Garo: Honoo no Kokuin

63667lAvec le retour des pâquerettes, une saison d’animes s’achève et je me retrouve avec environ 150 épisodes à voir en attendant l’été. Les séries de l’hiver en deux cours, les petites séries de l’automne : ça en fait un joli paquet et ça me manquait comme je n’ai rien vu depuis deux mois. Un petit coup d’œil sur Anichart et mon premier choix se porte sur Garo: Honoo no Kokuin.

L’histoire se déroule dans le Royaume de Valiante, où le roi a lancé une chasse aux sorcières contre les Makai, sous l’influence de son conseiller Mendoza. Les Makai œuvrent pourtant à la sauvegarde de la population : ces alchimistes et chevaliers combattent les horreurs, des créatures qui dévorent les âmes des plus faibles. L’alchimiste Anna Luis est livrée aux flammes du bûcher alors qu’elle s’apprête à mettre au monde l’héritier du sang de Garo, le chevalier d’or. L’enfant, Léon, naît dans la fournaise du bûcher avant d’être recueilli par son père German, le chevalier zorro. Il porte dans sa chair les flammes symbolisant le ressentiment de sa mère.

Visuellement, Garo possède de grands atouts en nous plongeant dans un contexte familier et un univers aux senteurs espagnoles. Le Royaume de Valiante fait certainement référence à la ville de Valence, un des lieux où l’inquisition a élevé le plus de bûchers, proximité mauresque oblige. Le premier épisode donne le ton avec des scènes d’exécution suffisamment macabres et sanglantes pour nous mettre dans l’ambiance de l’inquisition : écartèlement, potence, décapitation… Les paysages et les décors urbains sentent aussi bon l’époque médiévale et le chara-design dégage beaucoup de personnalité. Avec sa cape et son visage déchiré par une chevelure rouge feu, on sent tout de suite que Léon est le héros tandis qu’une gueule de fauve et une poitrine touffue suffisent à donner la classe à son père. Mais ce sont les armures des chevaliers qui donnent à la série sa marque de fabrique. Armures à forme tantôt de lion, tantôt de loup, tantôt or, tantôt argent, héritées de la tradition des guerriers Saints de Masami Kurumada. Et que dire de ces affrontements dantesques contre des horreurs toujours plus stylées ?

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Le plus grand mérite de Garo est de nous raconter une histoire qui s’écoule presque sans temps mort sur 24 épisodes. Le rythme était suffisamment bon pour que j’enchaîne les épisodes et que la semaine sainte me suffise à en voir le bout. Après un départ prometteur, une brève exposition suivie de cette fascinante naissance sur le bûcher, la série nous montre comment les horreurs se mêlent à la population en dévorant les âmes tourmentées. Chaque épisode permet d’en savoir plus sur ces créatures et fait avancer la destinée de Léon, le complot qui menace la tranquillité de Valiante. Tout se déroule à bon rythme et l’ennui n’est jamais au rendez-vous. On est même surpris de voir la rapidité avec laquelle les événements s’enchaînent, les rebondissements s’ensuivent.

Garo s’appuie sur un casting plutôt maigre mais de qualité. Chaque personnage est suffisamment bien exploité pour qu’on s’attache à lui. Léon fait figure de piètre héros, lui qui laisse sa colère le guider face à l’ennemi. Il reste néanmoins le personnage le plus intéressant de la série, toujours avec le souvenir d’Anna, cette mère qu’il n’a jamais connue et que l’on voit dans quelques flashbacks bien amenés. German, son père, est un véritable dandy qui ne pense qu’à passer ses nuits au bras d’une fille de joie. Derrière son comportement peu avouable et ses tendances exhibitionnistes se cache le souci paternel de voir son fils grandir correctement pour lui passer le témoin. Hors de ce petit cercle familial, on retiendra Alfonso, archétype du prince modèle qui souhaite protéger son pays et la très charismatique Emma, une alchimiste qui traîne un douloureux passé.

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Voilà donc les ingrédients rassemblés pour un excellent divertissement qui vous tiendra en haleine, une fresque médiévale avec beaucoup de style, une intrigue parfaitement ficelée sur le thème de l’inquisition, de la chevalerie, de la noirceur qui sommeil en chaque être.

9/10

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