Animes en vrac (nº1)

Je reviens gentiment aux affaires après une longue interruption. Durant celle-ci mes fans les plus assidus ont pu voir que je ne restais pas inactif et que je tenais un petit journal de bord. J’ai décidé d’en publier les éléments pour retrouver un rythme de publication même si je n’ai jamais essayé de rédiger ce genre de billet. Comme vous pourrez le voir, je me suis pas trop ennuyé et j’ai bientôt fait table rase avec mes séries à voir.

Kemono no Souja Erin

Adaptée d’un roman de Nahoko Uehashi (Seirei no Moribito), l’histoire de la petite Erin met en scène un univers d’une richesse fabuleuse. Ces quelques 50 épisodes nous permettent d’explorer progressivement les mœurs et coutumes d’une société qui laisse une large importance aux codes et aux croyances. Une histoire qui semble avoir du mal à se mettre en route au départ et pourtant chaque épisode a son utilité et dévoile une facette du métier d’éleveurs et des rapports qu’entretient l’homme avec les bêtes. Impossible de trouver le moindre défaut à cette série qui nous offre des décors de qualité et des chansons qui se prêtent admirablement à chaque événement. On prend énormément plaisir à voir comment Erin grandit, les épreuves qu’elle traverse, comme elle s’intéresse à la nature qui l’entoure et essaye de vivre en harmonie avec les bêtes. Une histoire magistralement contée qui promet de grands moments.

Je compte revenir un jour un peu plus en détails sur cette série qui n’a pas fait beaucoup de bruit même si Katzina m’a fait l’immense plaisir d’en parler en bien dernièrement. (Sans oublier que Gen’ avait jeté un premier coup d’œil sur la chose.)

Ristorante Paradiso

Les restos italiens et leurs serveurs, c’est trop la classe. Les clients de la Casetta dell’orso sont accueillis par un chaleureux «Buonasera» en franchissant le seuil d’un endroit peu commun qui semble employer exclusivement des hommes d’âge mûr portant des lunettes pour satisfaire le fétichisme de leur patronne. C’est dans ce curieux établissement que débarque la jeune Nicoletta, qui s’éprend irrésistiblement de Claudio, un carriere méga classe mais bien plus âgé qu’elle. Des histoires de famille, parsemées de romance, de nostalgie et d’un soupçon de cuisine en toile de fond. Chaque épisode nous en apprend un peu plus sur des personnages qui ont tous un caractère particulier. C’est léger, c’est sympa, d’autant plus que la série profite d’un design très stylé et d’une réalisation qui rend à merveille la chaleur d’une caserne italienne. Une série douce et poétique, à des lieues des élucubrations de Bartender (pardon aux fans).

Une belle surprise venant d’un nouveau studio. Au moins ici c’est pas le goût du poulet qui aurait le pouvoir de changer la vie comme dans une certaine série. Merci à jevanni qui m’a convaincu de me laisser tenter.

The Sky Crawlers

Les rares présentations de ce film ne m’ont guère emballé car une réalité se profilait telle une fatalité : je n’allais rien y comprendre. J’ai pourtant bien apprécié cette petite trame méta-psychologique réalisée par Mamoru Oshii et profitant d’un excellent travail du fameux compositeur Kenji Kawai. Si elle accuse une certaine lenteur, on ne peut pas rester insensible devant le talent de la mise en scène : l’ambiance est posée dès les premières minutes, lourde et oppressante, mystérieuse et monocorde dans un centre militaire au milieu de nulle part. Des jeunes aviateurs qui combattent on ne sait qui ni pourquoi et qui traînent avec eux un malaise permanent malgré une insouciance et une absence de tempérament étonnante. Il appartient au spectateur d’interpréter cette situation et les messages lourds en signification livrés au fil des minutes dans cette œuvre réservée aux esprits contemplatifs et aux amateurs de réflexions philanthropiques.

C’est bien la première fois que je passe deux heures à me dire « putain je m’ennuie » avant de conclure par un « putain c’était vraiment quelque chose ce film ». Après une telle expérience j’avais besoin d’un peu de fraicheur.

Mai Hime

Mêlant science-fiction et vie de lycéennes (avec ses aléas toujours aussi subtils), j’ai longtemps évité cette fameuse série qui parvient pourtant à se démarquer des classiques du genre. Si le rythme des premiers épisodes ne m’a pas particulièrement dérangé (il fallait bien introduire ces quelques ados pour le mélo à venir), la série s’envole véritablement autour de l’épisode 16 pour ne plus s’arrêter. Le mélange de torture sadique et d’affrontements épiques rend à ce moment la trame franchement jouissive. Malheureusement l’humour bien trop présent à travers les épisodes spéciaux (concours de cuisine et karaoké) ne dupe personne et laisse le spectateur sarcastique devant les grands moments d’émotion d’un pathétique exagéré. Mai Hime est donc une série qui divertit bien au final malgré des personnages parfois grotesques et mal esquissés mais il faut pas avoir peur du ridicule et surtout patienter pour qu’elle remplisse ses promesses.

J’aurai finalement craqué pour cette série que je comptais voir depuis bien longtemps mais dont je doutais beaucoup de la qualité. Au final rien d’extraordinaire mais un bon divertissement et une touche yuri qui m’a bien branché =P Ce sera tout pour ce premier billet « en vrac », je publierai très bientôt mes quelques autres découvertes. Comme rédiger ce genre de billet m’amuse bien je serais peut-être bien inspiré de poursuivre ce petit journal à l’avenir.

8 réflexions au sujet de « Animes en vrac (nº1) »

  1. Kemono no Sōja Erin, c’est le bien ! J’ai fini par devenir accro au second ending, Kitto Tsutaete de Takako Matsu, tout à fait représentatif de l’émotion de fond de la série (en fait, j’avais l’impression de le connaître depuis toujours la première fois que je l’ai entendu, j’adore quand la musique me fait cet effet). Et moi aussi j’en ai parlé y’a un petit moment de ça, au début de la diffusion de la série (même si ça mériterait un second billet sur le sujet) :p

    Et j’avais bien apprécié Mai HiME à l’époque, même s’il faut se farcir une première moitié de saison très aléatoire avant d’entrer dans le vif du sujet. Pour ensuite se coltiner un happy ending honteux, d’ailleurs. Mais ce qu’il y a entre ces deux parties, c’est de l’or en barre. J’ai beaucoup aimé le parcours de l’héroïne, très humaine, à la fois secouée par l’attachement et la haine (et le passage de l’un à l’autre) dans cette toile d’évènement où c’est finalement toujours l’émotion qui importe, justifiant le meilleur comme le pire. Le fantastique et l’humour là dedans au final, on s’en dispenserait bien.

  2. Sacrilège, j’ai oublié de mentionner ton billet sur Erin. Et pourtant… C’est pas pour rien qu’elle figurait dans mes petits plans. Pour la fin de My Hime j’ai eu des sourires sarcastiques et des rires nerveux (des pouffements bizarroïdes) j’avoue mais bon tout ça n’était pas suffisamment sérieux pour qu’elle me surprenne. J’ai peu adhéré à l’évolution de l’héroïne en ce qui me concerne : difficile de la capter, de comprendre pourquoi elle s’attache à telle personne, etc. Au final 16 épisodes en un mois, 10 en deux jours. C’est dire la différence entre les deux parties.

    H.S. J’aime pas du tout la nouvelle mise en page des commentaires que WordPress a programmé sur ce thème =(

  3. Bizarre, j’ai entendu beaucoup de choses qui parlaient de ce fameux manque de crédibilité des évènements, mais tout ça m’a semblé très logique (un peu extrême, certes, mais logique). La jalousie qui prend les tripes, la maladie d’un proche, le combat qu’est parfois l’amour, ce qui nous motive vraiment, moi, ça me parle. Mais ça fait six ans, j’étais jeune à l’époque (comment ça, ça sonne comme une vilaine excuse ? :p), je ne l’aurais sans doute pas regardée de la même manière aujourd’hui. Un peu comme Elfen Lied.

  4. Ca fait plaisir de te relire ! J’ai hâte de lire ton billet détaillé sur Erin, et merci d’avoir mentionné le mien ^^.
    Ristorante Paradiso fait partie de ma liste de séries à voir, et je me laisserais bien tenter aussi par le manga, ou plutôt les mangas même, puisqu’ils sont dispos en français.

  5. Je n’ai vu que Mai Hime (je partage d’ailleurs ton avis sur cette série sauf pour le Yuri qui est parfois un peu envahissant) mais Erin me branche bien, excepté les 50 épisodes :s Enfin, je peux toujours essayer et voir si je peux tenir la distance ^^

  6. Gen’ -> Moi aussi je m’interroge quand je revois des images de séries que je kiffais à une époque et qui m’ont l’air aujourd’hui d’avoir des défauts qui sautent aux yeux (genre c’est le cas de Rahxephon et Onegai Sensei ou encore Elfen Lied que tu cites). Est-il bon alors de retenter l’expérience?
    Katina -> Tiens j’ignorais que le manga sortais sur nos rayons du coup je vais voir à quoi ça ressemble lors d’une prochaine sortie à la fnac.
    Méta -> 50 épisodes mais pas un de superflu (sauf deux résumés). Et l’histoire évolue bien assez à partir des épisodes 7-8-9 pour qu’on ne décroche plus.

  7. Je crois que ma mémoire a fait le ménage toute seule dans Elfen Lied, je n’ai retenu que les moments marquants et forts en émotion, quand je vois le tsunami de fan-service ressurgir je me demande si j’ai bien regardé la même série, celle qui te repeins un salon couleur sang en trois secondes et transforme des enfants en kebabs.

    Tiens, tu viens de le mettre le lien sur table rase ou je suis juste un peu miro ? Merci d’avoir pris la peine de le faire, en tout cas X)

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