Forever Minami-ke

Un billet sur Minami-ke afin de promouvoir une série que l’on peut légitimement trouver endormante mais dont j’apprécie énormément l’ambiance. J’en ai déjà parlé mais il s’agissait juste de mettre en évidence les grands moments d’Okaeri. Je vais reprendre les grandes lignes de mes critiques, présenter les personnages et faire en sorte que nul ne reparte sans avoir adhéré à la secte des adorateurs d’Hosaka.

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Minami-ke c’est l’histoire de trois sœurs qui vivent dans un appartement sans leurs parents. Demandez-moi pas où ces derniers sont partis car le scénariste n’a pas l’air d’avoir encore réfléchi à la question. Inutile de s’attarder sur ce détail dans Minami-ke les enfants vivent seuls, se débrouillent très bien comme ça et les parents sont mis au placard. Il y a néanmoins une sorte de maman, c’était obligé et Haruka remplit parfaitement ce rôle. Heureusement car trois sœurs de la trempe de Kana vivant de manière indépendante, bonjour les dégâts…

L’histoire est banale et n’a aucun intérêt en soi : présenter le quotidien de trois sœurs peut sembler téméraire et prétentieux. Le pari est pourtant largement remporté. Durant la première saison, chaque épisode est divisé en différents sketches qui s’enchaînent sans aucune logique et racontent soit la journée de chacune des trois demoiselles à l’école, soit leur vie dans leur appartement. Le changement constant d’environnement empêche la série d’être monotone. Il n’est pourtant rien de plus banal que l’histoire d’une petite famille de ce genre et le quotidien est forcément des plus redondant mais il y a toujours des éléments qui parviennent à dérider le spectateur dont l’humeur se fond alors dans l’ambiance bon enfant de la série. Minami-ke c’est un peu de tranche de vie, un peu de paresse et de comédie mais surtout des personnages détonants.

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L’intérêt de la série réside dans l’alchimie des caractères des trois sœurs : Haruka, Kana et Chiaki ont une complémentarité exemplaire. Faisons les présentations.

Haruka_MinamiHaruka est la grande sœur modèle qui assure à elle seule les tâches ménagères et supporte tant bien que mal ses deux démons domestiques. Si elle paraît la moins loufoque des trois, à la fois douce et serviable, elle peut laisser libre cours à sa cruauté cynique et à sa mauvaise humeur quand ses deux sœurs ont trop tendance à la taquiner. Elle est quelque peu tendue quand elle a affaire à Natsuki et s’énerve facilement quand celui-ci néglige sa sœur Touma ou lui demande conseil.  En revanche, elle semble ne pas se rendre compte de l’existence d’Hosaka…

Kana_MinamiKana est le prototype de la jeune adolescente super-vitaminée et relativement stupide. Elle se lance toujours dans des trips dérisoires et aime taquiner sa petite sœur. Elle doit nourrir un certain complexe envers Haruka car Chiaki lui est bien plus attachée alors qu’elle traite Kana comme un déchet nocif. Elle a une position centrale dans la famille : dépendante d’Haruka, elle manipule Chiaki. Kana multiplie les réflexions incongrues et parvient souvent à tromper ses proches à travers ses élucubrations. Elle s’occupe de mettre l’ambiance et de déclencher les situations absurdes. C’est généralement le personnage le plus apprécié de la série.

Chiaki_MinamiAu contraire de Kana, Chiaki est toujours amorphe et endormie mais n’a pas son pareil pour lancer une tirade d’insultes royalement formulées à l’encontre de son idiote de sœur qui ne veut pas lui foutre la paix. Elle semble en outre nourrir une admiration à la limite du sister-complex envers Haruka qu’elle affuble du qualitatif « sama ». Avec sa houppe ridicule et son regard souvent vide, Chiaki est vraiment ma sœur préférée. Il lui arrive par contre de torturer psychologiquement malgré elle son camarade Makoto et de mettre une droite sur la figure de Kana. Elle chérit quotidiennement son nounours Fujioka qu’elle écrase en dormant et retrouve parfois caché dans une marmite.

kick kana

Comme on peut le voir ici, pas mal de changements entre la première et troisième saison au niveau du design mais les personnages restent toujours les mêmes. Chiaki et Kana, une histoire de haine… et d’amour comme vous pourrez le constater plus bas.

Une telle série laisse en plan tous ceux qui recherchent un scénario ficelé où qui sont allergiques aux récits sans queue ni tête. Ne vous attendez donc pas à une évolution des caractères ni à un quelconque fil narratif. Minami-ke est une succession des ces petits instants du quotidien qui ne peuvent être appréciés que sous leur caractère banal. L’ennui est vite là alors je conseille de voir cette série avec modération. Une série sans prétention aucune, avec des personnages stupides et attachants, un humour finement élaboré mais parfois insipide pour ceux qui ne comprennent pas toutes les subtilités nippones. Sinon c’est frais, c’est drôle, c’est léger et c’est original.

quoi ma gueule

Je ne présente que les trois sœurs mais leur entourage n’est pas en reste. Inutile de faire un tour d’horizon complet je préfère m’attarder sur deux hommes qui font honneur à leur race. J’ai nommé Natsuki et surtout sa majesté le sérénissime Hosaka!

Natsuki_MinamiNatsuki ne se distingue vraiment que dans la troisième saison. Grand frère de Touma dont il essaye de lutter contre les tendances de garçon manqué, Natsuki joue de maladresse à l’égard de sa petite sœur. Il discute avec ses frères des écarts d’attitude de Touma et des cadeaux à lui offrir sans se gêner devant la personne concernée même si celle-ci n’en n’a visiblement rien à faire. Son attitude zen à toute épreuve et son absence de tact et de bon sens en font un personnages irrésistible. Inébranlable d’apparence, il tend à se lancer dans des réflexions fantasmagoriques sur l’éducation de sa sœur et est naturellement dérangé.

HosakaHosaka est quand à lui le Dieu incontesté pour les mâles qui s’affirment et s’assument. Oubliez toute référence en matière d’homme modèle, ne retenez que lui. Camarade de classe d’Haruka qu’il aime d’un amour platonique, narcisse convaincu de la grandeur de sa petite personne, il est à l’origine le meneur du club de Volleyball avant de se lancer à travers une longue initiation destinée à préparer le futur qui le lie à Haruka dans ses fantasmes les moins intimes. La première saison est toute entière consacrée à une étude sur la manière d’accommoder les pâtes dans une soupe miso alors que les suivantes le laissent s’affirmer un peu plus, notamment la troisième où il nous offre un magnifique récital sur une recette de curry et une version remasterisée du père Noël.

De simples mots ne suffisent pas à décrire le personnage alors voici ma frise spéciale Hosaka que j’intitulerai « L’Homme » avec un grand H. Toutes les passions, tous les trips, une attitude toujours exemplaire et une foi en l’avenir, Hosaka symbolise la réussite et le dépassement de soi.

Hosaka_Minami-ke

Un épisode sans Hosaka, c’est comme des frites sans sel ; on sent tout de suite que ça manque de piquant même si l’on s’attache aussi aux autres protagonistes. Voici une autre vidéo qui nous donne un petit aperçu du personnage. Torse nu, on est toujours mieux…

Après avoir présenté en gros les principaux protagonistes, je reviens sur chaque saison à partir des critiques que j’ai rédigées à l’époque. La première saison reste à mon sens la meilleure. La réalisation était encore soignée et les épisodes en petits sketchs se regardaient assez facilement. C’était vraiment une excellente entrée en matière mais malheureusement il a fallu qu’Asread prenne la place de Doumu pour réaliser la série et on a désormais droit assez régulièrement à quelques aberrations graphiques. Un nouveau chara-design qui rend assez bien les caractères des personnages mais dont on soulignera néanmoins de grossières lacunes et des traits parfois déformés. L’animation était devenue assez limite. Il serait cependant dommage de trop s’en formaliser car là n’est pas l’intérêt de la série et le design des personnages a quand même bien évolué malgré quelques horreurs.

Sisters Kana and ChiakiLa saison 2 déçoit. Alors que la première était un pur concentré de rigolade, Okawari met un peu les pieds dans le plat et propose un séjour aux sources chaudes, la venue d’un nouveau voisin, le débarras des ordures, etc. Le premier élément introduit une touche ecchi qui paraissait étrange après la première saison tandis que le second, pire encore, tendait à tisser une sorte de trame malvenue dans ce genre de série.

Plutôt que de présenter quelques petits sketches de 5 minutes, chaque épisode d’Okawari nous proposait un événement principal et ses quelques délires. Du coup tout devient beaucoup plus rébarbatif que lors de la première saison car la série perd en intensité hilarante. On se sent enfermé l’espace d’un épisode dans une situation donnée alors qu’auparavant le récit alternait très bien les lieux et les gags. D’autre part, Okawari essaye de se donner un scénario avec la venue d’un nouveau voisin visiblement complexé et le départ imminent d’Haruka en voyage linguistique. Ces petits événements passent difficilement et la pointe pseudo dramatique est franchement mal adaptée à la série. J’espérais une nouvelle saison mais le plan était à revoir.

Chiaki_dodoLa troisième saison rassure et rattrape certains  défauts sans atteindre la qualité de la première.  J’ai à nouveau pris plaisir à suivre le quotidien des trois sœurs. On est revenu à un système de petits sketchs et chaque épisode est divisé en quatre différentes parties toujours étroitement liées. Une avant l’opening, deux entre les génériques et une après l’ending.

Okaeri a le mérite d’introduire ou d’exploiter une palette de personnages intéressants. On rencontre pas mal de cas sociaux dont le grand frère de Touma, Natsuki, simplement irrésistible et incapable d’agir de façon correcte tellement il réfléchit étrangement. On fait aussi la rencontre de deux camarades d’Haruka qui apparaissent occasionnellement : Atsuko et Hitomi. La première est irrésistible quand Chiaki et Kana lui demandent les grandes vérités de la vie. Malheureusement cette saison exploite peu notre dieu à tous, Hosaka.

Fujioka fly

Toujours les mêmes musiques, toujours les mêmes graphiques souvent maltraités, toujours les mêmes trois sœurs… Je ne suis pas objectif car je me suis profondément attaché à l’univers de Minami-ke et à ses protagonistes. Cette saison me rassure : la série sait encore divertir et j’attends la suivante avec impatience. Une OAD est prévue sous peu, soyez certains que je me jetterai dessus. Ah et n’oubliez-pas : Hosaka est GAR.

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6 réflexions sur “Forever Minami-ke

  1. Kana et Hoshaka, les noyeaux dur de la série.
    S’il est vrais que les dernière saison ne poutre pas, la première est franchement à voir =D

  2. Bon, ben je sais maintenant quoi regarder. J’avais des hésitations quant à cette série mais c’est bon, j’en ai plus :)

  3. Hey kuchiki ; )
    Tu peux y aller, c’est du tout bon. Mais attention : à petites doses, c’est beaucoup mieux.

  4. Beaucoup de gens me disaient que Minami-ke c’est ennuyant et qu’ils ne s’y passent rien!
    Mais, en entamant la première saison cette été, j’ai tout de suite accroché avec les épisodes, et je me suis engloutis la première saison en quelques jours.
    Par contre pour la deuxième saison j’ai eu un peu de mal, et on va dire que j’ai mangé de cet anime petit à petit (rires) , comme tu l’as dit, avec modération, c’est mieux! Et pour la deuxième saison, j’suis tout à fait d’accord avec toi, malheureusement, quand on a une saison 1 qui dépasse toutes les espérances, pour la saison 2, on s’attend à encore mieux. Malheureusement, le studio a voulu changé de style et ne l’a pas vraiment maitrisé.
    Je ne peux pas encore parlé de la troisième saison car je viens juste de la commencer :)

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