Wild Arms 2

Wild Arms, un nom qui claque à l’oreille de tout amateur de RPG. Je suis un grand fan d’une série dont j’ai achevé quatre opus. Le dernier en date est Wild Arms 2, un jeu sorti en 1999 sur PS1 mais qui n’a pas traversé l’Atlantique. Les rares commentaires que j’ai lus à son sujet faisaient écho du moins bon titre de la saga. Pas très engageant mais qu’en est-il vraiment ?


Oui, j’aime toujours autant les maps de RPG. Voler, naviguer, courir…

Le prologue introduit séparément les trois principaux héros qui verront leurs chemins se croiser et  travailleront ensemble pour le compte d’ARMS. Nouvelle recrue de l’armée, Ashley fait la rencontre de Brad, un héros échappé de prison et de Lilka, une apprentie magicienne. Dirigée par le mystérieux Irving, l’organisation a pour mission de protéger Filgaia du danger imminent qui la menace… Une entrée en matière qui ne change rien de la routine et autant le signaler tout de suite : Wild Arms 2 ne propose pas un scénario bien original. Encombrés de flash-back destinés à creuser le background de nombreux personnages, l’histoire est en définitive moins tordue qu’elle peut le paraître. Les élucubrations sans queue ni tête autour de la notion de « héros » cachent difficilement un canevas plat et insipide. On parle de menace mais au bout d’un moment on ignore franchement de quoi il s’agit : on avance sans trop se poser de questions… Mais les personnages dégagent un certain charisme et cela compense un peu le manque d’inventivité et surtout de clarté scénaristique.

La première boutique du jeu.

Peu importe le scénario : j’ai à nouveau eu droit à un titre diablement immersif. Mais techniquement, mises à part peut-être les scènes d’introduction, c’est minable. Wild Arms 2 date d’une époque à laquelle on essayait tant bien que mal de s’adapter aux moteurs 3D. On avait un avant-goût de la chose dans le premier opus qui proposait des combats en « 3D » tellement moches que l’on retrouvait les écrans 2D du mode exploration avec soulagement. Impossible d’affirmer que la touche graphique de Wild Arms 2 soit de toute beauté mais il faut avouer qu’il y a du progrès et s’il est difficile de ressortir une volonté artistique des décors, ils restent d’une qualité correcte.


Le mystérieux château dans lequel tout va commencer.

Là où le jeu m’a surpris en bien, c’est au niveau des éléments du gameplay apportés. On retrouve les fameux tools dont la palette a été renouvelée et passablement agrandie et qui permettent d’avancer à travers des donjons qui se révèlent ma fois souvent très bien conçus. On prend plaisir à résoudre les petites énigmes proposées par certains et ce n’est jamais trop long. A noter la possibilité de changer d’angle de caméra en mode exploration. Le système de combat est lui toujours aussi brouillon mais j’avoue avoir évité la grande majorité des batailles aléatoires car elles rapportaient infiniment moins d’expérience que les boss. J’ai donc apprécié l’affichage du fameux point d’exclamation permettant d’esquiver toute rencontre. Globalement, Wild Arms 2 est un jeu facile à prendre en main (surtout pour les habitués de la série) mais d’une facilité assez dérisoire par rapport aux autres titres de la saga.

Le meilleur pour la fin : l’ambiance, le fun, le bonheur de goûter à un RPG tout ce qu’il y a de plus classique. Ce qui est unique dans la saga, c’est la touche western introduite par la bande son. Certes, on n’a pas encore droit aux chevauchées à travers la map du troisième opus mais toutes ces mélodies épiques composées de main de maître par Michiko Naruke suffisent à nous donner la flamme. J’ai flashé dès ma première rencontre avec la fougue de sa musique (voir l’opening du premier opus, l’hymne de la saga) et je ne peux que vous conseiller de goûter aux différentes OST et autres compils sorties à ce jour (en particulier « feeling wind » et « rocking heart »). Cette compositrice est pour beaucoup dans le culte que je voue à la série.


C’est pas Ratchet & Clank mais pour un RPG, une telle palette c’est de bon augure…

Alors Wild Arms 2, moins bon opus de la saga ? Dur à juger. Il date d’une époque dont les modes graphiques en 3D désuète semblent aujourd’hui de mauvais goût mais on est bien forcé de constater que le titre est dans la continuité du premier opus (même si l’histoire n’est pas aussi émouvante) et a servi à poser les pierres d’une saga épique.

4 réflexions sur “Wild Arms 2

  1. Ah bah je l’ai fait il y a pas très longtemps celui-là (pas sur PC par contre, mais sur console sans l’amélioration des graphismes en 3D :p). C’est le quatrième que je fais (après le 1, le 3 et le Alter Code F – et j’ai encore le 4 et le 5 qui m’attendent) et c’est clairement le moins bon de tous. Est-ce que c’est parce que je le juge avec les standards d’aujourd’hui ? Oui et non, clairement, l’histoire est moins prenante que celle du premier épisode, et la trop grande facilité générale du jeu ( les combats se finissent souvent en deux tours et il suffit de choisir les bons bonus de fin de combat pour ne jamais avoir besoin de potion) l’empêche d’être prenant.

    (en gros, je suis tout à fait d’accord avec toi)

    C’est pas un mauvais jeu… mais faut vraiment être fan et le trouver à moins de 10€ pour se lancer dedans (ou vouloir se faire tous les jeux de la saga)

  2. Arf, du coup je comprends un peu mieux pourquoi les screenshots officiels me semblaient moches ^^ » En ce qui me concerne c’est aussi le quatrième après les 1-3-5. Je ne compte pas jouer au remake ni au 4e (ils ont viré la map paraît-il et c’est plus Michiko la compositrice alors je soupçonne que l’on tient là le moins bon titre de la saga, le moins immersif en tout cas).

    Même si Wild Arms 2 devait avoir le titre de moins bon opus de la saga il resterait un bon jeu =)

  3. Oh bah tiens, depuis le temps que j’avais laissé un comm ici, j’ai eu le temps de faire le 4. Honnêtement, je l’ai trouvé plutôt sympa. Il y a toujours un map, mais on s’y déplace avec un petit curseur ; le compositeur n’est plus l’habituel, mais on reste quand même dans une ambiance assez proche ; et même si le jeu abandonne l’univers western pour se tourner vers un monde d’après-guerre (plutôt la première guerre mondiale que la seconde), j’ai passé un bon moment devant le jeu. Les perso sont classiques, mais il n’y a pas de temps mort dans l’histoire et le système n’est pas désagréable. Bref, sans être exceptionnel, je n’ai pas regretté non plus de l’avoir fait. Me reste donc plus que le 5 et le XF :p

  4. Dans ce cas il faudrait que je me procure cet épisode, ne serait-ce que pour pouvoir crier à qui voudra m’entendre que j’ai achevé les 5 Wild Arms :p

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