Arakawa under the Bridge

« Ne jamais être redevable à qui que ce soit. » Telle est la devise de la famille Ichinomiya qui sont père et fils brillants patrons de la plus grande entreprise du monde. C’est pourquoi Ric devait donner le biberon à son père en contrepartie quand il était gosse. Il fallait bien qu’il paie dent pour dent les efforts de son cher paternel.

L’histoire commence quand Ric se fait piquer le pantalon par une bande de voyous sur le pont de la rivière Arakawa. Il refuse d’être aidé par la mystérieuse demoiselle qui pêche en contrebas et tente de grimper le pont pour le récupérer. Sa fierté prend un sale coup quand il tombe dans la rivière et que Nino lui sauve la vie…

Même si la demoiselle n’y tient pas forcément, Ric veut à tout prix payer la facture. Celle-ci sera salée au-delà de toute attente : Nino lui demande de devenir son amant ! C’est ainsi que le jeune homme se trouve condamné à vivre sous le pont avec une bande de marginaux tous un peu fêlés sur les bords.

Studio d’animation : SHAFT
Réalisation : Shinbo Akiyuki
Auteur : Nakamura Hikaru
VOSTA préférée : Nutbladder
Nombre d’épisodes : 13
Diffusion : du 4 avril au 27 Juin 2010

Adaptée d’un manga d’Hikaru Nakamura par le studio Shaft, cette histoire possède des bases assez surprenantes. L’obsession des Ichinomiya m’a vraiment surpris et donne lieu à des actions plutôt loufoques (il passe quand même à deux doigts de finir noyé pour récupérer son pantalon !)  Ils ont en outre un style assez unique comme leur devise est gravée sur leur cravate… et leur slip. La relation entre Ric et son père revient très souvent, sous forme de petits flash-back toujours très cocasses.

La série propose un casting assez dingue mais on peine à deviner une quelconque alchimie derrière des caractères qui semble avoir été sélectionnés aléatoirement. Les habitants de ce bled ont tous une tare et semblent dénués de la moindre once de bon sens. Ainsi le maire croit dur comme fer qu’il est un kappa alors qu’il porte visiblement une tenue trahie par ses fermetures éclairs. Et il baptise les nouveaux arrivants avec des surnoms bizarres, en particulier au type balafré et travesti que tous appellent « Sœur ». Et bien d’autres personnages tous plus ou moins intéressants et dont les lubies s’avèrent un poil répétitives au bout d’un moment.

Au niveau de l’humour, la série s’en sort mieux que certaines comédies adaptées par le studio (Maria+Holic et Natsu no Arashi pour ne citer que les déceptions). Arakawa under the Bridge, c’est trop rigolo et le découpage de chaque épisode en petits sketchs évite de trop vite s’ennuyer.

Je suppose que l’intérêt de la série est aussi de voir comment Ric s’accoutume à tout ce beau monde, comment il parvient à se rendre utile, comment sa mentalité et son comportement évolue à leur contact, comment il prend (ou pas) le dessus sur son traumatisme, etc. Ok. Mais on s’en fiche un peu au bout d’un moment. Ce qui est important, c’est l’héroïne de l’histoire.

J’ai bien aimé Nino. Elle vient de Vénus, cette lointaine planète encore inaccessible à l’homme. Saviez-vous que dans la mythologie Vénus est la déesse de l’amour et de la beauté qui a donné son nom à la planète la plus brillante de l’univers. Y’a un type qui s’appelle Botticelli et qui a représenté la naissance de Vénus dans un tableau un peu pervers. Des roses, un coquillage, des arbustes et la déesse qui sort des eaux… D’Arakawa ?

Revenons à Nino, cette jeune fille mystérieuse qui dégage à la fois innocence, pureté, naturel, mysticisme, grâce, poésie et j’en passe. Cette héroïne est étrangement fascinante. Elle ignore tout des principes d’une relation entre homme et femme, elle a des problèmes de mémoires et une façon d’apprendre à nager totalement délirante. Franchement, Nino elle a la classe.

Shaft sait encore dénicher un bon manga à adapter mais ne semble plus trop se mouiller sur la réalisation. Visuellement, je n’ai rien trouvé de particulièrement original mais on retiendra le style assez unique dont les cieux sont dessinés sur certains plans. Tout ça pour dire que les réalisations estampillées Shinbo Akiyuki ont toujours une identité propre mais perdent de plus en plus de piquant. Il faudrait impérativement que le monsieur explore de nouvelles idées car son style commence un peu à lasser.

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4 réflexions sur “Arakawa under the Bridge

  1. J’ai trouvé le matériel de base très moyen pour ma part. Pour ne pas dire anecdotique. Et dire qu’il va y’avoir une seconde saison >_>.

  2. Hey, ça fait un moment ^^
    Je partage un peu ton impression mais pour moi la saison 2 ce sera avec plaisir. Les petites comédies random, c’est assez mon truc.
    Et pis j’aime bien Nino :p

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