Akatsuki no Yona

Yona, la princesse de l’aube : magnifique périphrase pour désigner une irrésistible princesse dont la chevelure et le regard de feu ne laissent personne indifférent. D’ailleurs Akatsuki no Yona, c’est un peu une histoire de chevelure ; mais j’y reviendrai. Le studio Pierrot a eu la géniale idée d’adapter un shoujo dans la lignée de Basara, du genre « jeune demoiselle mêlée à un conflit politique dans un univers de fantasy. » Le manga original est toujours en cours avec 17 volumes sortis au Japon et 5 chez Pika (à rythme régulier semble-t-il, bravo Pika). Les 24 épisodes de l’anime couvrent les 8 premiers volumes. Et c’est bien là le problème, si une seconde saison n’est pas annoncée.

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Ne vous méprenez pas : j’ai beaucoup apprécié Akatsuki no Yona. Sinon trois jours ne m’auraient pas suffi pour voir la série (ne vous offusquez pas, je suis en vacances, je cherche à oublier le travail…) La fraîcheur de l’univers, son héroïne pétillante et son taquin bodyguard ont eu tôt fait de me séduire. Je n’ai presque pas été gêné par la touche otome que l’on prête souvent à l’ensemble. Et même pas honte. Il fut un temps où j’avais dévoré La corda d’Oro, sans savoir alors ce qu’était un otome game. Une jolie nana et un troupeau de beaux mecs qui tournent autour. Ici on a une princesse, deux amis d’enfance, quatre guerriers dragons : ça fait un joli harem et au bout de quelques épisodes on commence à se demander si on appartient vraiment au public cible.

J’oubliais de vous raconter en deux mots l’histoire. Yona est la princesse du royaume de Kôka où elle vit paisiblement jusqu’au soir de son 16e anniversaire. Son amour de toujours Soo-Won n’a pas trouvé moment plus judicieux pour occire son père, le roi Il. Yona assiste à la scène (je vous raconte pas le choc) et se voit contrainte de prendre la fuite avec Hak, son garde du corps et ami d’enfance. Ils vont devoir rassembler les quatre boules de cr dragons légendaires pour… faire avancer l’histoire.

Sans titre 1J’en dis pas plus parce qu’au fond, on sait pas trop ce qu’elle veut la princesse en fuite. Les quatre dragons ce sont les quatre types derrière Yona sur l’eyecatch : force bleue, force verte, force blanche et force jaune. Les power rangers avaient besoin d’une armure pour montrer leur couleur, eux leurs chevelures suffisent. C’est le progrès. Avec toujours le rouge qui commande, voilà qui n’a pas changé. Et les 24 épisodes, c’est un peu leur recrutement, avec des histoires plus ou moins longues (voir très très courtes) et enthousiasmantes. Tous quatre s’entichent dangereusement de notre princesse fétiche avec laquelle ils partagent d’ailleurs un lien qui remonte à des temps immémoriaux. Je spoile rien remarquez, on a une prolepse dès la fin du deuxième épisode qui montre l’équipe au complet.

Et il y a Hak. Alors Hak, plus qu’un nom débile, c’est un type qui a vraiment la classe. On pourrait croire qu’il est trop sérieux dans son rôle de chien fidèle. On pourrait penser que ses sentiments à l’égard de Yona relèvent du mystère. Il n’en est rien. La façon dont il se moque sempiternellement de Yona est tout bonnement géniale. Du coup il exprime son amour au grand jour quand la demoiselle croit à une plaisanterie. Et que dire de sa façon pédagogiquement ultime d’enseigner le tir à l’arc, de s’imaginer le dark dragon de l’équipe ? D’ailleurs le méchant Soo-Won (le terme n’est pas très correct remarquez; le manichéisme est un peu mis à plat) avec ses cheveux blonds, ça doit être le dragon de lumière. Vous l’avez compris : je suis pour une fin Yona x Hak. Voilà, tout est dit. Et demain je me mets plus sérieusement aux otome games.

Pour peu qu’on la voie un jour cette fin. Akatsuki no Yuna a démarré sur des chapeaux de roue avec ce coup d’état grandiose des premiers épisodes. La quête des quatre dragons traîne un peu en longueur mais notre princesse prend de la bouteille (d’ailleurs elle se coupe les cheveux, c’est tout dire) et en profite pour voir d’elle-même le royaume que son père a négligé. Cerise sur le gâteau, la série est vachement bien réalisée par les types de chez Pierrot. Mais si la suite du manga n’est pas adaptée au plus vite, tout ça aura un tout petit peu servi à rien.

7/10

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