Passion et piratage

Ce week-end, j’ai eu la grande surprise de voir à la télévision suisse romande une émission parlant des « Pirates de manga. » On ne s’étonnera tout d’abord pas du fait qu’un tel sujet soit abordé quand on dédie ses reportages aux « nouvelles tendances et technologies. » Le scantrad est une pratique toute nouvelle et surtout, il faut la mettre en avant. Comment les plus jeunes spectateurs intéressés auront-ils résisté à cette jolie publicité ? L’émission a certainement créé de nouveaux adeptes du scantrad à l’heure qu’il est.

C’est l’occasion de poser ma petite réflexion sur le piratage et mes passions d’une façon strictement « egoblog ». Une question qui me procure un certain malaise et que je n’ai jamais voulu aborder jusqu’à ce jour car j’appartiens plutôt à ceux qui tiennent la râpe à fromage. Mes propos seront crus et provocateurs mais je voulais absolument donner mon point de vue pour plus de transparence et quitte à m’attirer un mépris ma foi bien mérité. J’ai lu un jour un commentaire dans un coin de la toile qui disait en gros : « est-ce bien honnête envers le lecteur lui-même de parler d’œuvres qu’on a piratées ? » Un problème qui m’a vraiment marqué à l’époque et j’ai l’impression de m’être jusqu’à ce jour conforté dans une sorte de silence hypocrite. Car le fansub, et le scantrad pour plusieurs, on en profite mais on se cache de le faire dans la mesure du possible. On n’en propose certainement jamais l’accès. Parfois même – et là ça devient encore plus vicieux – on le dénonce tout en en profitant. En ce qui me concerne, la question est surtout grave dans la mesure où je ne peux pas me parer du qualitatif de « fan » en ayant profité de centaines de séries – animes et mangas confondus – avec en tout et pour tout quelques centaines de volumes discrètement entreposés sur mon étagère.

Le postulat des rédacteurs, visiblement influencés par les propos de Rémi, laisse évidemment transparaitre une sorte de crédulité aveugle : « Les passionnés veulent toujours avoir le dernier chapitre le plus rapidement possible ». On télécharge donc les derniers chapitres de Naruto parce que les éditeurs français ont du retard sur les sorties au Japon et les fans justifieraient leur action en criant à l’incompétence de ces escargots de chez Glénat, Kana et compagnie. Je pense qu’il y a derrière de tels arguments beaucoup d’hypocrisie et qu’il est naïf de croire que le scantrad n’est qu’un moyen de sauter sur les derniers chapitres dans l’attente bien sûr d’une  prochaine édition. Ou alors les pirates de manga sont bien moins déloyaux que je me les représente et je ferai partie à titre personnel de sa pire engeance.

Je trouve que l’argument lui-même est difficile à défendre. Y a-t-il vraiment une fiévreuse attente à chaque chapitre chez les « passionnés » ou n’est-ce pas plutôt cette fenêtre vers la facilité qui déclenche une telle frénésie? Pour reprendre l’exemple de One Piece, je ne vois pas l’intérêt de foncer sur les derniers chapitres comme je me procure l’édition de Glénat. Parce que je sais que j’achèterai une édition de qualité et parce que je sais patienter. J’aime beaucoup cette série, j’oserais même affirmer être un « passionné » ; les derniers volumes envoient la sauce comme il faut et pourtant je prends mon mal en patience. J’ai donc du mal à concevoir que l’argument de la rapidité soit valable et je pense qu’il y a une déchirure plus nette qu’on ne le soupçonne entre ceux qui achètent les volumes et ceux qui suivent les scantrads, qui sont habitués à un rythme hebdomadaire strict. La case hybride « achat+scantrad » doit être marginale dans ce sens et les craintes de boycott pas forcément justifiées.

Mais l’argument ne suffirait en tout cas pas à comprendre l’action du scantrad. Le type qui lit du Naruto en scans l’avoue parfaitement : il le fait par simplicité et parce qu’il n’a pas un gros revenu. On télécharge des scantrads avant tout parce que c’est gratuit et pas difficile à trouver, souvent parce qu’il n’y a pas moyen de lire autrement une série et parfois encore (plus rarement) pour découvrir une nouveauté. A titre personnel, je nourris peu de scrupules à lire une série entièrement éditée sans avoir l’idée de me la procurer quand bien même je l’aurais un tant soit peu appréciée. Je ne cherche aucune excuse cependant : c’est une habitude que j’ai prise, une solution de facilité comme une autre, une réalité qui peut choquer mais il faut dire ce qui est.

Il y a sur la toile un point de vue que je dois souligner. Le scantrad semble pour la plupart beaucoup plus incorrect comme pratique pirate que le fansub. Pourquoi ? Certains disent qu’un magazine s’achète et que ce n’est pas le cas d’une émission TV. J’en déduis que ces braves Japonais ne paient pas de redevance sur la télévision ? Je ne distingue pas du tout ces deux actions : elles consistent toutes les deux à diffuser des œuvres sous droit d’auteur après les avoir modifiées. Tout cela sans l’accord des ayants-droits. Je ne peux que poser des hypothèses pour expliquer le caractère tabou du scantrad dans l’esprit de la majorité des mangeurs de fansub.

Une vidéo est un support tout indiqué pour être traité sur ordinateur : on a des écrans qui font 24 pouces, des logiciels pour gérer les sous-titres, des releases en haute définition. Le fansub  est un travail d’équipe qui a supplanté la concurrence légale depuis belle lurette. En revanche le scantrad est une pratique moins répandue qui consiste à scanner des magazines pour des résultats souvent aléatoires selon le matériel. Un peu n’importe qui peut les traduire seul sans avoir de connaissance spéciale en informatique et la qualité semble plus souvent en pâtir. Mais surtout, beaucoup ont du mal à concevoir que l’on puisse apprécier la lecture sur un écran d’ordinateur : rien ne vaut le support papier et la lecture par volumes est bien plus confortable que par chapitres. Square Enix fait à mon avis une grosse erreur en ce sens en voulant proposer des séries à lire en ligne aux lecteurs car il risque tout simplement de donner goût à ceux qui n’auraient jamais envisagé ce moyen pour lire leurs mangas. Rappelons aussi aux côtés du scantrad une pratique que l’on oublie bien trop souvent de citer (ou que l’on préfère ignorer, sait-on jamais) : le scan pur et simple d’œuvres sorties sur nos rayons car souvent même des volumes déjà édités sont partagés. On dira que cette pratique est totalement étrangère aux teams de scantrad, certes, mais sa motivation est-elle ici juste de « connaître la suite de Naruto avant sa parution en français » ? S’agit-il toujours d’un « travail » entrepris « par des fans » ? Est-ce pour autant plus illégal ?

Revenons sur les éléments intéressants du reportage. En dehors d’un propos qui répète à raison que le scantrad est illégal, qu’il fait du mal aux éditeurs et aux auteurs, les journalistes dénoncent les sites de distribution  qui placent des publicités à côté d’éléments à télécharger et il faut reconnaître qu’il y a là un problème « doublement » plus grave qui se pose comme on exploite sciemment le travail d’autrui. Les auteurs du site auraient beau affirmer que ça ne paie même pas le serveur, le trouble subsisterait toujours et à juste titre. Sinon le type de chez Glénat décrit bien leur incapacité à lutter contre le piratage, la faute à la législation. Quels risques pour le lecteur ou plutôt le profiteur en général ? Cela dépend du point de vue adopté et de la loi concernant les droits d’auteur. La Suisse et la France sont complémentaires en l’occurrence. En gros, s’il est chez vous interdit de télécharger, il est ici défendu de partager. Une loi bien suisse comme je les aime car c’est une solution de facilité pour les traqueurs qui n’ont plus qu’à se concentrer sur les sources. La logique sous-jacente semble implacable : il n’y aura plus de partage sans fichier source. C’est bien sûr sans compter que les suisses romands ne forment qu’une minorité francophone sur la toile. On a même un avocat qui ne se retient pas de rappeler aux médias ce trou législatif et d’inciter les spectateurs au téléchargement car au fond, « pourquoi payer une œuvre qu’on peut gratuitement se procurer ? » Mais cette liberté juridique doit-elle vraiment justifier le piratage systématique ?

L’émission traitait en fait de la lecture or le problème touche aussi et surtout les animes comme vous le savez. Là non plus, je peux difficilement vanter mon attitude vis-à-vis de cette passion. Malgré les efforts consentis dernièrement dans le simulcast (je préfère bien sûr les versions pirates en anglais, par habitude tout simplement), j’ai du mal à imaginer un nouveau départ pour le marché de l’animation. Il suffirait de comparer les bénéfices des éditeurs mangas et animes pour voir qui souffre le plus du piratage. Personnellement je ne pleurerai pas trop la disparition totale des seconds car je n’ai jamais saisi l’intérêt d’avoir un coffret DVD sur mon étagère quand je n’ai plus que mon PC pour les faire tourner. Je n’ai pas du tout l’âme d’un collectionneur. C’est différent pour le livre dont le support numérique ne remplacera jamais le vrai. La réflexion suivante ne doit pas justifier mon point de vue qui est tout sauf honorable mais je ne suis pas sûr non plus que la faillite du marché des animes en France puisse avoir une conséquence grave sur les productions au Japon. Car au fond, n’est-elle pas déjà depuis longtemps consommée ?

Mais ce billet ne cherche pas du tout à étudier les ressorts du piratage, à disserter sur ses aspects éthiques et législatifs ni à faire le point sur un marché dont j’ignore à peu près tout. C’est tout simplement un « mea culpa »  que je rédige plus pour des raisons de transparence qu’autre chose car au fond, je me fiche royalement de ce sujet comme vous l’aurez constaté à travers mes généralisations aveugles et hypothèses fumeuses dépourvues de toute référence. Je voudrais ainsi revenir à la question posée plus haut : « est-ce bien honnête envers le lecteur lui-même de parler d’œuvres qu’on a piratées ? » Je suis vraiment très sensible à ce propos car en effet, est-il vraiment honnête de conseiller à quelqu’un une chose que l’on a soi-même pas acquise ? Le rédacteur irait-il lui-même jusqu’à se procurer une série qu’il porte aux nues ? Se rend-il vraiment compte qu’il tente un autre alors que lui-même n’aurait jamais idée de faire l’achat ? Un climat terriblement vicieux s’installe un peu à l’insu de tous, de quoi donner mauvaise conscience. A l’avenir, partez donc du principe que je parle d’œuvres piratées. Je veux bien continuer à spolier les ayants-droits mais j’aurais plus de remords à tromper les lecteurs.

En résumé, sachez que l’auteur de ce billet est forcé de se considérer comme un gros pirate, sans scrupule envers les auteurs qu’il admire tant, un imposteur en quelque sorte. Il n’a jamais eu l’idée de se procurer un artwork, une figurine ou autres goodies, ni même d’assister à une convention. Il pourrait même rebaptiser les catégories de son blog en « fansub », « scantrad » et « émulation ». Dans sa conception de la chose, un « fan » respecte le travail des auteurs et ce n’est décidément pas son cas. Excuse suprême, caricaturale et pathétique : il est trop suisse. S’il télécharge, ce n’est pas vraiment parce qu’il trouve à se plaindre du travail des éditeurs, ce n’est pas une question de prix (même si on se demande pourquoi au cours actuel le volume de One Piece passe de 6.50 € à CHF 13.20 ), de qualité du papier, de traduction ou de délai, c’est pure paresse, facilité et – car il faut finalement bien l’avouer aussi honteuse la réalité puisse-t-elle être – boulimie. Car au fond, le piratage, c’est la voie libre à la gloutonnerie, à se satisfaire passivement de n’importe quoi, quitte à suivre la tendance actuelle qui semble privilégier la quantité de productions sur la qualité. Peut-on même encore considérer comme une passion une activité basée sur le piratage? Passion du piratage?

Le prochain billet sera une apologie de Juan Gotoh.

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22 réflexions sur “Passion et piratage

  1. La patience s’est perdue avec l’avènement d’Internet. La disponibilité de tous les contenus, simultanément dans le monde font que les gens ne souhaitent plus attendre, ils veulent tout, tout de suite.

    Alors après il y a ceux qui vont après avoir découvert telle ou telle série (que ça soit manga ou anime), l’acheter lors de sa sortie en France, voir même l’importer en version originale. Et il y a ceux qui au final, n’achèterons – presque – rien. Mais justement, ceux-ci, même sans le scantrad ou le fansub, n’auraient probablement rien acheté non plus, et auraient diverti leurs journées avec autre chose.

    Par rapport à l’écriture sur des oeuvres que l’on a lues/regardées disons illégalement, il faut quand même penser que certaines ne verront jamais le jour en France, ou alors dans longtemps. Et dans le cas où ça sortirait en France, l’article reste d’actualité, tant qu’il ne contient rien qui pourrait diriger vers du scantrad ou du fansub.

  2. Une grande partie des billets que je poste sur mon blog est composé de découverte en scantrad, comme tu dis, c’est tout à fait illégal.

    Deux cas se présentent:
    – La série est licenciée: nickel, j’ai parlé d’un truc que des gens pourront acheter, vu que je parle de ce que j’aime, il y aura au moins un avis positif sur la toile => positif pour l’éditeur.
    – La série n’est pas licenciée: et bien j’aurais fait découvrir quelque chose aux gens => aucun impact sur les éditeurs.

    Le gros problème est le Warez, le scan de licencié, c’est ça qu’est mal, pas les billets faisant découvrir une série!

  3. J’avoue moi aussi mon hypocrisie. Et je te rejoins dans l’idée que je veux pouvoir regarder quelque chose sans forcément encombrer mon étagère de DVD/BR alors que t’as un PC (et avec la freebox V6 et les FAI qui vont suivre, le premier noob venu pourra lire sur sa TV les vidéos stockés sur son ordi). Mais c’est dans ce sens que j’aime le simulcast, même décalé, même payant, qui me fait sentir moins coupable. Je ne demande que le développement de ces iniatives. Je veux pouvoir regarder quelque chose, moyennant rétribution pour les auteurs bien sûr, mais sans forcément acquérir le produit.

    D’ailleurs, l’argument confort que tu mets en avant qui « sauve » les mangas par rapport aux séries tombe quand tu as eu sous les yeux un e-book avec encre électronique. Le confort de lecture est le même que pour papier, tu perds tout au plus l’aspect tactile. Il suffit que le prix de ces liseuses baissent et là ça va être la fête. Surtout que pour les mangas, la restriction du monochrome (et même là la couleur va venir) ne tient pas.

    Si les éditeurs ne proposent pas d’alternative légale entièrement digitalisée, ils ont perdu.

    Enfin, l’hypocrisie est générale. Comme par hasard, les mangas D-Gray Man, Soul Eater, Fairy Tail et maintenant Beelzebub débarquent en France au même moment que la série d’animation débute au Japon. Il n’y a pas de surprise à voir ces titres acquis en France mais on ne me fera pas croire à une coïncidence des dates. Certes, le fansub n’est plus une promo de l’anime mais c’en est une du manga.

  4. l’argument « çà ne paye pas même pas le server » est une connerie, c’est juste qu’ils sont mauvais et ne savent pas s’y prendre. Un bloggeur ricain avec 10000 pages vu par jour peut gagner jusque dans les 800 $ par mois.
    il te faut donc environ 500 visiteurs journaliers pour les obtenir. Sachant qu’en jour de release, il n’a pas 500 visiteurs mais un chiffre qui dépasse les 5000 compensant le reste de la semaine …
    Et le serveur c’est juste 100 misérables euros par mois voire un tiers de cette somme s’il prend une dedibox.

    tu l’as dit toi même, tu n’as pas l’âme du collectionneur. Mais les plus gros pirates ont cette âme. Tu n’es pas un gros telechargeur, t’es juste le gars mainstream ou à peine au dessus. Tu regardes parce que c’est gratuit, tu peux t’en passer sans problème. Tu feras juste autre chose à la place.

  5. J’avoue honteusement avoir recours régulièrement au scantrad & fansub, notamment pour les séries non-licenciées qui m’intéressent. Du reste, je suis suffisamment con pour acheter systématiquement les titres qui me plaisent, parfois en import, et même en bluray alors que je n’ai pas de lecteur… XD

    J’attends avec impatience ton prochain billet, vu le thème abordé. :)

  6. Je pense que ceux qui ne font que télécharger sans jamais rien acheter, n’achèteraient pas plus si le téléchargement n’était pas une option. Une comparaison simple : les personnes qui vont regarder telle ou telle série télévisée américaine sur TF1 ou M6 ne vont pas nécessairement acheter les DVD ensuite ; la logique de nombre de pirates ne diffère pas (à ce détail près qu’une télédiffusion rapporte aux auteurs).

    Pour reprendre un point intéressant soulevé dans cet article : qu’est-ce qui est le plus grave entre lire du scantrad et regarder du fansub ? Pour moi, clairement, le scantrad. Tout simplement car le Français est, après le Japonais (logique), la principale langue dans laquelle les manga sont publiés. Donc les lecteurs français ont peu d’excuse… Alors que le marché de l’anime en langue française est moribond, donc qu’il existe moins de titres disponibles.
    Évidemment, tout est justifiable. J’avoue lire du scantrad. Mon excuse tient dans les titres concernés : Hourou Musuko, Kuragehime, Fudanshism… Que des titres non disponibles en France, mais que j’achèterais avec plaisir dans le cas contraire. D’ailleurs, Hourou Musuko va sortir en Anglais prochainement, et je pense l’acquérir dans cette version.

    Lire des scans pour prendre de l’avance se justifie à la seule condition que cela soit suivi d’un achat. Dans ce cas, je n’ai aucun reproche à faire. Pour les animes, vu le peu qu’il sort en France, je pense que nous pouvons faire des efforts. Je prends même des Z1, parfois.

    En ce moment, je suis tout de même un peu énervé : Bandai avait eu une bonne idée en proposant un BRD de Gundam UC en sortie mondiale, mais ne répète pas l’opération avec la seconde OAV. Je trouve cela frustrant, et méprisant pour les fans Européens… Dommage, car j’étais prêt à leur donner mon fric, et à payer 50 minutes d’animation – enfin, 50 minutes de Gundam – plus cher que les coffrets Gold de 26 épisodes de Dybex…

  7. L’aspect communautaire joue certainement un rôle pour le lecteur pressé. Il n’est pas rare de voir des discussions sur Naruto portant sur les derniers chapitres japonais, au risque de spoiler violemment ceux qui attendent la sortie française. Sinon, je dois reconnaître qu’il m’est arrivé d’avoir du mal à patienter après un cliffhanger percutant ou devant une intrigue particulièrement prenante… C’est dur des fois T_T. Pourtant, je n’ai pas pour autant arrêter d’acheter les séries en question. D’un point de vue plus général, je dirais que la passion pour l’objet peut être aussi très forte. Tu peux croiser des fans qui tiendront à terminer une série, même si elle ne leur plait plus, car ils l’ont commencée et qu’ils finissent toujours leurs séries. Je pense donc que la collection en elle-même a vraiment son importance pour certains fans.

    Le scantrad semble pour la plupart beaucoup plus incorrect comme pratique pirate que le fansub >> Pour ma part, j’ai plutôt l’impression inverse. Ca doit dépendre des coins du net où l’on a ses petites habitudes ^^. Dans la mesure où le manga papier ne peut pas (pour l’instant) être comparé au manga digital ou au scan, on considère que les lecteurs de scans sauteront plus facilement le pas que les spectateurs de fansubs. De plus, le prix d’un manga est moins rédhibitoire que celui d’un DVD, d’où un achat plus facile. Je crois d’ailleurs qu’en France le secteur du manga est moins en crise que celui de l’anime, mais je n’en suis pas sûre.

  8. Gemini -> Dire que le scantrad est pire parce que le marché fonctionne bien, c’est un peu tiré par les cheveux je trouve. On pourrait avancer réciproquement que c’est parce que le fansub est bien plus pratiqué et généralisé que le marché de l’animation est moribond. Je suis assez d’accord en outre pour avancer comme Afloplouf que « le fansub n’est plus une promo de l’anime mais c’en est une du manga. »

    Natth -> C’est en effet un point de vue que je ne rencontre pas souvent. Généralement le scantrad (qui devait être une pratique plus tardive que le fansub si je ne me trompe) est dénoncé justement parce que l’offre légale est là. Mais je suis d’accord pour dire qu’il y a pour beaucoup un fossé infranchissable entre lire sur écran ou sur papier, peu importe les progrès de l’e-book.

  9. Sirius, t’as déjà tenu un e-book entre les mains ?Je te parle d’un vrai e-book, avec e-link, pas d’un tablet PC (ou tablet Mac je ne suis pas sectaire). Tu verras que le fossé n’est alors pas infranchissable avec un support papier outre certes le plaisir tactile et olfactif mais on parle d’une fraction infime du lectorat pour qui ça a de l’importance, surtout chez « les jeunes », cible principal du manga. A 200€ les liseuses sont encore trop chères mais à partir de 150€, voire 100€, ça devient très intéressant.

  10. Je suis pirate. Je n’ai nullement l’intention de payer 30€ le coffret de 4 épisodes quand une série en compte une trentaine.
    (quand j’ai vu comment Kaze se fait plaisir avec Samurai Champloo, j’ai hurlé)
    Donc oui, j’ai mes groupes de fansub préférés, avec qui j’ai découvert des séries qui (à l’époque) n’étaient pas licenciées.

    Ma grand excuse (même si c’en est pas une…) est que je n’ai pas des mille et des cents à mettre dans ma passion. Et que je trouve que les distributeurs officiels se font franchement plaisir avec leurs prix.

  11. « (quand j’ai vu comment Kaze se fait plaisir avec Samurai Champloo, j’ai hurlé) » >>> Ha ha ha ! J’ai ri. Le fossé il est là. Les pirates et les consommateurs dits classiques, ne parlent pas le même langage et ne vivent pas dans le même monde. Et cette simple phrase en est la preuve. Même moi qui n’ai pas acheté les DVD de Samouraï Champloo, je sais que ce n’est pas Kazé qui a édité la série. (série passée gratuitement sur Canal, au passage… )

    « Comme par hasard, les mangas D-Gray Man, Soul Eater, Fairy Tail et maintenant Beelzebub débarquent en France au même moment que la série d’animation débute au Japon. Il n’y a pas de surprise à voir ces titres acquis en France mais on ne me fera pas croire à une coïncidence des dates.  » >>> Voilà qu’on reproche aux éditeurs d’avoir une vraie réflexion marketing, de ne pas sortir n’importe quoi, n’importe quand, n’importe comment. Et d’avoir une vision à moyen terme en travaillant de concert avec le Japon… Je trouve ça insensé. Visiblement, je suis le seul. ça fait 15 ans qu’on a du manga en France, il était temps que les éditeurs se professionnalisent. Là, pour le coup, je trouve l’argument malhonnête.

    « Y a-t-il vraiment une fiévreuse attente à chaque chapitre chez les « passionnés » ou n’est-ce pas plutôt cette fenêtre vers la facilité qui déclenche une telle frénésie? Pour reprendre l’exemple de One Piece, je ne vois pas l’intérêt de foncer sur les derniers chapitres comme je me procure l’édition de Glénat. Parce que je sais que j’achèterai une édition de qualité et parce que je sais patienter.  » >>> C’est plus compliqué. Le problème est le même que pour les séries US. Quand on a pris de l’avance sur la diffusion légale, revenir « dans le droit chemin » impose de se sevrer de sa série fétiche pendant 1 à 3 ans. Je comprends que ça en rebute certains. C’est humain, même si chacun n’avait qu’à se restreindre à la légalité.

  12. Sirius >> C’est l’œuf qui fait la poule, ou la poule qui fait l’œuf ? Crois-moi, le fansub n’est pas le seul problème de l’industrie française de l’animation – disparition des diffusions télévisées, prix cassés de Déclic-Images et Dybex,… – même s’il joue évidemment un rôle.
    Toujours est-il que, dans les faits, de moins en moins de nouveaux animes arrivent en France, alors que ce n’est pas le cas des manga. Donc, à moins d’aimer des genres qui ne se vendent pas en France – comme les shôjo des années 70 – il ne devrait pas être nécessaire de recourir au scantrad, à part pour se tenir à jour ou pour ne pas payer…

    Concernant les choix des éditeurs papiers par rapport à l’animation et aux fansubs… Très franchement, il y a une certaine hypocrisie des éditeurs à ce sujet.
    Pour un manga comme Beezelbub, je pense que nous aurions eu une sortie de toute façon. Un titre qui marche bien au Japon et qui sort du Jump a toutes ses chances d’avoir à la fois une adaptation et une publication en France. Après, si nous tenons compte du temps pour négocier les droits ou le travail de l’éditeur, un temps de latence peut se comprendre.
    Par contre, il y a aussi des éditeurs qui profitent à 100% des adaptations animées, tout en sachant qu’une arrivée légale de l’anime en question est peu probable. J’en avais déjà parlé dans un de mes articles, mais un cas très révélateur nous vient du forum d’Akata. Dessus, il existe un sujet où les lecteurs parlent de titres qu’ils voudraient voir sortir en France (bien souvent découverts via les scans). Un jour, quelqu’un mentionne Kaicho wa Maid-sama ; ce à quoi un employé de l’éditeur répond qu’un tel manga a peu de chance de sortir en France. Quelques temps plus tard, une autre personne soumet ce titre, et ce même employé d’Akata de répondre que, dans la mesure où un anime est en préparation, une sortie en France ne devrait pas tarder… C’est finalement Pika – probablement l’éditeur qui profite le plus du fansub – qui a décroché la licence, et la publication en France a coïncidé avec la diffusion au Japon ; bien entendu, aucun éditeur d’animes ne se dit intéressé à ce titre.
    Comme indiqué tantôt, c’est un coup marketing soigneusement préparé. Mais mal assumé par les éditeurs…

  13. Mi je vais juste prendre comparer mes habitudes d’achat et de lecture des BD et manga, sachant que je résonne/consomme à peu près de la même manière sauf que internet et le scantrad n’existait pas pour moi quand je lisais au taquet de BD : J’ai du acheter 5% des BD que j’ai lu, 60% venait des différentes bibliothèque public, 20% par amis/famille et 15% dans les rayons des supermarchés ou autre vendeur. Puis la BD m’as un peu souler et j’ai découvert les manga! Qu’est ce qui a changé? Les manga que vous achetez ont plus de chances d’être neuf et les manga des différente « bibliothèque » prennent plus la poussière par contre ma connexion internet prend cher et j’achète toujours environ 5% des bandes dessinées japonaise que je lit comme je le faisait avant pour les bande dessinée franco-belge! Chez moi ca va rien tuer du tout le scantrad, après tous le monde n’as pas ces habitude de lecture la mais je pense qu’il y a en as quand même beaucoup!

    «  »le fansub n’est plus une promo de l’anime mais c’en est une du manga! » » => C bien vrai! Le nombre de personne qui suivent les animes de naruto, one piece ou bleach qui se sont mis au scan pour avoir la suite ou au manga papier pour zapper les inévitables HS est immense et sachant que ces titres la sont les portes d’entrées actuelles vers l’univers des mangas (et des animes), elle le deviennent aussi pour le monde du scan trad (et de la fansub); et une fois le pas franchit c’est très dur (et très long!) de s’arrêter!

  14. C’est hypocrite de cracher sur le sub/scan quand on en consomme, mais pas de faire la promotion de truc qu’on achèterait pas.
    D’ailleurs, un blog est-il seulement destiné à faire de la promotion ? Ne blog-tu jamais sur des trucs moyens ou médiocres voir carrément mauvais ? En général je blog sur les trucs que j’ai récemment vu, lu, joués et parfois je tombe sur des étrons. Dans ces moments là, l’article sert davantage de mise en garde genre « attention gros caca » que de promotion.
    Enfin à mes yeux, le fait de ne pas acheter n’est que la preuve d’une absence de PASSION. Tu aimes bien la japanime, le manga et la pop-culture jap, mais tu peux vivre sans, d’ailleurs si les animes que tu tipiak passaient à la télé ça te suffirait probablement.

    Personnellement je n’achète qu’une fraction des choses que je consomme. Mais lorsque je peux me le permettre, je n’hésite pas à acheter les séries que j’adore. Cependant, je n’ai regardé que 5% des DVD que j’ai. La plupart du temps, j’achète pour rémunérer des auteurs qui ont fait un truc génial. Quand j’ai envie de me regarder un anime que j’ai en DVD, il est moins fastidieux de le télécharger plutôt que de bouger mes fesses pour choper le DVD sur l’étagère.

  15. Il y a quelque chose qu’on peut être disposé à faire pour compenser ce besoin d’outrepasser la loi pour accéder à un loisir dans son ensemble, au delà de l’achat régulier d’une poignée de DVDs/Blurays par rapport aux subs dévorés (je me sens moins concerné par le scantrad, j’achète systématiquement mes oeuvres papiers, je n’arrive tout simplement pas à me séparer du support…). C’est marquer la promotion des oeuvres dont on parle en toute conscience, systématiquement, que la critique soit positive ou négative, avec un simple lien vers une source d’achat. On en vient au débat de la remise en question de l’honnêteté du blogueur, mais c’est la seule solution qui me vienne à l’esprit. L’initiative provoquerait un véritable tôlée, mais c’est celle qui me semble être la plus juste, la plus honnête, la plus faisable. On triche pour regarder, à nous d’assumer et d’équilibrer le manque auprès des créateurs en leur assurant une promotion minimale. Un début serait au moins de systématiquement placer les références précises de l’oeuvre en question en bas de billet, pour permettre au lecteur de se la procurer légalement s’il en a le désir.

    Le rythme de consommation aujourd’hui rend tout discours « si tu aimes, tu achètes, sinon ça veut dire que tu n’aimes pas » foncièrement hypocrite, puisqu’aucun de nous n’élève un régiment de poules aux oeufs d’or qui nous permettrait d’avoir suffisamment d’argent pour appliquer de tels principes, bien triste est la passion qui se mesure à l’argent qu’on peut lui disposer. L’animation japonaise serait un loisir uniquement réservé à l’occidental riche ? Et même l’argent ne nous permettrais pas de suivre les séries les plus récentes, dans l’absolu. C’est un problème sans solution. Ou alors il faut réduire la consommation et se contenter d’acheter ce qui sort chez nous en croisant les doigts, ce serait une passion plus frustrée qu’inexistante, collectionneur ou pas.

  16. Tetho -> Dis-toi simplement que j’ai joué sur émulateur principalement aux titres qui ne sont pas sortis en Europe. Et si je parle d’oldies c’est aussi certainement le cas. Sur 72 jeux terminés à ce jour, j’en possède 43 et je te laisse faire la différence. Mais depuis la fin de l’époque bénie PS2, je n’en achète plus car les bons RPG sont trop éparpillés sur les nouvelles consoles. Les boitiers sont planqués au fond de l’armoire et prennent la poussière : ma chambre n’a d’ailleurs strictement rien de celle d’un otaku notez bien.

    Gen’ -> Je vois que toi aussi tu appartiens à cette catégories de personnes qui ne peuvent envisager de lire un manga sur l’écran et qui existent bel et bien. (J’essaie d’appuyer ma thèse auprès d’Afloplouf même si non, j’ai jamais tenu d’e-book en main.) Sinon j’ai jamais pensé à cette idée de rédemption par la promotion. Sérieux, je trouverais ça un peu déplacé comme excuse et assez cynique de citer les éditeurs et la façon de se procurer une chose que je n’ai pas acheté. Et j’avoue que je ne me suis jamais dit « j’aimerais bien m’acheter ce truc mais j’ai pas de tune ». Je ne suis pas riche mais je pourrais investir infiniment plus dans ma passion si ce n’était la possibilité d’avoir du tout gratuit sans même outrepasser les lois et que je n’ai pas envie de m’encombrer de choses qui risquent d’être des reliquats d’une passion passée dans pas même dix ans. Celui qui achète parfois les DVD des trucs qui le bottent même si ça ne couvre pas 5% de ce qu’il regarde, je conçois bien. Mais les types comme moi qui n’en voient même pas l’intérêt…

    Edit : En fait, je distingue un peu le « fan » du « passionné » dans mon billet justement car comme tu dis, on peut être passionné par qqch sans forcément investir dedans. Mais je ne sais pas s’il y a du sens dans ma sémantique…

  17. En fait, l’hypocrisie existe bien parce qu’on se sent « gêné », de profiter d’un bien qu’on devrait payer en temps normal. Cela dit dans l’absolu on paye bien notre connexion internet, et tout ce qui nous permet d’y accéder, alors même l’excuse de l’argent ne tient pas la route. Je distingue deux types de consommation : les oeuvres parues en France (ou plus généralement en occident), et celles qui restent cantonnées au Japon, le temps n’y faisant rien pour leur hypothétique édition occidentale. Si je ne lis que des manga papier, ça veut aussi dire que je ne lis que ce qui sort chez nous en passant consciemment à côté d’une partie de la production nipponne, ce qui me va, la quantité d’oeuvres qui arrivent chez nous étant bien assez conséquente. Je ne sais pas s’il pourrait en être de même pour les séries animées, qui ont plus de mal à s’imposer ici (en partie à cause du fansub, sans aucun doute).

    Lorsque j’aime quelque chose que je retrouve en DVD (je ne vois pas encore l’utilité du Bluray, n’étant pas équipé HD :<), j'achète sans trop hésiter, c'est ce que je viens tout juste de faire pour l'intégrale d'Ouran Host Club et Hoshi no Koe d'ailleurs. En fait, je tuerais pour avoir certaines séries sur mes étagères (Manabi Straight!, pour ne citer que celle-ci), mais une grande partie de la production reste inaccessible. Et si je me contentais de regarder des animés comme je lis des mangas, je consommerai sans aucun doute beaucoup moins, et des choses moins intéressantes. Ce que je ferai un jour peut-être, lorsque je ne serai plus si "passionné" (si ça arrive un jour) mais en attendant j'en reste à mon bon vieux fansub ponctué d'achats occasionnels. La promotion, même si ça ressemble au comble de l'hypocrisie, ça me semble être la moindre des choses plus qu'une moquerie ouverte envers l'éditeur. D'ailleurs lorsqu'on a bien acheté l'oeuvre en question, c'est beaucoup moins dérangeant.

    Lorsqu'on se sert du fansub et qu'on crée un manque de bénéfices, je crois qu'on doit faire l'effort de faire vivre ce centre d'intérêt, même de manière dérisoire, plus encore que lorsqu'on aime et consomme en toute légalité. C'est un peu comparable au ratio d'un torrent (oh oh), il faut leecher sans oublier de seeder de temps en temps, l'idéal étant d'équilibrer les deux. On n'a aucun droit de critique sur une oeuvre volée, quelque part c'est aussi valable pour le fansub.

    Tu parles de consommer sans acheter parce que si ça se trouve, un jour ça ne t'intéressera plus et ce que tu auras acquis n'aura plus aucune valeur, mais je crois que leur valeur est à rechercher dans ta présente manière de consommer, pas dans l'intérêt que tu leur vouera dans un avenir hypothétique. Si présentement, j'aime l'animation japonaise, je me dois de faire vivre le milieu d'une manière ou d'une autre, peu importe ce qu'il adviendra après, c'est ce que je me dis. Je mange le fruit, je dois donc aider à le cultiver et le préserver, pour imager.

  18. Je ne dirai jamais publiquement que le piratage, c’est bien. En cela, je fais partie des « hypocrites ». Après, il y a des raisons objectives, et des pratiques variables selon les individus. Disant cela je ne me place pas du côté des créateurs ou des producteurs, forcément, hein. mais c’est mon témoignage de vieux con.

    1) raisons culturelles :
    ça fait plus de trente ans que j’ai commencé à « pirater ». j’entends par là que j’ai commencé par utiliser massivement des cassettes pour recopier des disques vinyls, ou d’autres cassettes qui elles-mêmes, etc… ce qui m’encourageais, ensuite, à acheter massivement des vinyls. je les ai encore, venez vérifier ! plusieurs centaines, ça rend dingue ma femme, « t’as vu la place que ça prend » !
    idem les cassettes vidéo, si tu as commencé dans les années 80 à copier les films de la téloche, tu sais de quoi je parle.
    tout ça c’est du piratage, c’est mal, si on on regarde les critères d’aujourd’hui. à l’époque c’était considéré comme de la copie privée.
    après, on m’objectera : oui mais copier UN disque et copier des CENTAINES de fichiers numériques, et les mettre à disposition sur une plateforme, c’est pas pareil.
    bullshit : C’EST PAREIL. c’est juste une question de moyens : copier un disque prenait du temps, mais j’y passais tous mes mercredi et mes week-ends ! Et notre plateforme de téléchargement, c’était nos étagères ! on se filait même des listes papier de nos collecs de disques ! parfois les échanges se faisaient par courrier, à l’autre bout de la France ! Je t’envoie telle cassette, tu m’envoies telle cassette, etc…
    Il y avait même déjà le problème de l’import : celui qui revenait de Londres avec des vinyls introuvables en faisait profiter les copains…
    n’empêche, si on faisait ça, c’est aussi parce qu’on était de gros consommateurs de disques. il faut donc distinguer entre les pratiques individuelles. celui qui se copie sa cassette de Johnny ou de Madonna, par aubaine, il profite du système. celui qui copie des imports et des raretés pour compléter sa collection, il profite au système.

    2) raisons économiques :
    je le cache pas, vu le prix des vidéos, et vu la quantité consommée, tout acheter est juste impossible. en tous cas avec mon budget. sinon, les mangas, je les achète ou je les emprunte. d’ailleurs je lis plus de mangas que je regarde d’anime. un scan, c’est chiant et moche à lire. pas besoin de développer plus, non? si?

    bon ben la prochaine fois alors.

  19. J’avoue que si pour être considérée comme une vraie « fan » il faudrait que je débourse 40euro pour chaque coffret, sachant que j’ai regardé des centaines d’animes ….

    Malhonnête ?

    Non, mais les économies de bout de chandelles pour pouvoir m’acheter au final un coffret tous les mois … Très peu pour moi o/

    Après niveau manga papier pas de soucis, les prix sont corrects, pas eu besoin d’avoir recours au scantrads .

  20. Le fansub et le scantrad, des sujets difficile à aborder tout de même et personne n’aura la réponse juste… nocif, positif ou neutre ? j’ai personnellement du mal à me positionner là-dessus.

    Dans tous les cas, je ne m’en cache pas, j’ai vu pas mal de séries en Fansub, je profite du fansub et je suis tout de même bien content que ce dernier existe; j’ai pu découvrir pas mal de séries dont un bon nombre reste encore non-licencié aujourd’hui.
    C’est le fansub qui m’a donné la passion de l’animation japonaise quand j’étais dans l’adolescence mais c’est aussi le fansub qui m’a donné certaines règles de conduites.
    Si je matte toujours pas mal d’animes en fansub, je cherche malgré tout à acquérir des DVD même pour les séries que j’ai vu en fansub avant la licence parce-que avoir l’objet c’est quand même autre chose qu’un fichier sur un disque dur; un fan c’est aussi un collectionneur.

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