Soredemo Sekai wa Utsukushii

Sans titre 1Les adaptations de shôjo se font très  rares et ne reçoivent pour la plupart pas le succès souhaité. On part toujours avec les mêmes à-priori : c’est juste pour faire la promotion du manga, on n’aura jamais le mot de la fin. Et très souvent on a raison. Soredemo Sekai wa Utsukushii (The World is Still Beautiful) ne déroge pas à la règle. Faut-il pour autant bouder son plaisir?

L’héroïne de notre histoire, Nike, est princesse du duché de la pluie. Pour éviter une dispute entre royaumes, son père décide de la marier au roi du soleil. Arrivée dans sa nouvelle demeure, elle constate avec surprise que son futur promis est un sale mioche haut comme trois pommes. De mauvais augure comme Nike est elle-même une fille de caractère ignorant les bonnes manières.

L’héroïne possède beaucoup de charisme de par sa fougue et son impétuosité. Elle est à des lieues de la parfaite princesse formatée mais dégage un certain naturel dans sa façon de penser et d’agir. Ce côté différent et rebelle la rapproche de son époux, le roi Livius, refermé sur lui-même depuis la mort de sa mère. Au côté de Nike, il prend conscience de la beauté du monde qu’il a conquis, beauté devant laquelle il restait aveugle jusqu’alors. Leur relation s’avère néanmoins souvent conflictuelle, l’acariâtre et jaloux prince n’hésitant pas à jeter sa prétendante au cachot. Entre rires et émotions, on suit avec plaisir l’évolution de ce duo pour le moins surprenant en raison de leur différence de taille.

Le casting n’est pas des plus étoffé. Au côté de notre couple princier, il n’y a guère que Neil, l’intendant du prince, qui se démarque. Et il est plutôt sympathique, drôle et sérieux quand il le faut. A vrai dire, chaque personnage introduit amène un arc plus ou moins intéressant. Les arcs construits autour de Lani Aristes, grand prêtre du royaume, et de Tohara, la grand-mère de Nike, m’ont particulièrement plu. J’ai moins apprécié ceux qui sont consacrés à l’amie d’enfance de Livius et à son ancien ministre.

En regardant Soredemo Sekai wa Utsukushii, on devine sans aucun mal que le manga original est un shôjo qui a beaucoup de saveur. L’univers typiquement fantasy dégage un charme fou. Sa magie et ses traditions également. Nike est capable de faire tomber une pluie en harmonie avec les sentiments qu’elle met dans ses chansons. Et c’est pas souvent que l’héroïne d’un shôjo se met à chanter aussi bien. La voix de Rena Maeda est tout simplement sublime au moment où elle interprète « Tender Rain ». Tout cela donne à la série les senteurs enchanteresses d’un World Masterpiece Theater.

Soredemo Sekai wa Utsukushii

Soredemo Sekai wa Utsukushii est un bon divertissement qui adapte un shôjo tout frais, tout léger. Malheureusement et à l’instar de ses semblables, il est promis à sombrer très rapidement dans l’oubli. Malgré un semblant de conclusion qui ne trompe personne, cette petite série ne restera dans mon esprit qu’un gentil prélude sans grande ambition. Et je ne me précipiterais peut-être pas sur le manga s’il devait sortir chez nous.

7/10

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