Rudra no Hihou

Rudra no Hihou est un RPG de Squaresoft sorti en 1996 sur Super Famicom. C’était l’époque où la console offrait ses derniers fleurons du RPG avec notamment Tales of Phantasia et Star Ocean. S’il ne tient pas la comparaison avec ces deux derniers, Rudra no Hihou est un jeu qui plaira à ceux qui recherchent un RPG classique, soigné et proposant une longue aventure (environ 40 heures). Il n’est jamais sorti en Europe ni aux USA comme la Playstation venait alors de paraître mais de nos jours, avec un émulateur et une ROM, on fait des merveilles =)

Allons-y pour un bref synopsis en commençant par le prélude qui nous raconte l’origine du Rudra. Les dieux ont donné naissance à quatre races, les Danans, les Sirènes, les Géants et les Reptiles. Ces différentes espèces sont en voie de disparition et ont progressivement été supplantées par les Hommes. Cette légende cache une douloureuse vérité : une race disparaît tous les 4000 ans pour laisser sa place à la suivante. Le Rudra est la créature envoyée sur Terre par les dieux pour réaliser ce changement… Or cela fait 4000 ans que ces sales Hommes sont en train de polluer les jolis arbres et les jolis lacs. Le Rudra des Hommes approche et quatre héros vont devoir empêcher l’extinction de leur race. Ils ont 15 jours pour le faire…

Vous l’avez compris : Rudra no Hihou profite d’un histoire diablement originale et pour la première fois de sa vie le joueur va avoir l’honneur de réaliser la prouesse héroïque suprême : sauver la race humaine. Sérieusement, le thème de fond est d’une banalité affligeante mais Rudra no Hihou possède quand même un récit ficelé dans la mesure où il introduit un système en quatre scénarios. Pour être exact, disons qu’une fois les trois premiers bouclés, on a droit au dernier chapitre qui présente une bonne dose de fun et de boss de fin en compagnie des meilleurs gabarits. L’avantage du système, c’est de s’attacher à différentes parties dont les quêtes ne cessent de se croiser. On fait connaissance avec une douzaine de personnages qui ont tous une petite histoire assez sympa. Le bémol, c’est que l’on se trouve obligé de parcourir le même univers en long en large, de refaire parfois les mêmes donjons et de recommencer au niveau 1 à chaque scénario. Je les ai faits l’un après l’autre alors c’est peut-être ce choix qui a rendu le système redondant. Beaucoup défendent la richesse du scénario mais en ce qui me concerne, j’ai mis du temps à finir le jeu et j’ai donc difficilement accroché aux maillons de l’intrigue, la faute à des explications parfois assez lourdes.

Au niveau du gameplay, c’est du tour par tour on ne peut plus classique mais le jeu innove en matière de magie. Il propose en effet un système permettant de créer par soi-même des formules (essences de mots) en rassemblant les katakanas. Un truc bien imaginé il faut l’avouer mais il y a un revers à la médaille, à savoir qu’il est possible au joueur de se parer des magies les plus pratiques au début de chaque scénario une fois celles-ci trouvées. Sinon le jeu propose un bon challenge pour les habitués mais n’est peut-être pas à placer entre les mains d’un néophyte.

Ce qui m’a le plus attiré dans Rudra no Hihou, c’est un concept et un univers qui respirent l’esprit classique du RPG. On a droit à une carte du monde dans la tradition des Final Fantasy qui profite d’une très belle 2D et à des backgrounds soignés dans certains paysages d’excursion. Celui des combats est un peu trop synthétique en revanche. Ajoutons à cela des sprites très bien dessinés. Rudra no Hihou est un univers énorme, immersif avec un grand nombre de villages et leurs armureries, leurs magasins d’objet, des donjons courts mais jamais redondants, une bande sonore et des bruitages qui se fondent très bien dans l’ensemble. Au final, une aventure qui plaira certainement aux puristes.

4 réflexions au sujet de « Rudra no Hihou »

  1. Ca fait plaisir de lire un article sur Rudra no Hihou ! =3
    De mon côté j’avais adoré le système de magie et surtout les musiques (raaah le thème des boss pour le scénario de Riza *_*).
    Dommage que visiblement Squaresoft avait jugé le jeu extrêmement mauvais, au point d’avoir osé virer Keita Amamiya, le créateur et chara-designer original du jeu. Enfin, ce n’est qu’une rumeur… mais ça expliquerait peut-être pourquoi Rudra n’est jamais sorti du Japon.

    En tout cas, merci pour cet article rétro, j’espère que tu en feras d’autres. :)

  2. Merci à toi, je m’attendais pas à trouver des amateurs de ce genre de RPG dans les environs. Il me reste tellement de vieux crus à déguster dans ma cave (Bahamut Lagoon, Fire Emblem IV, Secret of Mana ou encore Phantasy Star IV) que tes espérances seront peut-être comblées. J’ai par contre toujours moins de temps pour jouer =(

  3. Rah Rudra, un moment épique dans la vie d’addict de RPG que je suis, le système de magie merveilleux, une ambiance particulière :) Je me souviens avoir essayer de créer des magies à l’aide des noms des Pokemons XD !

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