No Game No Life

Sans titre 1Question du jour : pourquoi cette série a-t-elle rencontré autant de succès ce printemps? J’ignorais la réponse comme j’étais totalement déconnecté. Je l’ignore encore. J’ai pris connaissance de No Game No Life il y a quelques jours seulement en voyant sa moyenne sur un certain site de référencement. Parce que l’eyecatch n’avait vraiment rien pour attirer mon attention. Trop de lolis, trop de rose. Résultat des courses? Trop de lolis, trop de rose. Et ce n’est peut-être pas le plus grave.

Sora et Shiro, frère et sœur, gamers chevronnés, hikikomoris endurcis, ont une sacrée réputation sur le net en tant que 『  』(espace vide qu’ils utilisent pour nommer leur caractère). Un jour, un inconnu leur lance un défi aux échecs puis les emmène dans un monde alternatif nommé Disboard. Un univers qui consiste en 10 règles et 16 différentes races. Chaque confrontation, chaque guerre doit être résolue à travers un jeu dont le principe est décidé par la partie agressée. Toute tricherie (évidente) est interdite et les enjeux doivent être respectés. Sora et Shiro luttent au côté de la race humaine pour un jour défier le Dieu qui les a introduits dans ce monde idyllique.

Les prémisses sont assez cool et le duo formé par Sora et Shiro ne manque pas de charisme. Sora a une gueule de reclus avec ses traits tirés et ses cheveux en broussaille. Shiro ressemble à une poupée vide et narcoleptique. Tous deux entretiennent une intimité limite malsaine et perdent leurs moyens quant ils sont séparés. Le grand frère reste clairement un meneur de jeu dans la lignée des Lelouch ou Yagami Light. Quand à la petite, elle possède une intelligence qui défie les IA les plus abouties. Ensemble, ils sont imbattables. Et c’est bien un des problèmes de la série : ils ne perdent jamais. Pour s’approcher un peu plus de Dieu, ils se lancent dans des jeux tous un peu plus débiles les uns que les autres. Une partie d’échec qui part en live, de shiritori matérialisée, d’othello transcendantale. Et j’en passe. Des parties qui ne m’ont procuré aucune émotion ni vraiment de surprise. Tout semble trop convenu, jamais la situation n’échappe à nos héros car on sait qu’avant même le début de la partie Sora a rassemblé les conditions de la victoire. Bref, au niveau du jeu et du suspense, NGNL n’arrive jamais à la cheville de la référence en la matière, le fameux Kaiji dont j’attends encore la suite.

Alors pourquoi NGNL rassemble-t-il les foules? La série adapte un light novel d’un genre qui a bien marché ces derniers temps avec Log Horizon et Sword Art Online. Avec comme spécialité de verser dans le harem à outrance recouvert d’une épaisse sauce ecchi. L’essentiel de l’humour tourne là autour et atteint un niveau culminant de bêtise durant la partie de shiritori de l’épisode 6. Sans compter les scènes de bain qui introduisent chaque héroïne dans l’entourage de Sora, telles un rituel de passage obligé. Ce n’est pas l’unique problème de NGNL : même ce qui accroche le spectateur, cette marche en avant vers un objectif ambitieux, s’achève en pétard mouillé dans l’épisode 12. Sans l’annonce rapide d’une saison 2, les fans de la première heure étiquetteront NGNL d’échec magistral. Pour moi, c’en est déjà un.

No Game No Life

En somme, NGNL laisse le sentiment d’un énorme gâchis. Le concept semblait suffisamment original, la réalisation s’appuyait sur une palette de couleurs pétillantes qui donnaient à l’univers de Disboard une identité fraîche et propre, le héros possédait un certain charisme. Tout ça est gâché par des parties finalement barbantes, des intermèdes ecchi malvenus et un rythme globalement trop lent.

4/10

Une réflexion au sujet de « No Game No Life »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s