Hanada Shounen-shi

Hanada Shounen-shi est l’histoire d’un petit garçon de neuf ans qui se fait renverser par une camionnette en faisant du vélo. Depuis ce jour, il reste désespérément chauve avec neuf points de suture. Accessoirement, il reçoit soudain la faculté de voir des fantômes. Certains le hantent jusqu’à ce qu’il cède à leur requête : effacer un petit regret laissé derrière eux pour pouvoir monter au paradis. Ichiro va ainsi se faire une petite réputation dans l’univers des fantômes et son aide sera toujours plus demandée. D’abord réticent, le petit garçon ne pourra pas rester insensible à l’histoire de ces esprits égarés et fera malgré lui de son mieux pour leur venir en aide.

L’histoire du petit Hanada est une œuvre originale de Makoto Isshiki auquel on doit plus récemment Piano Forest. Le manga a reçu un prix en 1995 avant de connaître cette adaptation en 25 épisodes par les studios Madhouse et VAP en 2002. La réalisation peut sembler vieillotte et pourtant elle brille par sa simplicité qui parvient admirablement à rendre l’ambiance des lieux. Le design des personnages s’y fond à merveille même s’ils ont une sale gueule pour la plupart : la grosse sorcière qui sert de maman, la sœur « Debusuman » (la grosse moche), tous avec une grosse bouille, des sourcils terrifiants et de la morve au nez ! Difficile de comprendre pourquoi les génériques sont interprétés par les Backstreet Boys mais leurs crayonnés sont magnifiques.

Ça fait plaisir de suivre une histoire qui a lieu dans une petite bourgade japonaise à une époque que je situerai dans les années 70-80 (les télévisions couleurs semblent une nouveauté). On en apprend un peu plus sur les mœurs du Japon de l’époque, les liens qu’entretenaient les familles, leurs difficultés et leurs obligations. Ichiro est un sale gamin qui tue sa maman, qui fait pipi dans le hall, qui brûle la fourrure des chats et qui viole la poupée de sa sœur. Il habite une famille pauvre où il fait bon vivre : grâce à lui il y règne une ambiance électrique. C’est le théâtre de quelques histoires de fantômes et de regrets du passé : la ressemblance avec Natsume Yuujinchou est frappante mais si Hanada Shounen-shi est moins poétique et raffiné, les récits sont bien plus touchants et concrets. J’entends par là que les fantômes ne sont pas des esprits quelconque mais des personnages décédés et qu’il s’agit pour la plupart du temps d’histoire de famille en tout point réalistes. Hanada Shounen-shi possède une touche mélancolique omniprésente : le background des fantômes que rencontre Ichiro est toujours saisissant et certaines histoires sont tellement subtiles, tellement touchantes qu’on en a les larmes aux yeux. Alors que d’autres requêtes sont tellement idiotes qu’on en pleurerait littéralement. Un parfait mélange de burlesque, de nostalgie, de légèreté et de mélancolie se dégage de l’univers.

Une perle injustement méconnue, une magnifique leçon de vie pour tout public qui donne envie de s’intéresser à l’œuvre originale. Hanada Shounen-shi, c’est vraiment cool.

3 réflexions au sujet de « Hanada Shounen-shi »

  1. J’en avais déjà entendu parler en bien et le design du héros, petit garçon chauve à l’air un peu niais, ainsi que l’ambiance générale qui semble se dégager de l’animé, m’avaient pas mal attiré. Ton article me donne encore plus envie de m’y mettre (même si je sais que ce ne sera pas pour tout de suite : j’ai déjà tellement d’autres trucs en attente de visionnage !). Ou peut-être que pour cette fois, je commencerais plutôt par le manga.

  2. J’ai du m’y reprendre à trois fois avant d’accrocher au design. C’est sûr qu’il est rebutant d’un premier abord. Mais il passe tellement bien avec le caractère des personnages et l’univers que c’est une réaction à surmonter.

  3. Je suis très content que tu parles en bien de cet anime qui comme tu le dit mériterait d’être plus connu … j’avais adoré et le seul reproche que je puisse faire à l’anime c’est le choix étonnant des Backstreet Boy’s pour l’opening et l’ending.

    Sinon, je suis complètement d’accord avec tout ce que tu en dit … pour le chara, j’ai beaucoup aimé la palette d’expressions imaginés pour les différentes émotions des persos. Les gueules que fait Ichiro sont souvent hilarantes.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s