Angel Beats! – Battlefront post mortem

Otonashi débarque en plein milieu d’un campus où se déroule un combat acharné entre des étudiants armés jusqu’aux dents et une petite fille aux pouvoirs spéciaux. Il est amnésique et ignore donc tout des raisons de sa présence en ces lieux. On lui explique qu’il vient de mourir et qu’il est là pour lutter en compagnie d’autres frustrés de l’existence contre le Dieu créateur qui leur a pourri la vie. C’est pourquoi ils luttent contre l’ange envoyé des cieux pour maintenir l’ordre dans cette espèce de purgatoire.

A gauche, Yurippe (la sœur d’une déesse) et sa bande de durs, à droite, l’ennemi kawaï.

La dernière adaptation d’une œuvre de Maeda Jun, le fameux auteur qui vous a fait verser des torrents de larmes par le passé. On lui doit l’histoire touchante (mais ratée) d’une éternelle petite fille, (aka Misuzu l’héroïne d’Air), celle de la gamine aux ailes d’ange qui fait « uguuuu~ » (vous avez reconnu Ayu de Kanon) ou encore celle de la cruche qui sèche les cours (Nagisa dans Clannad, où les réalisateurs ont fumé de la bonne vers la fin).

Studio d’animation : P.A. Works
Nombre d’épisodes : 13
Réalisation : Kishi Seiji
Diffusion : du 2 avril au 25 Juin 2010
Auteur : Maeda Jun
VOSTA préférée : Mazui


Aucun doute : visuellement c’est du Key, c’est beau, ça brille.

Voici donc Angel Beats, série bien plus hybride dans son genre tellement elle se plait à changer de ton d’un épisode à l’autre. Vous aurez tour à tour du délire (j’ai cru au départ à une série dans la veine de Baka to Test  to Shoukanjuu), de l’action (une lutte sans merci contre les anges on sait pas trop pourquoi ni comment), de l’émotion (les personnages et leur passé, leurs tourments, leur mapo tofu à manger, ça déchire, ça fait mal).


Vous en faites pas : ils sont déjà morts, donc ils ressuscitent en un tour de main.

Angel Beats c’est tout ça à la fois, un mélange de sérieux et de burlesque. Ça lui a valu des critiques qui ont souligné à raison la présence de violents contrastes au sein des épisodes. On passe ainsi sans transition aucune du récit émouvant du passé trouble d’un personnage à une pêche à la baleine géante au milieu d’une marre. Pour moi cette dualité constitue le petit piquant qui fait crocher à l’ambiance d’Angel Beats. La touche comique omniprésente permet en outre d’accepter plus facilement l’absurde de la situation : qu’est ce qui se trame dans ce campus ? les humains sont censés y faire quoi ? pourquoi les étudiants « normaux » sont-ils appelés des PNJ comme dans un jeu vidéo ? « Un concert qui bute juste pour voler des tickets-repas à une bande de lycéens dans le but de combattre Dieu ? …wtf ?! »

La demoiselle a un sens irrésistible de la délinquance en classe.

C’était prévu entre l’auteur et le studio d’animation : les 13 épisodes ne suffiraient pas à adapter entièrement l’œuvre originale. Du coup il fallait composer la série en conséquence en ficelant un scénario sur mesure sans trop laisser de blancs. C’est en partie réussi. Car si l’histoire tient toutes ses promesses et va au bout des révélations, on est bien conscient que certains personnages sont laissés de côté intentionnellement. Certains mériteraient d’être un peu plus développés. D’autres partent un peu trop tôt. Seuls trois-quatre membres de l’armée de Yurippe possèdent un background véritablement creusé alors que les autres auraient eu le charisme nécessaire pour y prétendre (aka la demoiselle ci-dessus). D’ailleurs les « arcs » centrés autour d’un personnage ne dépassent ici jamais un épisode ! Il a fallu faire des choix et si on aurait aimé en savoir plus, on est content d’avoir un joli dénouement qui ne s’éparpille pas trop.

~~~~Kyaaaaaa! Kawaïiiiiii!~~~~

Les points forts de la série : son caractère hybride, son ambiance souvent déjantée, le mystère qu’elle propose, le concept et la réflexion autour de la vie après la mort, la petite touche tranche de vie tissée autour de chaque personnage et les émotions qu’elle implique. Oui, j’ai retrouvé les émotions présentes dans les moments les plus intenses de Kanon et Clannad et c’était tout ce que j’attendais d’un production de Key. Angel Beats est une petite série qui part dans tous les sens et tous les registres mais dont il ne faut pas se priver. Et Kanade est trognonne, ça dit tout.

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7 réflexions sur “Angel Beats! – Battlefront post mortem

  1. Ma plus grosse déception de cette année. En fait c’est ma faute, j’ai adoré, mais vraiment adoré le concept et les premiers épisodes, et j’ai été de déceptions en déception pour une série que je croyais sérieuse mais qui n’est finalement qu’une comédie utilisant un background qui aurait pu envoyer du fat sans le développer. En plus tant de personnages intéressants dont on ne sait finalement pas grand chose non plus et dont on a plus l’impression qu’ils étaient la pour meubler que pour servir réellement à quelque chose. Bref, dommage… Mais prise sans grande prétention, ça reste une série plutôt sympa dont la réalisation est quand même chiadée.

  2. Les personnages sont là car ils sont présents dans le Visual Novel comme le corrige Katua, il n’y a pas de VN à l’origine o_O. Si on n’avait pas le temps de les développer, il fallait pas pour autant les virer ça me semble normal. Il est vrai que 22-23 épisodes n’auraient pas été de trop. C’est étrange pour du Key l’humour burlesque par moment mais c’est quand même la trame dramatique qui l’emporte sur la comédie au final malgré des premiers épisodes plutôt déjantés.

  3. je suis d’accord, la série aurait pu être géniale mais les épisodes sont trop peu nombreux et du coup on a l’impression que ca va trop vite… mais bon j’ai quand même bien aimé, je trouve que certains passages sont très émouvants (merci à la petit musique tragique lol)

  4. Contrairement à ce qu’on voit écrit à droite et à gauche Angel Beats n’est PAS adapté d’un VN, c’est un anime original. Et c’est bien là le drame je pense, car dans cette optique on se rend compte que Maeda n’a absolument pas su s’y prendre avec le format anime et a justement essayé de mimer le format VN en échouant lamentablement. Avec moins de personnages, moins de pistes (genre pas un nouveau méchant tous les 2 épisodes) ou plus d’épisodes, ça aurait pu le faire nettement plus… Là c’est juste… Un mélange de tout et de n’importe quoi assez indigeste…

  5. Outch, je l’avais pas mis dans l’article comme j’en étais pas sûr mais j’ai fait comme si dans mon commentaire. Ça donnait pourtant l’impression. Du coup il y a bien des erreurs que cette série aurait pu éviter en effet.
    Enfin à la réflexion il fallait quand même quelques figurants et c’est tout à leur honneur de leur donner un caractère même s’ils n’ont pas été plus loin.

  6. Faut bien avouer que les différentes sources étaient assez floues à ce sujet et le fait que ça soit le scénariste de Key a rendu les choses encore plus confuses. En fait il y a eu un light novel sorti un peu avant l’anime mais il se passe chronologiquement avant, donc on ne peut même pas parler d’adaptation… J’y jetterai bien un coup d’oeil d’ailleurs, il y a des chances pour que ça tienne plus la route que l’anime (et puis Hinata… :D)

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