Quartett! : Sortez les violons !

Ce petit visual novel signé Littlewitch a été pour moi une révélation. Pas en raison d’un scénario qui flaire bon la guimauve ni de ses protagonistes lambda. Si l’histoire reste sympathique à suivre, je n’ai rien ressenti devant les états d’âme de Charlotte et compagnie. En fait, j’ai juste accroché à l’esthétique sublime et délicieuse de l’œuvre.

Comme le laisse supposer le titre, Quartett! parle de musique classique. Phill, jeune luthier excentrique au look de poète, entre au conservatoire des Magnolia dans un quatuor (deux violons, un alto et un violoncelle) où jouent trois ravissantes demoiselles à la chair rose et pulpeuse… trois cibles de choix pour votre fusil d’assaut. A vos côtés, elles vont affronter leurs problèmes, leur passé, leurs désillusions (et consort.)

Je passe outre le récit (merveilleusement mièvre à souhait) et la musique (des jolis morceaux classiques mais répétitifs) pour aborder l’essentiel : la touche graphique. Je pense que sans ce dernier aspect, Quartett! n’aurait guère d’intérêt. L’histoire est courte mais s’appuie sur une quantité inédite d’artworks et de CG : des aquarelles au trait fin et léger dont se dégage une aura poétique et des décors peints avec beaucoup de caractère. Mais ce qui frappe de prime abord, c’est le chara-design atypique des héroïnes dessinées par Nocchi. Si beaucoup ont été rebutés par la proéminence de leur front, j’étais personnellement sous le charme devant ces délicates formes et ces grandes prunelles langoureuses qui vous ensorcellent.

Dans le petit univers des visual novel, Quartett! est une œuvre unique en son genre car elle construit toutes les séquences sur le modèle des mangas. Ici, point de boîte de dialogues mais des petits phylactères. Les images défilent sous forme de bande-dessinée en mouvement, où bulles et vignettes se superposent pour varier les plans et donner vie aux dialogues et évènements. Chaque scène s’attache ainsi un dynamisme surprenant et du plus bel effet malgré l’absence de réelle animation.

Tous les événements possèdent en outre leurs propres dessins, leur propre tableau : on ne se contente pas de sprites et d’un background recyclés infiniment. L’effort est d’autant plus remarquable que l’histoire se déroule dans plusieurs lieux différents et que même les décors urbains sont représentés avec souvent beaucoup de charme. Il est bien dommage de constater que le dernier projet de Littlewitch, Period, n’exploite pas les mêmes idées pour se calquer sur le format traditionnel du visual novel avec sprites et boites de dialogues. Sûrement en raison d’une expérience de jeu beaucoup plus longue (et rébarbative?)

Un visual novel à essayer pour son esthétique unique qui vient même sublimer les quelques scènes érotiques où la chair de porcelaine semble encore plus fraîche et potelée qu’à l’accoutumée. Et que dire à propos de ces mouvements de « caméra » qui visitent le corps de la jeune fille et impriment quelques soubresauts à l’instant fatidique… hem.

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8 réflexions sur “Quartett! : Sortez les violons !

  1. Faut que chronique un des art-books de nocchi, un de ces jours…
    J’ai un léger doute mais il me semble que c’est pas récent, Quartett, non ? Depuis quand il a été traduit ?

  2. Le titre a déjà 5-6 ans mais la traduction date du début de l’année. Sinon pas mal, tu devines qui est l’auteur des artworks? J’ai pas trouvé d’autres infos que « développé par Littlewitch »…

  3. Tiens, je ne savais pas que le VN de Quartett avait été traduit récemment. Sinon le style graphique est franchement plaisant, et j’avais bien aimé le découpage sous forme de manga, ca compense effectivement avec le scénario qui n’est pas vraiment extraordinaire.

    Si tu aimes les illustrations de Nocchi il y a aussi Girlish Grimoire Littlewitch Romanesque qui est bien sympa, bien qu’il tende plus vers la dating / raising simulation que le visual novel pur. Mais j’ignore si il a été traduit en anglais.

  4. Exelen : Il n’a pas été traduit. Les seuls projets de traduction concernant Nocchi sont Period (deux routes traduites) et Shirotsume Sôwa (deux chapitres traduits et en pause depuis fin 2010). J’ai peut-être loupé quelque chose donc faites-moi signe.

  5. Parler de Quartett sans approfondir sur la patte artistique de Nocchi, c’est un chouilla dommage : je suis devenue assez fan de son style même si c’est un peu trop « loli » à mon goût (et redondant mais ça, c’est assez courant comme défaut ^^’) et on a tellement peu d’infos qui filtrent à ce sujet dans la communauté otak’.

    Sinon, je dois avouer que tu es vilain, ça fait un bail que je me demande quelle est l’histoire de ce jeu et tu l’évoques à peine =(. Y a vraiment rien de rien à se mettre sous la dent ?

  6. Si si, il y a trois jeunes filles à dévorer goulument. Pour le reste, le scénario tient en deux lignes alors je préfère laisser au lecteur le plaisir de découvrir =) Si les dessins ne l’attirent pas, inutile d’aller plus loin.

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