Seiken Densetsu 3

La Déesse Mana a créé le monde après avoir vaincu les huit dieux destructeurs grâce à l’Epée Mana. Elle les scella ensuite dans des Pierres  Mana et se transforma en Arbre Mana avant d’entrer dans un profond sommeil. Mais un obscur complot menace de libérer les dieux destructeurs afin d’obtenir le pouvoir ultime. Selon la prophétie, trois valeureux guerriers se rassembleront autours de la Fée Mana pour faire face au danger et sauver l’Arbre Mana.

Seiken Densetsu 3 fut une véritable claque. Si le scénario semble classique d’un premier abord, il a le mérite de proposer un choix assez impressionnant de protagonistes avant de se lancer dans l’aventure. On doit trancher entre six héros et le premier choisi sera le principal protagoniste du jeu. Cela implique pas moins de six levers du rideau différents. J’ai choisi de suivre l’histoire d’Angela, Carlie et Lise car je n’aime pas les brutes épaisses et parce que je voulais un peu de fraîcheur féminine dans mon équipe.

Tout commence donc dans le royaume de magie d’Altena. Angela est la fille de la reine et fait quelque peu honte à sa lignée car elle ne maîtrise aucune magie. Cela ne l’empêche pas de passer de bons moments dans son château jusqu’au jour où la reine lui ordonne de se sacrifier pour briser le sceau du dragon. Stupéfiée devant les paroles de sa mère, Angela est mystérieusement téléportée hors des murs du royaume. Ainsi commence son aventure.

Au niveau de la réalisation, Seiken Densetsu 3 arrache tout sur son passage. Quand on voit un tel jeu, on se demande pourquoi on est passé à la 3D aujourd’hui. Squaresoft nous offre un univers immersif et varié, infiniment plus détaillé que dans Secret of Mana. Les couleurs sont bien mieux utilisées et le tout semble moins synthétique alors que chez l’aîné certains plans dégageaient un arrière-goût de bonbon grillé. Les zics tuent tout aussi bien soyez-en rassuré : chaque piste est mémorable et met en évidence l’aspect enchanteur et bon enfant de Seiken Densetsu 3. Certaines sont véritablement épiques.

Le gameplay n’échappera en revanche pas à certaines critiques. Le principe de cet Action-RPG est excellent car il permet de contrôler trois personnages simultanément mais on peut reprocher au jeu d’être un peu bourrin et dur à prendre en main. Il est très difficile au début de repérer le joueur que l’on contrôle et de le diriger vers l’ennemi et je me suis surpris bien souvent à couper du vent dans un coin de l’écran alors que les combats figuraient au centre ! Dommage aussi que l’action s’interrompe durant les magies. Mis à part ces défauts notoires, je dirai que la difficulté est bien dosée et qu’on prend toujours plaisir à butter du monstre au coin des forêts. Les techniques et classes s’avèrent particulièrement fun.

Seiken Densetsu 3 est une expérience unique qui m’a réconcilié avec l’univers des RPG de manière totalement inattendue. J’ai pris un plaisir énorme à suivre la quête de mes trois héroïnes à travers un univers fantastique. Les villages sont toujours agréables à visiter avec ses marchants qui dansent de manière ridicule et on passe volontiers du temps à discuter avec ses habitants. Et quand en plus on nous propose une superbe carte du monde où on peut se téléporter d’un lieu à l’autre à l’aide d’un canon, naviguer sur le dos d’une tortue ou voler avec le bon vieux Flammy, on n’est pas loin d’un mythe. Une vingtaine d’heures intenses et inoubliables.

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7 réflexions sur “Seiken Densetsu 3

  1. « je voulais un peu de fraîcheur féminine dans mon équipe. » Comme dans tous les jeux d’aventure avec le choix des persos feminins/masculins ? :p

  2. Mauvaise langue : p
    N’empêche j’ai pas fait le choix le plus facile quand j’imagine la force de frappe qu’il devait y avoir du côté des brutes. Mais les trois filles sont bien complémentaires je trouve.

  3. Quand je vois ce qu’est devenue la franchise, ça me fait encore plus pleurer. Seiken 3 était quand même (et est toujours) un jeu superbe et magique.
    Dommage tout de même que la traduction amateur ait transformé Riesz en Lise et Charlotte en Carlie (par manque de place au niveau des caractères pour cette dernière, j’imagine).

  4. J’ai pleuré sur Children et Heroes of Mana (Roger ;_; STR ;_; )
    Sword of Mana est le Seiken le plus potable de cette décennie (en même temps c’est le remake de Seiken 1 uhuh) mais c’est loin de valoir les deux épisodes SNES.

    Le dernier jeu m’ayant apporté les même sensations que ces deux derniers c’est Soma Bringer, un RPG DS de Monolith qui est resté honteusement cantonné au Japon. Je le recommande chaudement à tous les fans des premiers Seiken (en plus un patch US quasi full est déjà sorti donc pas d’excuse)

    Edit : j’ai changé le nom de l’auteur ; ) Sirius.

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