Bilan anime printemps-été

Cela fait bientôt six mois que je ne parle plus des petits dessins animés qui sont diffusés au Japon. J’avais pris à Pâques la bonne résolution de faire un billet pour chaque série de l’hiver. Ensuite je n’ai bien sûr pas eu assez de temps durant mes deux mois de vacances d’été pour parler des séries du printemps, trop occupé à jouer à des H-RPG.

Arslan Senki fait partie de ces animes que je regarde avec derrière la tête l’idée de me procurer un jour le manga. C’est quand même Hiromu Arakawa qui adapte une œuvre de Yoshiki Tanaka. J’ai passé un très bon moment à enchaîner les épisodes même si l’action se tasse un peu après des débuts prometteurs. Le côté trahison, prince en fuite et rassemblement des généraux m’a curieusement rappelé la quête de Suikoden V. Les stratégies de guerre étaient bien pensées et les querelles de pouvoir assez bien narrées. Que reprocher alors à la série ? Arslan Senki manque juste un peu d’âme, d’un récit suffisamment poignant pour vraiment impliquer le spectateur et surtout d’un héros charismatique. Avec du recul, le rythme était plutôt lent et on termine la série avec la sensation désagréable d’en être aux balbutiements d’une grande fresque.

baby-steps2Baby Steps est une véritable drogue. Du coup je me demande si j’accrocherais à Prince of Tennis un jour. Il m’était en tout cas impossible d’arrêter mon visionnement en plein match tellement je voulais en connaître l’issue. Parce que pour une fois on a un héros qui perd des matchs ! Ce ne sont pas des petits pas de bébé que fait Maruo mais des bonds de géant à commencer par ce stage aux US qui lui permet déjà de tenir tête aux joueurs pro. Et après quarante épisodes, on est enfin récompensé avec un début de romance délicieusement douce qui vient bien sûr booster la motivation de Maruo. Une approche assez sympa du tennis même si les tics que le personnage met en place et sa propension à l’analyse peuvent agacer un peu.

Punch Line est pour moi la meilleure série de l’automne dernier. Elle propose du tout grand divertissement avec tout plein de rebondissements, des couleurs, des petites culottes. Qu’espérer mieux? Des projets originaux comme ça j’en réclame. Après Cross Ange l’automne dernier, Yuri Kuma Arashi cet hiver, Punchline est une des rares séries à m’avoir enthousiasmé cette année. Des shows sincères qui ne se contentent pas de faire de la promo du dernier manga/light novel et de remplir un créneau. Je suis convaincu que la série a été trop boudée du public. En mélangeant plusieurs concepts – chutes d’astéroïdes, sectes terroristes, poltergeists, voyages temporels – Punchline réalise un joli pot-pourri haut en couleurs.

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Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il n’a pas de culotte pour passer l’hiver ?

Proverbe Québécois

Sound Euphonium, c’est une plongée plutôt sympathique et rafraichissante dans l’univers de la musique. L’héroïne joue de l’euphonium dans une fanfare où l’implication de chacun est différente. Certains entrent dans la fanfare de l’école pour s’amuser, d’autres le font par challenge : leur esprit compétitif les pousse à se surpasser, à donner le meilleur d’eux-mêmes pour avoir la reconnaissance du jury. J’ai particulièrement adhéré à la façon dont le sensei gère le groupe, de manière pointue et détachée à la fois en établissant clairement l’objectif dès la première leçon afin de responsabiliser chaque membre du groupe. Il s’avère toujours très prompt à déceler le plus petit problème dans l’ensemble et n’hésite pas à privilégier le talent à l’ancienneté. Après. KyoAni s’amuse à nous teaser autour de la relation entre Kôsaka et Kumiko. Comme c’est mignon.

Yamada-kun and the Seven Witches (j’ai cherché le titre à copier-coller et je me demande alors pourquoi Delcourt a gardé le titre anglais…) fut une très agréable surprise avec une intrigue pleine de rebondissements, des personnages fort sympathiques, une petite touche ecchi par-ci par-là et surtout une fin joliment ficelée. C’est une des rares adaptations de manga qui ne soit pas frustrante comme elle en traite un arc complet. L’histoire d’un gars et d’une fille qui s’embrassent par accident et procèdent ainsi à une échange de corps. Cela n’a à-priori rien d’original et rappellera un certain Kokkoro Connect. Mais la visée n’est pas du tout la même. Yamada-kun divertit tout simplement avec des péripéties qui s’ensuivent à très bon rythme et sans prise de tête.

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Gangsta a été tout d’abord une très jolie surprise avec son ambiance (les guerres de gangs, le trafic de drogue, les passes dans la ruelle), le mystère qui entoure la cité d’Ergastulum ainsi que le passé des deux principaux protagonistes. Un mystère dévoilé au fil des flashbacks distillés au compte-goutte tout au long de la série. J’ai trouvé cependant que les scènes d’action manquaient de tonus et d’animation alors qu’elles sont très importantes dans le récit. Et surtout, la série s’achève sur un cliffhänger bien maladroit alors que le studio vient de fermer ses portes. Une fin frustrante qui souligne une fois de plus la caractère vain de certaines adaptations et les limites de la japanim’.

Prison School. Pour ceux qui aiment l’humour en dessous de la ceinture. J’ai trouvé ça totalement délirant et j’ai bien kiffé la guerre stratégique et psychologique entre notre quintette de pervers et leurs geôlières. Parmi les instants les plus trippants, les scènes qui impliquent Hana valaient bien le détour. Le plus barré des cinq gars est sans conteste l’otaku, Morokuzu, qui fout en l’air une partie de son humanité pour ses figurines. Là aussi, l’adaptation ficelle parfaitement le premier arc de la série et nous tease pour une saison 2. Le plus surprenant dans l’affaire, c’est que l’auteur du manga nous a aussi concocté Me and the devil blues, dont la suite que j’attends depuis 6 ans a été récemment annoncée. Sacré décalage de ton et d’univers ! Après je ne sais pas si j’achèterais le manga car les gros plans sur la vice-présidente en sueur étaient trop nombreux et limite repoussants.

Donc pour ma sélection :

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Seul le corps peut aller en prison, l’esprit ne peut être prisonnier, on ne peut pas attraper le vent.

Sahar Khalifa

Rokka no Yuusha, c’est l’adaptation du premier arc d’un light novel qui parle des six héros élus par la déesse du destin pour sauver le monde. J’en attendais strictement rien à la lecture du synopsis et heureusement qu’il y a eu mensonge sur la marchandise. Les premiers épisodes sont lents mais sympas, toujours avec ces cliffhänger qui nous tiennent en haleine. Puis l’arrivée dans un temple met en scène une sorte de variation des Dix petits nègres d’Agatha Christie jusqu’à un final qui nous tourne tous en bourrique. Et c’est un peu tout le concept de la série dont le background n’a au fond que peu d’intérêt.

Working !!! est une série surprenante car elle revient régulièrement depuis 2010 pour adapter le manga d’origine au fil de sa publication et parvient à chaque fois à me divertir. Cette troisième saison s’applique à sceller la destinée du joli petit monde qui travaille dans le restaurant familial en introduisant un nouveau personnage : la mère de Katanashi (dixit Popura). Mais il me semblait bien vers la fin que les 13 épisodes ne parviendraient pas à tout ficeler et il faudra en effet attendre le film annoncé pour voir le mot de la fin.

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