Saya no Uta : loli/gore/hentai stuff

Voici donc un sujet qui se démarque de l’accoutumée comme c’est le premier que je pourrais qualifier de “NSFW” dans cette colonne et qu’il inaugure une nouvelle rubrique, une nouvelle passion? S’il traite bien de vidéo(ludisme?) à caractère (pédo)pornographique, pas d’inquiétude à nourrir pour autant sur ce billet : les illustrations resteront sobres.

Saya no Uta marque ma première expérience dans l’univers du Visual Novel, un genre de jeu très apprécié par les nippons que l’on connaît surtout pour ses adaptations en animes. Citons par exemple Fayte/stay night et Clannad. Je suis donc un parfait néophyte et Saya no Uta devait être l’occasion de me convertir à ce type de divertissement.

Fuminori Sakisaka, jeune étudiant en médecine, sort d’un accident de la circulation qui a causé la mort de ses parents. L’opération qu’il a endurée engendre à son réveil de graves séquelles dans sa perception du monde qui l’entoure : peu importe où il va, tout n’est plus qu’agglutinement de chair palpitante et les hommes lui apparaissent comme de gigantesques amas nauséabonds. Au milieu de cet enfer, une petite fille, Saya, seule miraculée du genre humain aux yeux de Fuminori.

J’avoue que j’ai beaucoup accroché à l’ambiance et à la mise en scène assez unique que propose ce petit Visual Novel. Pour ceux qui ne savent pas à quoi s’attendre, c’est un roman dont les textes défilent sur une page transparente avec la scène en arrière plan. Dommage que l’opacité de ces fenêtres soit trop forte car cela empêche de vraiment apprécier les décors de Saya no Uta, glauques et cauchemardesques.

Le récit parvient sans problème à libérer des tensions et offrir au spectateur des visions horrifiques. Une réussite à laquelle contribue grandement le changement constant de focalisation : si on adopte au début le point de vue de Fuminori et donc celui d’un monde qui s’est transformé en cauchemar, on supporte ensuite celui des victimes dont les tribulations au sein de l’appartement du héros (représenté de façon réaliste cette fois) et les pensées tourmentées créent une véritable pression. La lourdeur répétitive des thèmes musicaux contribue également au climat oppressant qui ressort de chaque scène.

Saya no Uta est pour moi un canevas assez génial avec sa thématique autour d’un changement de perception du monde (qui peut paradoxalement servir à édulcorer la réalité!) et les désordres psychiques qu’il engendre. L’histoire m’a semblé tout particulièrement marquante à travers les éléments malsains qui lui sont attachés comme certaines scènes traduisent implicitement soit le carnage au sein de l’espace sensé être le plus rassurant pour l’être humain, soit des actes capables de briser celui-ci jusqu’au plus profond de son âme. Implicitement : soit le spectateur se retrouve à scruter les décors, soit la scène représente les éléments de la seconde perception. Implicitement donc… mais ce n’est pas toujours le cas.

Il faut souligner que le jeu contient beaucoup de scènes explicites pour la petite dizaine d’heures qu’il dure. La plupart pourraient même être considérées comme étant à caractère pédophile comme Saya a le corps d’un enfant. C’est donc une œuvre qui demande de savoir faire la part entre la réalité et la fiction, de supporter les images les plus choquantes et d’avoir l’estomac bien accroché. Difficile de condamner des intentions profanes et tendancieuses de la part des auteurs comme le personnage de Saya et son action se veulent hautement symboliques.

L’identité de Saya est au centre de l’intrigue et pourtant je n’ai guère goûté aux explications apportées à son sujet comme elles touchent autant à la science fiction qu’à la métaphysique dans un enchevêtrement de fantasmagories sensées justifier les desseins de sa relation charnelle avec Fuminori. Je regrette aussi que le scénario soit un peu court et que le « joueur » n’ait que deux choix à effectuer, choix dont la solution semble évidente pour accéder à la véritable fin et qui ne poussent pas vraiment à retenter l’expérience. Finalement, c’est plus un roman qu’un jeu.

Au final, j’ai peur que Saya no Uta ne soit pas représentatif de ce qu’est un Visual Novel tellement l’expérience m’a semblé unique en son genre. Je pensais m’attaquer à une sorte de dating sim, j’ai eu droit à une trame cauchemardesque terriblement prenante mais dont la chute m’a laissé de marbre. Il faudrait donc tenter une aventure plus conventionnelle avant de savoir si j’ai des chances d’adhérer à ce genre de divertissement.


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11 réflexions sur “Saya no Uta : loli/gore/hentai stuff

  1. Bienvenue dans le club merveilleux des fans de Visual Novel =D !

    « Au final, j’ai peur que Saya no Uta ne soit pas représentatif de ce qu’est un Visual Novel tellement l’expérience m’a semblé unique en son genre » = En effet Saya no Uta tient une place un peu particulière dans la catégorie même des eroges. Pour adhérer au genre du visual novel, il faut d’abord se souvenir qu’il s’agit plus d’un livre que d’un jeu donc si tu t’attends à ce que les choix soient trépidants ou l’interactivité élevée tu seras forcément un peu déçu.

    « Je pensais m’attaquer à une sorte de dating sim » = Ceux-là sont bien souvent les moins fascinants et c’est bien pour cela que seuls les « harems » les plus originaux/passionnants se retrouvent traduis en anglais (car des dating sim like avec plein de scènes de fesses et éventuellement un scénario, on en trouve à foison, VNDB nous éclaire bien là-dessus).

    « Il faudrait donc tenter une aventure plus conventionnelle avant de savoir si j’ai des chances d’adhérer à ce genre de divertissement » = Personnellement je te conseillerai bien l’antithèse absolue de Saya no Uta : Ever17 ~the out of infinity. Déjà il ne s’agit pas d’un eroge donc pas de sexe, et la construction est beaucoup plus complexe que dans Saya ; ne crois donc pas t’en sortir avant plusieurs semaines. De plus il faut finir toutes les routes pour avoir la « solution » de l’histoire, comme pour un gigantesque puzzle. Si tu arrives jusqu’au bout, en ajoutant ton expérience avec Saya no Uta, tu devrais avoir un aperçu un peu plus large du monde du VN ^^. Enfin je dis ça, je suis aussi débutante en la matière X).

    P.S : C’est assez rigolo de voir que tu parles d’un eroge tout en montrant un lien vers mes articles VNs (d’ailleurs je t’en remercie). J’avoue que les eroges que j’ai testé ne sont majoritairement pas du tout du niveau de Saya no Uta (sauf Yume Miru Kusuri qui est l’archétype même du bon dating-sim like, là si tu veux draguer des filles et des scènes osées AVEC un scénario cohérent et profond, tu peux y aller), ce sont mêmes de sacrées bouses XD. Stepmother’sin quelqu’un ? Non ? Je savais bien :p.

  2. « Ceux-là sont bien souvent les moins fascinants » -> et c’est justement cette pensée qui m’a laissé un gros doute sur mon avenir dans le monde des VN : l’impression de ne pouvoir qu’être blasé en goûtant à un truc à la dating sim après Saya no Uta.

    Eh oui, figures-toi que tout à l’heure je regardais le « plan » de ton blog et je me suis rendu compte que tu avais une catégorie spécifique pour les eroges. En fait, je crois que je faisais l’amalgame eroge=VN et du coup je ne me suis posé aucune question en jouant à Saya no Uta. Et à défaut de roman, je m’attendais à un « livre dont je suis le héros » à l’écran.

    Merci pour ton commentaire et ta proposition : je pensais vaguement essayer Alistair dont tu as parlé récemment mais je vais suivre ton conseil ^^

  3. « C’est justement cette pensée qui m’a laissé un gros doute sur mon avenir dans le monde des VN : l’impression de ne pouvoir qu’être blasé en goûtant à un truc à la dating sim après Saya no Uta » = Dans ce cas, je vais te rassurer. Si la majeure partie des VNs qui circulent au Japon sont des eroges à l’intérêt plus que douteux, il existe une véritable niche de titres formidables qui ne demandent qu’à être (re)découverts =). Le tout c’est de mettre la main dessus et je trouve que nous autres occidentaux avons de la chance puisque nous n’avons pas besoin de trier autant que les japonais dans ce qui circule, les équipes de traduction sélectionnent bien souvent de très bonnes choses. Cela me fait penser que j’essaye désespérément depuis quelques mois de pouvoir jouer à Symphonic Rain et Chaos ; Head =/.

    « En fait, je crois que je faisais l’amalgame eroge=VN et du coup je ne me suis posé aucune question en jouant à Saya no Uta » = Ah, c’est ennuyeux XD. En fait tu n’as pas tout à fait tort, c’est bien la même chose, à un léger détail près…le sexe. Eroge est la contraction d’« erotic game » donc forcément l’histoire est plus mature.

    « Merci pour ton commentaire et ta proposition : je pensais vaguement essayer Alistair dont tu as parlé récemment mais je vais suivre ton conseil ^^ » = Re : Alistair c’est sympa mais ça ne casse pas des briques. Là tu es dans le dating sim pur et j’avoue que ça ne te donnera pas forcément très envie de jouer à des VNs après ça, surtout si tu redoutes le côté archi-conventionnel. Enfin tu peux quand même essayer, ça prend même pas une heure, mais tu n’as pas ce sentiment de jouer à un VN, alors qu’Ever 17 est une expérience à part entière. Une fois la True End visionnée tu as le sentiment d’avoir accompli quelque chose, d’avoir été une part du jeu (ces termes ne sont pas innocents :p), c’est assez spécial.

  4. Oui parce que la moyenne des VNS, c’est quand même un peu de la merde. Je ne te souhaite pas d’en avoir connaissance, de cette moyenne.
    Désolé Helia de te contredire mais je trouve que Yume Miru Kusuri est l’exemple même de ce qui se fait de mauvais dans le genre. Les scènes de cul sont justes hilarantes, techniquement c’est faible limite foutage de gueule (ces dessins ! :lèvelesyeuxauciel:) et la trame, ok, elle est cohérente (trop dur !) mais c’est gnangnan à faire pleurer dans les chaumières (de rire, toujours) – ou comment écrire des choses tristes en n’ayant lu que des Arlequins, enfin, l’équivalent japonais, et en ayant vu que des dramas, expériences hautement significatives.

    Sirius, je n’ai pas de conseils à te donner vu que mes expériences ne sont pas les meilleures qui soient et que, lorsqu’elles le sont, il s’agit d’eroges mais, pour te plonger un peu plus dans la déchéance, ce qui pour moi est un passe-temps louable, je te conseille Discipline -the Record of a Crusade- que je considère comme étant le meilleur eroge auquel j’ai pu jouer. Bien sûr, tu peux nier totalement ton intérêt pour ce genre de jeu dans ton hypothétique prochain commentaire, je ferai mine de te comprendre et tout le monde n’y verra que du feu. Ton honneur restera sauf et tout enthousiasme expédié vers ma boîte mail sera soigneusement crypté et camouflé.

  5. « tu peux nier totalement ton intérêt pour ce genre de jeu »
    -> Bah, pourquoi? Encore une fois, je pensais à la base que tous les VN étaient à caractère érotique. Sûrement l’effet NHK. Je savais à quoi m’attendre sur ce point en jouant à Saya no Uta. Tant qu’il y a quelque chose derrière et que ce n’est pas gratuit, ça passe.

    Mais bon, je pense que je vais commencer par les jeux populaires et un peu plus « catholiques » du genre Ever17 même si je ne ferme pas la porte pour autant aux eroges. Faudra me méfier aussi des notes de VNDB comme celui que tu cites est qualifié de « so-so ». Ou bien il faudra me méfier de toi :p

  6. Je plaisantais bien sûr. Tu sais bien ce que la pudeur fait jouer à certain(e)s. Après tout, l’animation japonaise fait la part belle aux filles qui rougissent alors qu’en fait… (presque aucun rapport)

    Saya no Uta est en effet un eroge mais ce n’est pas un jeu purement masturbatoire même si cette facette est plus que nécessaire à l’ambiance glauque. Quand je parlais de te conseiller des eroges, je parlais de ceux qui mettent cette dimension au premier plan. Donc, tu peux tester Displine en même temps qu’Ever 17 mais pas aux mêmes horaires.
    Tu as cependant raison, sont qualifiés d’eroges bien des VNS qui ne méritent pas le qualificatif ou que ce qualificatif gâche. Je pense à Tsukihime que tu devrais d’ailleurs essayer.

    Pour la VNDB, quand tu vois que c’est Clannad qui tient le haut du classement, suivi de Fate/stay night en troisième position, tout est dit.

  7. @Ileca

    Eh ben on dirait que tu ne connais pas la demi-mesure, quel déferlement de violence :p.
    Ben moi YMK est un de mes eroges préférés, je l’assume et je trouve les dessins loin d’être moches et l’histoire nettement au dessus d’un Bible Black ou d’un Discipline. Comme quoi chacun ses goûts ^_^.

    Tu m’as l’air d’avoir des avis très tranchés dis moi XD.

  8. Disons que les visées d’un Bible Black sont différentes de celles d’un YMK et que donc, les comparer sur la profondeur de l’histoire n’est pas très pertinent parce qu’un scénario complexe dans mon pr0n, ça ne sert pas à grand chose à part t’endormir sur la béquille.

    Pour YMK, je ne compte pas te donner de coups de râpe à fromage mais j’en ai marre qu’on me prenne pour une vache à larmes, me rappelant sans cesse qu’on nage en pleine industrie. Il n’y a pour moi pas un yocto de création dans YMK.

    Et j’aime la violence, surtout quand c’est une fille qui la tient, la râpe à fromage.

  9. Ah, « Saya no Uta », ou « comment faire perdre l’envie à un jeune néophyte de s’essayer aux VN ! » Je ne sais pas comment tu as pu démarrer dans ce vaste monde avec un jeu pareil. C’est aussi l’une de mes premières expériences dans le VN, mais je n’y ai pas vraiment joué, j’ai juste regardé mon ami me le présenter.
    L’ambiance est tout simplement… malsaine ! Les entrailles qui recouvraient les murs, les boyaux, les organes jonchant le sol… Ce n’est pas humain xD ! Dis-toi, le thème principal du jeu, avec la première apparition de Saya (suivi juste après d’une scène à caractère érotique, hum…), il m’a tellement tourmenté que j’en ai fait des cauchemars !
    Cette expérience m’a vraiment marqué en tout cas. Je ne sais pas si j’y jouerai un de ces quatre, maintenant que je me suis familiarisé avec les VN…

  10. Pour l’instant c’est le seul et unique eroge digne de ce nom auquel je me suis risqué même si j’ai des plans pour la suite. J’ai l’impression que c’est en plus un récit où le cul n’est pas une fin en soi. D’où mon optimisme (naïf?) pour mes futures pioches.
    Si j’ai commencé par celui-ci, c’est juste à cause de la propagande qui a suivi la traduction d’Ileca. Ceci dit, je regrette pas du tout ma partie car c’est sûr que l’ambiance est unique et prend aux tripes. Et avec du recul, le jeu n’a vraiment rien d’un classique et il est heureux que j’aie pu apprécier un dating banal après avoir juste été séduit par l’atmosphère de Saya…

  11. Je suis conscient que cette article a maintenant plus de trois ans et qu’il y as surement d’autres sites qui parle de Saya no uta actuellement, mais je suis tomber sur le votre par hasard et comme il est toujours entretenus je vais laisser mon impression du titre ici ( sans vouloir m’imposer bien sur ! )
    Je n’ai fini qu’une fins sur les 4, j’ai commencer cette nuit et c’était la première fois que je m’essayai au virtual novel, étant persuader qu’enfaite il ne s’agissait que de jeux hentai. J’ai découvert le « jeux » quelques heures avant en regardant une image ( celle-ci http://nsa29.casimages.com/img/2012/06/22/120622075846196969.jpg) utilisée dans une vidéo youtube pour une musique qui n’as rien avoir avec celui-ci. J’ai chercher un peu blabla ( oui je sais, j’ai le culot d’écrire « blabla » alors que j’ai prit 5 lignes pour expliquer comment je me suis intéressé a ce vn, et le faite de rajouter cette parenthèse ne joue pas en ma faveur. Lecteur si tu réussi à lire ces premières lignes sans t’énervè c’est que tu est très patient et tu a alors tout mon respect…pardon) et j’ai facilement trouver une version traduite en français. Dans les différentes impressions que j’ai pu lire, on décrivais saya no uta comme particulièrement glauque et sordide, ce qui au final n’est qu’en partie vrai étant donner qu’on change de points de vues constamment ( je ne parle pas de l’aspect sexuel, qui pour moi n’as pas vraiment d’intérêt, même au sens au sens où il devrait renforcer cette atmosphère dégoutante ), le but du récit tendant vraisemblablement à opposé deux visions de la normalité, l’une n’étant pas pire que l’autre. Et cela où je veux en venir ( si si je vous assure j’y suis presque, courage ! ), j ai étais très surpris par l’efficacité du média, et je ne crois pas que l’histoire puisse être mieux adaptée en utilisant l’animé ou le jeux vidéo par exemple, l’un aurait trop enlevé au sentiment d’identification pour les personnages ( malgré le peu choix proposer, je trouve que le simple fait de cliquer pour faire avancer le récit donne un semblant de contrôle au « joueur » ) alors que l’autre aurait donner trop de possibilités d’interactions à celui-ci, perdant alors le côté tragique du récit, perdant le sentiments d’impuissance face à une chose bien plus grosse que nous, enfin c’est peut être juste mon avis mais depuis le début on sait plus ou moins que le héros fonce dans un mur ( Non ne criez pas au spoil, ne m’accusez pas de ce je n’ai pas fait !). C’est deux « réalités », la laideurs humaines ou celles du monstres, la compassions qu’on éprouve pour les victimes ou pour saya, sont pour moi vraiment bien retranscrite par l’écrit et pourtant c’était une traduction française, mais je pense très appliquée, enfin bon en me relisant je me rend compte que je n’ai absolument rien dit…Ça doit être trop frais pour que je puisse avoir assez de recule pour l’instant et je n’ai même vraiment fini le jeux. Enfin tout ça pour dire que si vous connaissez des vn du même type je suis preneur, j’ai beau dire que je trouve le récits ambiguë, l’aspect glauque est bien présent et ça m’as beaucoup plus. Je ne m’attendais pas a trouver dans le vn tant « technicité ».
    Ha oui, je suis qu’il y a plein de fautes dans mon textes, mais je vous le jure monsieur l’agent, Je suis MAJEUR. Et bravo si tu est arrivé jusqu’à la fin.

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