Pourquoi ai-je peu apprécié Fate/stay night ?

Extérioriser son amertume à l’égard d’un titre souvent considéré culte parmi les amateurs d’eroge : pénible et délicat effort. Surtout quand on ne comprend pas trop bien ce qui a mal passé. Je préfère de loin chanter les louanges d’une œuvre : mieux vaut m’attirer la condescendance du lectorat non convaincu que ses foudres.

Je n’irai pas jusqu’à dire que je n’ai pas aimé Fate/stay night. L’œuvre réussit parfaitement à poser son ambiance, aborde quelques bonnes thématiques et devient au fil des heures tout autant addictive qu’elle est immersive. En fait, deux précédentes expériences devaient fortement biaiser l’aventure : le fait d’avoir vu et déjà peu apprécié la série TV parue il y a cinq ans d’une part, l’incontournable comparaison avec Tsukihime d’autre part.

En commençant la partie, j’étais tout guilleret à l’idée de pouvoir choisir ma route auprès du sublime servant Saber, de l’intraitable magicienne Rin ou de la douce kōhai Sakura. Je me suis vite retrouvé dans une impasse comme il est impossible de suivre le second scénario, Unlimited Blade Works, dès la première partie. Fate/stay night est un visual novel linéaire, où il s’agit juste de faire les bons choix pour ne pas connaître un mauvais sort. Et au fond, c’est peut-être la quête de ces mauvaises fins la partie la plus attrayante du jeu. Je ne suis pas totalement d’accord quand on dit qu’il était nécessaire de faire succéder les scénarios car il n’y a pas vraiment de liens entre eux. Dans Tsukihime, cette succession est essentielle, les révélations nous incitant à relancer fiévreusement la partie.

Pourquoi comparer Fate/stay night et son aîné? Il s’agit des deux titres phares de Type-Moon qui partagent le même Nasuverse (l’univers créé sous la plume de Kinoko Nasu). D’une œuvre à l’autre, l’auteur a perdu en dramaturgie et en pittoresque ce qu’il a gagné en thématiques. Fate/stay night parle d’héroïsme, de destinée, d’idéaux et de mythes dans un enchevêtrement de motifs parfois trop condensés. On passe surtout beaucoup de temps à expliquer et ré-expliquer 36 fois les ressorts de la guerre du Graal et les principes de la magie. Résultat : trop de narration, trop de répétitions que ce soit au niveau des questions existentielles ou de l’univers décrit. La succession des routes devait pourtant permettre de nous épargner cette redondance trop souvent assommante.

Fate/stay night propose quelques variations sur le thème de l’héroïsme. Dès le départ, Kirei sème le trouble dans l’esprit de Shirou en lui apprenant qu’au fond, protéger quelqu’un, c’est désirer que cette personne soit en danger. Il y a aussi l’aspect intéressé du geste qui apparaît à travers Kiritsugu  : sauver quelqu’un pour se sauver soi-même. Mais l’œuvre s’interroge surtout sur les limites de l’héroïsme : jusqu’où aller dans ce sacrifice de soi? Doit-on abandonner ceux qui nous sont proches pour sauver la masse? Les héros ne sont-ils pas eux aussi des meurtriers en puissance?

Je me suis aperçu sur Twitter que la grande majorité des gens (pour ne pas dire tous) préfèrent Heaven’s Feel. J’ai pour ma part trouvé la ficelle pathologique du scénario tellement prévisible et recyclée de Tsukihime que je suis resté blasé d’un bout à l’autre de l’histoire. Je garde donc une petite préférence pour Unlimited Blade Works car il met le projecteur sur un servant à la personnalité complexe et déchirée. J’ai peu goûté en revanche à la façon dont Fate revisite la geste de Bretagne.

Soyons correct et avouons que Fate/stay night transpire la classe à travers l’ambiance et l’univers décrits, le caractère des personnages, le dynamisme des combats qui s’appuient sur de bons effets spéciaux et dont les CG se succèdent à merveille. J’en reste pas moins mitigé au sortir de cette longue aventure car je n’ai simplement rien ressenti tout au long de la lecture. Ceci dit, j’ai bien envie de voir l’adaptation de Fate/Zero, qui semble LA série à succès de cet automne.

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15 réflexions sur “Pourquoi ai-je peu apprécié Fate/stay night ?

  1. Je corrigerai juste un point: Heaven’s Feel est une route controversée. Les guéguerres entre partisans de UBW et HF arrivent souvent. Et je n’ai vraiment pas aimé HF, avis personnel.

    Mind of Steel FTW.

  2. Je reviens pas sur l’article en générale, j’ai beau être un Type-Moon fag convaincu, j’accepte sans problème les critiques mais juste sur la comparaison Kohaku/Sakura sur laquelle je suis par contre absolument pas d’accord. Attention spoil Tsukihime et Fate.

    Oui, les deux ont un passé similaire qui n’est pas trop joyeux (oh euphémisme) mais ce n’est pas pour autant que les deux personnages et surtout le déroulement de la route ainsi que le traitement de celui ci sont identiques. Heaven’s Feel est beaucoup plus centré sur la décision de Shirou de renoncer à son héroïsme et à son Idéal ainsi que le thème du passage à l’âge Adulte et l’Amour Éternel alors que ce n’est en rien le point de Tsukihime, Shiki est même vraiment éloigné du stéréotype du Héros, et ce quelque soit la route et le passage de l’Enfance à l’Adolescence puis à l’Adulte est, même s’il existe, bien moins important dans Tsukihime, Shiki commençant pratiquement déjà en tant qu’Adulte. Mais je m’égare.

    Là où Kohaku est montrée comme étant la vraie responsable de tous les évènements de Tsukihime, à l’exception bien sûr de l’intervention de Nero Chaos, et n’a que pour seul but de se venger de tout ce qui l’ont fait souffrir, soit environ toutes les personnes qu’elle a connu un jour ou l’autre sauf sa soeur, Sakura essaie de résister le plus possible, de ne jamais craquer et de trouver le bonheur au côté de Shirou. Alors oui, elle finira elle aussi par abandonner mais d’une manière et des choix futurs tellement différents que Kohaku que la comparaison entre les deux est bien moins pertinente quand on s’y penche de plus près. Et même si la fin des deux routes, minus Mind of Steel de Heaven’s Feel, est vaguement ressemblant, Shirou finit avec Sakura et Shiki avec Kohaku, elles n’en restant pas moins éloignées dans leur traitement et leur portée pour les personnages.

    Du coup, oui, je ne nie en rien la ressemblance entre les deux. Mais elles sont pour autant diamétralement opposées dans leur ressemblance que je trouve dommage que tu te sois enfermé dans ta première impression et que tu n’es pas réussi à t’en séparer par la suite. Tout du moins, c’est l’impression que tu donnes.

  3. Tout ce que tu dis est juste et je ne nie pas que les scénarios aient des intérêts très différents. Je suis volontairement flou dans mon billet mais je vais aussi spoiler dans ce commentaire.

    Ce qui me dérange, c’est que pour la seconde fois en deux titres, Nasu traite dans son dernier scénario d’une héroïne dont on met l’emphase sur les viols qu’elle a dû subir durant son enfance. Crois-moi si tu voudras mais je me suis dit dès le début de Heaven’s Feel « elle, on va nous apprendre qu’elle a été abusée ».

    Tsukihime et Fate sont des eroges qui essaient tous les deux de créer un malaise chez le lecteur avant de purifier ses pensées noirâtres à travers l’orgie libératrice. C’est assez proche du netorare comme procédé dans la mesure où l’on ne sait plus trop si le héros est frappé de pitié ou de jalousie sexuelle. De l’autre côté, on a toujours la demoiselle qui se sent « trop sale » pour lui…

    Après d’accord, l’intérêt du personnage et l’impact qu’il a sur l’intrigue sont totalement différents mais le simple fait que Nasu reprenne cette ficelle pour construire l’identité blessée de Sakura m’a fâché.

    (Ok, j’ai rien fumé en écrivant ce commentaire, mais je suis très fatigué…)

  4. Je me sens obligé de rajouter une couche sur le commentaire d’Akinori. Les gens, ont de manière générale, tendance à ne pas apprécier Heaven’s Feel. C’est une route relativement laborieuse et pleine de pathos qui tombe complètement à l’eau si l’on ne s’attache pas profondément au personnage. Sakura fait pâle figure face à Saber (qui est un personnage original) et Rin (clichée, mais créée pour plaire). De plus, si on a joué à Tsukihime avant, on perd l’impression de surprise. HF est résolument un changement de ton dans Fate, et on ne s’attend pas à un truc aussi sombre. Pas le cas si on est déjà passés par TH.

    De mon côté, ce sont les Far Side Routes de Tsukihime qui sont assez mal passées, puisque j’avais joué à Fate avant. De la même façon que tu t’attendais peut-être ici à du drame aussi bien mené que dans Tsukihime, je m’attendais dans ce dernier à l’épique de Fate/Stay Night. En fin de compte, les deux œuvres sont difficilement comparables.

    Si l’ont exclut la route d’Arcueid (entièrement supportée par le personnage), Tsukihime est une histoire largement portée par l’intrigue d’une part et l’ambiance de l’autre. C’est beaucoup moins le cas de Fate qui donne la part belle aux personnages (et peut-être en parallèle à l’intrigue pour UBW et l’ambiance dans HF). Du coup, les persos de Fate ont une classe qui manque à ceux de Tsukihime, et c’était peut-être là qu’il fallait regarder.

    En ce qui concerne Zero, je pense que c’est encore plus un « character-driven plot » que Fate. Ils ont créé un nombre impressionnant de personnages tous respirant plus la classe les uns que les autres, et les on fait interagir. L’épique est un des aspects que je préfère voir dans toute histoire (VN/anime/manga/roman), alors j’ai trouvé ça tout simplement jouissif. Si l’on s’attache aux personnages, alors les plot twists et les séquences d’émotion toucheront leur cible. Le truc, c’est que je ne sais pas comment ça va se passer pour l’anime. La composante d’ambiance assez développée dans le roman pâlit dans l’adaptation, et certains personnages y ont parfois un « trop-plein » de classe, de manière assez intéressante. Ça paraît assez gros en fait, manquant clairement la subtilité et la pureté d’un Kara no Kyoukai. Enfin, ça reste le point de vue de quelqu’un qui a lu roman, et je reste biaisé vers le support originel qui permet plus de développement. Le mieux reste de jeter un oeil quand la série sera terminée (ou bien avancée).

    Risque de spoiler :
    Pour ce qui est de Sakura/Kohaku, le parallèle en profondeur des personnages ne marche pas (ça marche jamais, de toute façon) mais l’outil et le but sont les mêmes dans les deux cas. Ce n’est pas tant du recyclage de Fate de Tsukihime mais l’utilisation d’un technique ni originale, ni vraiment intéressante ni subtile de créer du pathos et des plot twists. En fin de compte, Sakura manque son but et Kohaku est intéressante mais manque de screen time et n’est pas vraiment assez développée du coup. Les deux sont complètement reléguées au second plan dans la majeure partie du jeu, aussi…
    En somme, ça fait que Sakura (qui est trop gentille/cruche/clichée) et Kohaku (trop peu attachant/naturelle) sont restées strictement à l’état de personne/outil narratif en ce qui me concerne, fatal pour un personnage de VN.

  5. Allo? Ne pas oublier une chose les enfants : Tsukihime = doujingame et FSN = eroge commercial

    La différence est fondamentale lorsqu’on la rapproche avec le statut de Typemoon à l’époque : TM était un doujin circle lors de la release de tsukihime et une eroge company lors de FSN, il est donc tout à fait normal de considerer que FSN est quasiment une adaptation de tsukihime au niveau des idées/plot/narration car le mode de distribution n’est pas la meme.

    On peut prendre n’importe quel doujineur passé pro, on verra le meme style car c’est un peu aussi ce que désire les fans

    Là où l’on peut voir une différence notable c’est le passage eroge company > société de divertissement à cible du grand public. D’ailleurs, je doute que les prochaines productions originales soient des eroge à part peut etre tsukihime 2

  6. Critiquez les routes autant que vous voulez, mais évitez pour le coup des remarques pas forcément bien placés sur les persos. Surtout quand vous comparez la qualité des deux persos de Fate/Stay Night. Ne partons pas dans des flamewar parce que c’est très facile d’y arriver avec les héroïnes de Fate.

    Et, juste comme ça, si vous tenez absolument à comparer Sakura, faites le avec Fujino hein. Sérieusement, Dark Sakura est bien plus proches de Fujino que de Kohaku.

  7. Tsukihime 2…c’est beau, le rêve.

    @Yokatheking : je pense qu’on a encore la présence d’esprit de ne pas tomber dans une telle flamewar ici…on est pas la Beast’s Lair.

    De toute façon, j’essayais plutôt de faire développer pourquoi Fate n’avait pas plu (ça m’intéresse, vu que c’est dans une certaine mesure l’inverse de mon cas). C’est pas vraiment taper sur des persos pour taper sur des persos. Le parallèle Sakura/Fujino n’est pas dur à faire, mais ce n’était pas vraiment pertinent puisque je croyais qu’on parlait de Fate/Stay Night et Tsukihime. Il ne me semble pas que Kara no Kyoukai ait bien plu à Sirius non plus.

  8. « Je ne suis pas totalement d’accord quand on dit qu’il était nécessaire de faire succéder les scénarios car il n’y a pas vraiment de liens entre eux. »

    Fate/Stay night est l’histoire de Shirou. Pas de Saber, pas de Rin et pas de Sakura. Ces trois personnages sont franchement anecdotiques, je ne comprend pas pourquoi tout le monde se focalise sur eux. A cause du schéma classique des eroge ? Non, tout tourne autour de Shirou.

    Fate est l’introduction pour planter l’univers et les personnages, Unlimited Blade Works pose la problématique de la personnalité brisée de Shirou et Heaven’s Feel y apporte une solution.
    C’est le schéma classique d’une histoire, ça ne peux pas fonctionner dans un autre sens.

    On ne peut pas montrer comment Shirou reconstruit sa personnalité dans Heaven’s Feel si on ne le montre pas avant comme une coquille vide remplie par les idéaux d’un autre.

    Quand à ceux qui n’aiment pas Heaven’s Feel mais qui portent Mind of Steel aux nues, j’ai l’impression que c’est la déconstruction du mythe du justicier qui ne passe pas chez eux. On aime quand nos héros sont héroïques, ce qui n’est clairement pas le cas à la fin de Fate/Stay night, même si le VN passe une centaine d’heures à nous expliquer pourquoi ça vaut mieux ainsi.

  9. Kyoshi -> J’ai été surpris par le commentaire d’Akinori car figurez-vous que j’ai posé la question sur Twitter et que les trois réponses (de Garric, Tetho et Tinkastel) étaient en faveur d’HF. J’ai été trop vite en besogne en généralisant mon enquête.

    Je suis tout à fait d’accord quand tu trouves les deux difficilement comparables. Fate verse bien plus dans la corde épique en effet. C’est moins ma tasse de thé et c’est pour ça que je mon point de vue est biaisé quand je lui reproche de ne rien m’avoir fait ressentir. Je trouve certes les personnages de Fate très classe mais le casting principal de Tsukihime est plus riche et original à mon sens.

    Pas vraiment d’accord de dire que Sakura et Kohaku manquent de screen time. Je dirai plutôt qu’il y a un manque de progression et qu’on revient toujours (je suis très fâché par les redondances du récit) sur les mêmes aspects du personnage.

    (Et j’ai retrouvé ton second commentaire en spam, désolé. ^^’)
    Et je sais même plus qui c’était Fujino (nan c’était pas pour moi tous ces films…)

    ado -> quand un concepteur reprend les mêmes ficelles pour ne pas décevoir son public, c’est qu’il y a un grave problème de créativité. Si Type-Moon veut passer au grand public, ils auront d’ailleurs intérêt à revoir leur copie car le sexe fait partie intégrante de Fate et Tsukihime.

    Dri -> Ton idée de calquer le schéma narratif sur les routes est intéressante. Elle justifie pas en revanche qu’on reprenne toujours les principes de la guerre et de l’univers. (En parlant de linéarité du récit, je me demande d’ailleurs comment Shirou connait le Noble Phantasm de Caster dans le dernier scénario… )

  10. Tu remarqueras quand même que les scènes d’exposition deviennent de plus en plus courtes à chaque route, puisque le plus gros est fait dans Fate. Mais oui je suis d’accord, c’est parfois assez lourd. Ceci dit j’imagine que ça dépend de ton degré de tolérance vis à vis du VN car ça me parait bien mineur comme problème.
    D’autant plus que chaque fois qu’on avance on en apprend un peu plus sur la véritable nature de la Guerre du Graal jusqu’au point où on se dit qu’Araya Souren serait fier.

    (Pour Shirou qui connait Rule Breaker, c’est tout simplement… parce qu’il l’a vu au début d’Heaven’s Feel quand Saber achève Caster. Sans compter qu’elle réapparait quand Zouken la contrôle. Shirou n’a besoin que de voir une arme pour pouvoir la tracer après.)

    Pour ceux qui parlent de Tsukihime 2… heu… ça a déjà été évoqué par Type-Moon où c’est juste un rêve de fan ? Parce qu’à part le remake annoncé en 2008 et qui a complètement disparu depuis, il me semble qu’il n’y a rien de tel de prévu. Sans compter qu’ils ont déjà les main pleines avec Mahoutsukai no Yoru et Girl’s Work.

  11. Il écrit comme un pied avant tout. La redondance n’est pas que dans les mécaniques mais aussi dans les situations qu’il présente.

  12. Dri -> En fait justement, il met en garde Saber des pouvoirs du Noble Phantasm avant qu’elle n’achève Caster. Je me suis dit : « voilà, cette fois il a des souvenirs des autres scénarios… » Des souvenirs d’une autre vie dans une autre dimension qui réapparaissent si souvent en VN?

    Aer -> Toujours aussi cassant.^^’ Il y a un problème au niveau des répétitions : la lecture n’aurait jamais dû durer plus de 60h. Ça ne remet pas pour autant en question la qualité globale de l’histoire.

  13. Non, c’est juste qu’il peut analyser la constitution, l’histoire et les techniques d’une épée juste en la regardant. Ça marche qu’avec les épées (ou poignard dans le cas présent), c’est le seul truc qu’il peut deviner comme ça d’un simple coup d’œil.
    Il n’a aucun « souvenir » des autres routes puisque de toute façon Fate et Unlimited Blade Works sont considérées comme des « possibilités » qui n’ont jamais réellement eu lieues.

    Ce qui est marrant c’est que je viens de lire une interview de Nasu et de Urobochi Gen (auteur de Phantom of Inferno et Fate/Zero, entre autres…) qui date de 2002 (donc 2 ans avant Fate) où Nasu dit que 100 heures pour un VN c’est beaucoup trop… J’ai bien rigolé :p

  14. @Dri : Jamais eu d’annonce officielle mais Nasu a déjà publié à plusieurs reprises des textes qui sont censés introduire Tsukihime 2 et il a même donné le nom de la suite qui est « The Dark Six ». Du coup, la suite de Tsukihime est légèrement plus qu’un rêve de fan. Mais bon, personne l’attends avant 2020 hein ^^
    Et Fate attends pas 100 heures … Ni Tsukihime d’ailleurs.

    Et je suis aussi d’accord avec l’analyse de Dri sur Fate/Stay Night qui est vraiment le récit de Shirou mais les 3 héroïnes ont un rôle plus important que juste être là. Elles sont chacune symboliques de leur propre manière, Saber étant celui de l’Enfance et l’Idéal, Rin de l’Adolescence et des différents masques de l’Homme et Sakura de l’Imperfection et de l’Adulte. Et c’est aussi en acceptant la femme qu’il aime avec ses défauts que Shirou grandit, ce qui est quelque chose qu’il n’aurait pas pu faire par lui même.

    @Sirius, Fujino, c’est la fille aux cheveux violets dans Kara no Kyoukai qui a le pouvoir de tordre. C’est le personnage principal du 3e chapitre/film.

  15. Sirius > Kara no Kyōkai est l’exemple typique de cette ouverture vers le grand public :
    – pas de sexe explicite de personnage principal (on pourrait discuter sur la seule scene qui existe mais on est pas sur beast lair)
    – la source d’inspiration de tsukihime donc mécanique de narration similaire
    – Oeuvre ancienne méconnue du grand public et recyclée/adaptée donc considérée comme « nouvelle »

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