Animes en vrac (nº2)

Le dernier billet « en vrac » avant un long moment, avant mes prochaines « vacances » ? Il s’agit cette fois de quatre séries que j’avais commencées il fut un temps mais que j’avais abandonnées ou alors que je n’ai pas jugées nécessaire de voir comme j’avais lu l’œuvre originale. J’ai été bien inspiré de leur donner une seconde chance.

Oh! Edo Rocket

Dans le quartier d’Akihabara à l’époque Edo, une série soi-disant historique, une version un peu revisitée de la conquête spatiale : le  jeune pyrotechnicien Tamaya Seikichi veut créer la roquette ultime qui permettrait à Sora, belle et mystérieuse extraterrestre, d’aller sur la lune.

Anachronismes et auto-dérision : deux mots qui résument parfaitement cette folle aventure. L’histoire va dans tous les sens et nous tient en haleine grâce aux péripéties d’une palette de personnages tous aussi loufoques que charismatiques. Du grand n’importe quoi où chacun se la pète et participe comme il peut à l’élaboration du bouquet final en mettant l’ambiance au sein d’un univers coloré et diablement explosif. Une parodie réussie et décalée, un scénario bien branlé sans se prendre au sérieux et un opening de circonstance avec Sora à la guitare électrique. Un vrai coup de cœur et je vous invite à lire l’article que Gen’ a consacré à cette série bien trop méconnue. J’ai dû m’y prendre à deux fois avant d’arriver au bout mais j’ai fini par accrocher à l’ambiance et l’originalité de l’œuvre. Un spectacle unique et détonnant.

Maria-sama ga Miteiru

Les premiers contacts avec Marimite sont assez délicats : on s’énerve devant ce condensé de mièvrerie, ces manières de rigueur dans le lycée pour filles, ces relations entre roses et boutons. On parle ici de shojo-ai car la série présente de fortes amitiés entre jeunes filles (et non pas des relations amoureuses). Les plus persévérants se verront récompensés car à partir du moment où on s’habitue à l’ambiance du yamayurikai et à ses membres, on commence à apprécier les histoires très « tranche de vie » avec beaucoup de mélancolie et de sentimentalisme qui sont tissées autour des personnages. Une fois la première saison vue, j’ai eu envie de voir la suivante et j’ai finalement suivi les aléas de ces jeunes lycéennes durant quartes saisons de qualité variable, certes, mais jamais inintéressantes. Il faut donc persévérer, au risque d’accrocher maladivement aux moments intenses que réservent le yamayurikai et ses petits secrets.

Je ne pense pas qu’une cinquième saison soit prévue et je me contente pleinement de celles-ci. C’est bizarre d’accrocher à une série dont l’héroïne est désespérément cruche mais bon…

Shigurui

Ces douze épisodes adaptent une partie de l’œuvre de Yamaguchi Takayuki et Nanjo Norio qui raconte l’intrusion d’un mystérieux bretteur au sein du dojo Kogan. Dès le premier épisode, l’ambiance est posée et la réalisation impressionne tellement les décors mélangent à merveille trois couleurs essentielles : le noir de l’obscurité, le gris de la lame et le rouge du sang. Le tout agrémenté de quelques notes jouées par des instruments traditionnels japonais de l’époque féodale. Shigurui est une œuvre violente et mature, limite traumatisante, quasiment dépourvue de toute humanité et dont certaines scènes causent d’irrésistibles nausées. Les échanges armés sont vifs mais le sang coule de partout et n’épargne personne. Madhouse évite de causer les habituelles frustrations des adaptations partielles en offrant l’illusion d’un récit abouti et ficelé qui joue avec la chronologie des événements. Une œuvre cruelle, macabre mais fascinante.

En effet ça retourne l’estomac comme il faut par moment. Moi qui suis pas trop amateur des histoires d’épéistes, j’ai réussi à apprécier la série car les œuvres aussi violentes et matures sont rares quand elles ne versent pas dans le surréel (remarquez, je doute que certains arts présentés dans la série aient vraiment étés réalisés à l’époque…)

Planetes

On pourrait croire que les quatre volumes (trois au moment de l’adaptation) de Makoto Yukimura ne suffiraient pas à alimenter 26 épisodes mais son récit a tellement de substance que la série n’en extrait que l’essentiel et s’attache une conclusion propre. L’œuvre originale est bien plus aboutie mais pâtit quelque peu du trait encore trop inexpérimenté de son auteur dans ses premières planches et la trame semble bien plus éparpillée. Cette vision de la conquête spatiale du futur, criante de réalisme et de complexité, nous offre la rencontre avec des personnages tous creusés, un aperçu des peurs et des aspirations qui nichent au sein de chacun et une réflexion sur l’univers et l’avenir.

L’intérêt de la série c’est qu’elle offre une vision vraiment réaliste du futur associée à une touche tranche de vie toujours très contemporaine. Petite perle faisant toujours parler d’elle, Planetes est pour l’instant mon plus gros coup de cœur de cette année et entre indiscutablement en bonne position dans ma sélection. Faudrait que je relise le manga pour faire une comparaison plus poussée avec l’œuvre originale.

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6 réflexions sur “Animes en vrac (nº2)

  1. Sur les 4, j’en ajoute 3 à ma liste de trucs à voir. J’évite tout de même Maria-sama ga Miteiru, vraiment pas convaincu.

  2. J’ai abandonné Shigurui et je me demande si j’ai pas eu tort finalement ^^

    Un peu comme Niko, je vais éviter Maria-sama ga Miteiru ^^

  3. Mais c’est très bien Maria-sama. Faut juste se faire violence au début devant le ridicule un peu niais du comportement des demoiselles mais c’est tout.

  4. Mouai, je suis pas convaincu ^^

    Planetes, je l’ai lu en manga et c’est vraiment bien. Faudra d’ailleurs que je le relise :)

  5. Pour Planètes, le problème des premières planches est qu’il n’avait pas assez d’assistant (voire pas du tout), d’où le fait qu’il était en rush et que Hachimaki avait les cheveux décolorés.

  6. Merci pour ces précisions. On comprend mieux alors pourquoi certains personnages de mangas semblent changer de pigmentation d’une planche à l’autre ^^

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