Bilan anime : été 2010

Je suis content, j’ai bien pioché mes séries cet été, je ne me suis jamais ennuyé en me brossant les dents. Beaucoup de comédies autour du quotidien de jeunes demoiselles, un canevas destiné à régner en maître sur l’animation. Les studios ont désormais compris que le peuple réclame du divertissement à l’état pur et sans prétention avec des lolitas excentriques sous les feux de la rampe. Tant qu’elle ne quittera pas ce droit chemin, l’animation sera sauvée.

5. Kaichou wa Maid-sama!

Misaki, présidente du conseil des étudiants, se sert de ses techniques d’aïkido  pour punir les « délinquants » qui harcèlent les rares demoiselles de l’école avec leurs idées de pervers. Tout le monde ignore qu’elle travaille comme maid dans un café mais un jour, elle reçoit un client indésirable : l’excentrique et parfait gentleman Usui, un camarade de classe qui compte garder le secret et faire d’elle sa maid personnelle.

L’adaptation d’une comédie shojo assez quelconque mais sympathique qui rassemble un peu tous les poncifs du genre. Les tensions romantiques tournent en rond et ce petit divertissement se contente un peu de cumuler les aventures  amusantes à suivre mais à l’intérêt trop inégal. Tout l’intérêt de la série réside dans l’uniforme de maid qui colle à merveille à la belle tsundere que représente Misaki et entre les journées spéciales « petite soeur » ou « oreilles de chat », le café propose tout ce qu’il faut pour mettre l’ambiance et assouvir les fétichismes. A la longue, le comportement de l’héroïne irrite un peu comme il balance éternellement entre colère aveugle et « inexplicable » embarras devant l’extraterrestre pervers qui a la classe. Un petit shojo qui permet de passer un bon moment mais vite oublié :  je ne compte pas m’intéresser au manga.

7. Giant Killing

Rien ne va plus au East Tokyo United qui vient de connaître une fin de saison catastrophique : les supporters et les sponsors fuient. C’est pourquoi la direction est partie en Angleterre dénicher l’ancienne star du club, Tatsumi, qui a fait ses preuves sur le banc d’entraîneur en promouvant une équipe d’amateurs en « Premier League ». Mais il n’est plus vraiment le bienvenu après avoir lâché son équipe et ses extravagances à l’entraînement n’arrangent rien.

Le premier anime sur le foot que je regarde depuis Captain Tsubasa et ça fait plaisir à l’ancien joueur que j’étais. J’ai tout particulièrement apprécié la réalisation. Les bruitages venant des gradins et les décors du stade traduisent bien l’ambiance d’un match de foot. On nous sert en outre une animation dynamique  avec des mouvements fluides même si certains plans semblent calqués sur ceux d’un jeu vidéo. Dans la catégorie sport, le show n’atteint malheureusement pas One Outs dans mon estime car on s’ennuie à la longue comme les matchs manquent de rythme et ça papote beaucoup trop dans le vide. Les stratégies de l’excentrique Tatsumi ne sont pas aussi euphoriques et l’enjeu n’est pas le même. J’ai un peu eu l’impression de suivre l’évolution banale d’une équipe de foot dont les joueurs passent par tous les états d’âme.

3. Mitsudomoe

Les aventures d’un enseignant qui débute et des trois jumelles de 11 ans qui foutent le bordel dans sa classe. Perverse, inquiétante ou sadique, chacune parvient à sa façon à traumatiser ce pauvre type tout en essayant de lui obtenir les faveurs de la nouvelle infirmière de l’école.

Une comédie déjantée politiquement incorrecte avec sa vision d’une jeunesse pervertie au-delà de l’entendement. Le chara-design peut sembler affreux mais la petite boubouille est assez récurrente dans ce genre de série et rappelle un peu celle des héroïnes d’Ichigo Mashimaro. Par contre, il ne faut pas s’y méprendre : Mitsudomoe ne possède ni la tendresse, ni la subtilité de cette dernière. Les 13 épisodes exigent la maîtrise d’une culture assez suspecte et seulement accessible à une élite de dégénérés car l’humour scatologique mise à fond sur du burlesque en dessous de la ceinture et des malentendus peu catholiques. Bref, je crache dignement sur le mauvais goût de cet appât à lolicons et j’attends déjà la seconde saison prévue cet hiver. Parce que les trois sœurs sont tordantes même si leurs frasques se répètent.

6. Seikimatsu Occult Gakuin

Maya déteste tout ce qui concerne la chose occulte. Ce n’est donc pas de gaieté d’esprit qu’elle revient à son ancienne école à la mort de son père comme cet endroit est réputé en la matière. Elle doit en plus supporter un type descendu du ciel complètement à poil pour tenter de stopper la prédiction de Nostradamus en trouvant la clé de l’apocalypse…

L’aventure « Anime no Chikara » n’a pas eu l’accueil qu’elle méritait alors même que ses projets furent de qualité. Ici j’ai globalement bien aimé le travail qui a été fait sur la réalisation car si le chara-design était à mon goût trop fade, les décors sont assez somptueux. Le studio a voulu nous servir une héroïne sexy qu’il s’amuse à zoomer sur toutes les coutures mais c’est surtout son caractère et son statut d’étudiante-directrice de l’école qui en font un personnage charismatique. L’histoire est assez cliché dans son genre mais tient la route même si on peut lui reprocher quelques égarements et offre des rebondissements inattendus.  Sur un canevas simple et assez bien rédigé, des  éléments de parodie, une bonne dose d’humour, un peu de tranche de vie et surtout de l’occulte, des monstres, du spiritisme : une drôle de recette qui s’en sort pas si mal.

2. Rainbow

L’histoire prend place quelques années après la fin de la guerre. Six jeunes hommes sont envoyés dans une institut de redressement pour diverses raisons. Traités comme des moins que rien et humiliés comme jamais, ils se regroupent autour d’un compagnon de cellule, Sakuragi. Sortiront-il de l’enfer dans lequel la société les a jetés?

Tristesse, désespoir, malaise, inquiétude, angoisse, dégoût : telles sont les émotions que parvient à vous faire ressentir Rainbow. Cette série raconte avec un réalisme cru les déboires de quelques jeunes gens dans la société nippones d’après-guerre, une société dont les responsables ne parviennent pas à oublier l’humiliation de la défaite. L’ambiance est tellement oppressante qu’on en vient à constamment redouter ce que la suite réserve aux résidents du bloc 2, cellule 6, comme s’ils semblaient promis à un avenir des plus sombre. Il y a une pincée de déterminisme tout au long de l’histoire que tentent désespérément de rompre espoir et amitié au sein d’un drame magnifiquement ficelé. Mention spéciale pour les plans fixes qui sont parfois d’une majesté surprenante et surplombés d’une belle narration.

4. Seitokai Yakuindomo

Une école pour fille récemment devenue mixte, un des rares spécimens mâles qui débarque en première, des tarées qui l’embauchent malgré lui au conseil des étudiants et des séances durant lesquelles on papote et travaille. Le tout agrémenté des blagues coquines servies par des demoiselles impudiques et dégénérées.

Après B Gata H Kei ce printemps et Mitsudomoe, c’est décidément une mode de mettre en scène des jeunes filles perverties. On nous sert ici une série qui mise tout sur les plaisanteries grivoises de lycéennes qui sautent sur le moindre prétexte pour se lancer dans des délires sexuels alors même qu’on y voit pas l’ombre d’une petite culotte. La présidente s’amuse à foutre en l’air tout le sérieux entourant la mission du conseil par des allusions burlesques et des jeux de mots (souvent inaccessibles), appuyée dans son œuvre par la fidèle Aria. Tsuda doit supporter autant que faire ce peut d’être la cible du harcèlement. L’humour autour de la libido peut s’avérer quelque redondant à la longue même si chacune des demoiselles a ses propres lubies en la matière. Une séance de lobotomie pervertissante et délirante en somme.

1. K-ON!!

Cinq musiciennes hors pair sont sur le point de faire secouer tout le Budokan. Mais le groupe est en crise comme quatre d’entre elles projettent d’abandonner le plus jeune élément pour marcher seules vers la gloire. Les aspirations de chacune viendront-elles à bout de l’harmonie de la bande « After School Tea Time » ou ses jeunes stars seront-elles rappelées à la raison par la musique et l’amitié? L’histoire d’amour entre une jeune fille et sa guitare, le spleen d’une percussionniste condamnée à l’obscurité, les états d’âme d’une bassiste harcelée par ses fans, les tendances masochistes que se découvre une organiste, les responsabilités d’une cadette chargée de l’éducation d’une tortue : K-ON!(!) est de retour et vous réserve des moments épiques destinés à lézarder votre visage stoïque d’une larme subtile.

Advertisements

Une réflexion sur “Bilan anime : été 2010

  1. J’avais commencé Giant Killing mais après seulement 2-3 épisodes, je me suis vite ennuyé donc j’ai préféré lâcher l’affaire, apparemment j’ai bien fait.
    Sinon n’ayant pas vu K-ON! saison 1, la seule série susceptible de m’intéresser serait Rainbow.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s