Midnight Secretary : Le vampire et sa chose

Midnight Secretary, fabuleux chef d’œuvre d’Ômi Tomu. Laissez-moi récapituler cette histoire merveilleuse en trois mots : le vampire, sa fierté, sa putain.

C’est l’histoire rigolote d’un vampire et de sa secrétaire tellement classe avec son chignon et ses fausses lunettes… qu’on la prend pour une secrétaire. Sinon on aurait plutôt dit une collégienne avec son petit visage enfantin. Elle a un super boulot : faire le programme de son patron et se soucier tout particulièrement de ses multiples rendez-vous avec ses maîtresses. En plus de ça, il faudrait qu’elle choisisse consciencieusement un cadeau pour les remercier de leur visite…

Un jour, elle surprend le patron à boire le sang d’une de ses demoiselles dans le feu de l’action. Elle apprend ainsi que son patron est un vampire, le choc. Mais comme celui-ci est content de son boulot, il menace gentiment de s’en prendre à sa mère qui travaille dans la même compagnie si elle décide de trahir son secret. Et pis bon, maintenant qu’elle est au courant, pourquoi ne pas l’intégrer à ses repas quotidiens ? D’autant plus que la secrétaire juge que ça fait partie de son boulot et qu’elle aurait un sang bizarrement délicieux selon le patron…

La suite vous l’imaginez sans aucun mal. Il y a une raison très subtile qui fait que le vampire goûte particulièrement au sang de sa secrétaire. Il y a une raison encore plus subtile qui fait que celle-ci prend son pied à être enlacée par ce détestable personnage au caractère de cochon qui fume des havanes et considère les femmes comme de la bouffe. Et puis elle continue à agencer ses repas quotidiens et à prévoir des cadeaux pour ses maîtresses. Mais la demoiselle a sa fierté : elle n’a rien à voir avec celles-ci, au contraire, ça fait partie de son travail de secrétaire de s’assurer de la santé de son patron… Et c’est tout.

Ce qui fait le plus bizarre en lisant ce manga, c’est de voir une jeune secrétaire aussi sérieuse et talentueuse devenir la putain d’un playboy pareil. Enfin on n’y peut rien : il y a subtilité de sentiment féminin la derrière je rappelle. Et au fond, quel boos n’a pas ce fantasme de voir sa jeune secrétaire visiblement frigide se transformer en petite fille toute mignonne et érotiquement soumise une fois ses lunettes enlevées et son chignon détaché ? Voilà, rien que pour la touche ecchi, ce manga mérite le coup d’œil.

Le récit est construit en deux temps. D’abord une partie de cache entre un vampire trop fier pour s’attacher à ses jouets et sa secrétaire qui voit leur relation comme professionnelle en toute circonstance. Ensuite on entre un peu plus en profondeur dans le monde des vampires, leurs us et coutumes, leur puissance et leur classe inégalables. Il y a quand même des éléments intéressants à signaler comme le statut de vampire qui n’est pas facile à vivre et qui sème le trouble au sein de la famille. Midnight Secretary, c’est surtout une question de fierté : la fierté du patron qui ne veut pas sombrer pour une humaine faible et misérable, la fierté de la secrétaire qui tient à venir grossir le nombre de repas du vampire. Tout le monde est fier.

Et bon, comme je suis de bonne humeur et que j’ai envie de placer une touche de fan-service sur ce blog, voici la façon très subtile dont le patron s’applique à rendre meilleur le sang de sa secrétaire. Midnight Secretary, où la recette pour obtenir un sang chaud, doux et onctueux, pour les plus fins gourmets.

Certains se demanderont si l’héroïne est faible, stupide ou si au contraire elle a un tempérament à toute épreuve. D’autres verront là-derrière un sempiternel manifeste de proxénétisme avec le patron qui abuse de son employée. Ou encore : le patron est-il vraiment un salaud ou simplement un type trop fier? En fait sa fierté est juste là pour expliquer que c’est un gros pervers? Pour aimer un type pareil, la secrétaire est-elle vénale ou masochiste? Une œuvre qui vous laisse un tas de questions épiques à résoudre. Si c’est pas fameux.

On a au final un josei assez sympathique à lire. Les multiples revirements d’humeur de la secrétaire et ses perpétuels brainstormings sont assez cocasses. Elle a la classe, le flegme de la secrétaire type en toute circonstance.  Et elle ne se laisse pas démonter même si elle ne semble pas mesurer son rôle de putain. Ses phrases sont creuses, verbeuses et agaçantes… Ça donne d’autant plus envie de la voir punie par son patron, aspirée de toute sa vitalité. Ce sont surtout les raisons qui justifient la relation des deux personnages qui surprennent : tout ça c’est juste pour produire du sexe sang à des fins médicales, il n’y aurait rien de plus paraît-il… Et pis l’auteur dessine très bien notre héroïne, surtout dans les scènes érotiques qui commencent à pulluler au bout d’un moment, avec beaucoup de finesse et de sensualité. Vous savez donc pourquoi lire Midnight Secretary. Au fond, c’est juste une petite histoire pour fantasmer un moment.

Une réflexion au sujet de « Midnight Secretary : Le vampire et sa chose »

  1. J’avais lu le premier tome de ce Josei bien avant qu’il ne soit licencié. Tout comme moi, tu as cerné l’intérêt de ce manga qui se résume à une histoire de fantasme, séduction et érotisme.

    D’ailleurs, ton article m’invite à le clôturer.

    Merci pour la lecture.

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