Saint Seiya – Par la senteur de madeleine!

Les Chevaliers du zodiaque et moi, ça remonte à l’époque où je regardais la série dans le Club Dorothée. Je ne suivais pas vraiment l’histoire à vrai dire car je manquais beaucoup d’épisodes. C’est qu’on était trop nombreux devant notre vieux téléviseurs. J’étais quand même terriblement fasciné par ces armures portées par les chevaliers. A un point tel que je me suis trouvé un jour en train de découper les épaulières de Hyoga dans du carton pour les attacher avec des ficelles.

saint seiya2Oui, ils se battent au milieu des étoiles.

Mes premières retrouvailles avec la série ont eu lieu à l’époque de Récré Kids, cette émission qui tentait assez en vain de rassembler les nostalgiques de l’époque Dorothée. J’ai pris le train en marche, quand Seiya et ses potes s’apprêtent à prendre d’assaut le Sanctuaire. Puis il y a eu le chapitre d’Asgard et le combat contre Poséidon. Depuis plus rien. Avant il y a deux jours. J’ai alors décidé de me lancer dans la lecture du manga. Et 48 heures après je referme le 28eme volume. Avec des sentiments très ambigus.

En toute honnêteté, sans la touche nostalgique, je n’aurais jamais eu l’idée de lire un tel manga. Et il reste en définitive peu d’autres aspects pour le sauver. Tout au long de la série, on se trouve assailli par la niaiserie des dialogues et l’effarante répétitivité des combats. Les ennemis, les rebondissements et les menaces se succèdent à une vitesse tellement ahurissante que le récit, sans temps mort, ne laisse jamais place au repos du guerrier. On ne peut pourtant que louer ce procédé qui insuffle ici à la lecture toute sa fougue et son dynamisme. D’autant plus que le trait impropre et maladroit de Masami Kuramada sied bien mieux  au rendu des combats qu’il rend majestueux.

saint seiyaCes armures, cette mise en scène…

Saint Seiya puise également son aura dans la mythologie grecque et d’autres légendes fondatrices. L’histoire et la destinée des personnages sont souvent mises en lien avec d’anciens mythes, certaines stratégies de combat également. Bizarrement, je me souviens que la partie de l’anime que j’avais préférée à l’époque était celle d’Asgard qui s’avère être un filler. J’avais tellement été marqué par la classe de Siegfried et l’ambiance de cet arc que j’avais lu une traduction de la Chanson des Nibelungen dans la foulée…

Si l’anime n’a plus trop d’intérêt en raison de ses longueurs, il y a bien deux ou trois trucs qui m’ont manqué de mémoire. Ne serait-ce que de voir la couleur de ces fameuses armures. Ou encore d’entendre le chœur de lamentations les quelques fois où Hyoga « mourrait » congelé. Sans oublier le générique chanté par Bernard Minet.

Deux jours, 28 volumes. A ce stade on ne peut plus parler d’apprécier un bon manga. Non, je me suis simplement noyé corps et âme dans un titre aux senteurs de madeleine. Et ô combien émouvant quand on voit le nombre de fois où les héros meurent et réapparaissent mystérieusement, Et souvenez-vous : la même attaque ne fonctionne jamais deux fois sur un chevalier. Par les météores de Pégase, par les météores de Pégase, par les mété… Tu ne le sais pas, mais tu es déjà mort.

Et oui, j’ai commencé Hokuto no Ken. Pas que le titre ait la même saveur de madeleine. J’ai juste envie de m’amuser en ce moment. Et pourquoi ne pas enfin lire Dragon Ball?

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2 réflexions sur “Saint Seiya – Par la senteur de madeleine!

  1. ah tiens, changement de design et on peut enfin commenter ?
    j’aime bien saint seiya, autant l’anime que le manga.
    en fait je trouve le début assez peu intéréssant, mais les 12 maisons arrivent assez rapidement et on y prend goût. Et le chapitre Hades, tant fantasmé que j’ai lu avant les OVA reste sensationnel dans ma mémoire.
    par contre, j’ai pas lu le manga depuis 1999 ou 2000, je me demande l’effet que ç’aurait aujourd’hui.
    tout ce que je peux affirmer c’est que Dragon Ball n’a pas vieillit.

  2. A vrai dire j’ai été un peu surpris par la façon dont les choses se précipitent alors qu’à l’époque j’avais tout juste un souvenir du bouclier de la Méduse, du vol de l’armure du sagittaire par Phénix ou encore du chevalier du Lion. Tout ça prenait une éternité en épisodes o_O
    Autant j’ai trouvé que l’enchaînement de duels était monotone dans les chapitres précédents, autant j’ai trouvé que celui d’Hadès partait un peu en couilles. Les méchants spectres sont à peine introduits qu’on se trouve devant le big boss avant une révélation qui fait très vite un « plouf » retentissant. Il n’y avait pas de madeleine pour ce chapitre que je ne connaissais pas du tout =(

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