vieille comédie nippone à répétition ne me branche plus vraiment. Ça ne m’a jamais trop plu d’ailleurs. Si quelques blagues m’ont franchement fait marrer, j’étais trop souvent de marbre. J’ai fait la sympathique expérience de regarder un épisode vitesse 2x pour m’amuser. S’il faut tenir le coup avec les sous-titres, j’ai trouvé que cela apportait ce rythme qui manque à l’ensemble.

Cet hiver, j’ai regardé quatre séries. On ne peut pas dire que je n’aie pas apprécié Ajin. Je fais même partie des rares qui auront supporté l’animation en CGI. Le concept de départ était bien pensé avec ces ombres surnaturels hantant des hommes qui s’avèrent doués d’immortalité à leur mort. Je voulais compatir avec la situation du héros mais son caractère froidement calculateur et asocial (et paradoxalement altruiste…) m’en empêchait et au fond je n’arrivais pas à m’enlever de l’esprit l’idée suivante : ce n’est pas si dramatique d’être rejeté par la race humaine dans la mesure où sa nature d’Ajin n’est démasquée… qu’une fois mort. Je regarderai certainement la suite car Satou est vraiment très classe comme méchant mais je ne me procurerai pas le manga.

Ajin - 03 - Large 02

J’ai déjà parlé d’Erased. Une adaptation bien négociée mais j’espère que la fin, quelque peu décevante, sera différente dans le manga. Le côté « retour dans le passé » fait toujours mouche et le scénario n’a au fond rien de vraiment original. Reste qu’on se laisse prendre très facilement par l’ambiance de la série. Ajouter des bandes noires horizontales pour accentuer l’effet retour dans le temps était assez bien pensé. Après on pourra critiquer les actions du héros qui pousse la bêtise jusqu’à héberger sa protégée dans un bus désaffecté. Je garderai surtout un coup de cœur pour le personnage de Sachiko, en mère exemplaire.

Je me suis permis une petite friandise avec KonoSuba. J’ai vu pas mal de séries inspirées des RPG et celle-ci est un peu comme les autres, avec peut-être un côté parodie accentué. Le héros meurt et une déesse lui propose de revivre dans un RPG. Il peut choisir une arme… il choisit la déesse. Un pitch peu banal mais très vite laissé de côté, comme souvent dans ce genre d’aventure. Un petit harem se forme autour du héros qui développe des pouvoirs très particuliers et affronte la vie dure du newbie. C’est sympa et divertissant mais très vite oublié.

Sans titre 6

Parfois, ce n’est qu’en quittant la scène qu’on peut savoir quel rôle on a joué.

Stanislaw Jerzy Lec

Terminons en beauté avec Shouwa Genroku Rakugo Shinjuu, adapté d’une manga parlant de ce divertissement typiquement japonais qu’est le rakugo. On nous raconte une histoire d’une incroyable profondeur autour de deux enfants admis comme apprentis auprès d’un maître du rakugo peu avant la Seconde Guerre. Deux jeunes hommes que tout oppose mais qui partagent un rêve commun, lié à la réflexion intense sur le rakugo, le divertissement et son évolution à une époque où le petit écran fait son apparition. Les séances de rakugo ne sont jamais trop longues et mettent bien en évidence ses mécanismes, les difficultés insoupçonnées que peuvent rencontrer les acteurs. Difficile à appréhender de prime abord, je me suis laissé prendre au jeu des multiples rôles incarnés par le seul acteur sur la scène. J’ai vraiment adoré cette série et pourtant je n’attends pas vraiment la suite car je doute que le retour à l’époque contemporaine puisse nous procurer les mêmes émotions, la même ambiance. Mais je me réjouis d’avoir tort.

A dans six mois pour le prochain bilan. Boku no Hero Academia, JoJo’s Bizarre Adventure, Amanchu et Orange seront très certainement au menu.

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