D’un Persona à l’autre

Les vacances sont là, j’ai pu me lancer dans Persona 4 et à ma grande surprise le jeu n’est pas aussi calqué sur son prédécesseur que certains commentaires pouvaient le faire croire. Les deux titres sont certes très proches mais cela ne fait qu’encourager une petite comparaison. Difficile en revanche de choisir celui qui en ressort gagnant. J’écris ce billet seulement après le premier arc dédié à Yukiko, bilan plutôt positif dans l’ensemble.

On a à nouveau affaire à un héros dépourvu de véritable personnalité si ce n’est celle qui se dessine à travers chaque réponse rigoureusement choisie et donnée par le joueur, l’expérience de la quête et ses révélations. Difficile de critiquer un point qui est en définitive très caractéristique des Shin Megami Tensei, Dragon Quest et autre Suikoden mais cela rend à mon sens l’intrigue d’emblée peu attractive. Mais je suis désormais habitué et bien d’autres éléments viennent compenser ce qui constitue pour moi un petit “handicap”.

Quoi de plus agréable que de se retrouver dans une maison où votre charmante petite cousine prépare le déjeuner?

Prenons chaque élément dans l’ordre : ce n’est désormais plus dans un foyer pour lycéens mais chez des cousins que loge notre héros. Je l’ai nommé Sirius Hosaka soit dit en passant j’ai mis un quart d’heure à choisir cet amalgame douteux mais le résultat est plutôt bon comme le héros est appelé tantôt par son nom de famille tantôt par son prénom. L’écran montre d’emblée qu’une importance considérable est attribuée à l’évolution de la météo. La trame n’est en effet plus réglée de manière mensuelle par la pleine lune mais météorologique : il faut sauver l’âme perdue avant que le brouillard ne se lève et qu’elle se retrouve pendue à l’antenne de télé.

Le prof idéal et à peine complexé : il trouve toujours les mots justes avec des élèves qui le détestent cordialement.

Certaines phases de la journée ont disparu : il est impossible de sortir en soirée et la Dark Hour a laissé la place à une idée originale qui fait que nos héros entrent dans un téléviseur après les cours pour sauver une de leur connaissance dans un château où sommeille son âme soeur et obscure. Cela laisse beaucoup moins de temps pour s’occuper des social links mais celles-ci évoluent manifestement bien plus vite. A ce propos j’ai intégré le club de basket et l’orchestre musical. Simplement parce que le type du foot m’agaçait avec son pansement et la demoiselle du club théâtral semblait trop autoritaire.

L’état physique des personnages a été laissé de côté. On est ainsi libre de se promener dans les donjons sans voir ses protagonistes se lamenter sous le coup de la fatigue mais il faut constater que les MP descendent tellement vite et sont si difficile à restaurer au début que le gameplay suffit à limiter la durée de chaque visite. Autre différence notable : durant les combats les personnages ne se « suicident » plus à l’aide d’un flingue mais semblent briser une carte en main. C’est peut-être plus catholique mais un peu dommage car j’adhérais au système qui était représentatif de l’essence des personas.

Les couloirs sont simplement trop larges et les distances difficiles à évaluer. Attaques « surprises » à prévoir…

Parlons-en des donjons. Persona 4 propose le plus souvent une caméra rapprochée et qui suit le personnage, bienvenue dans l’école en mode excursion. Le problème, c’est qu’il est devenu difficile d’attaquer l’ennemi pour prendre l’initiative car les distances sont parfois dures à évaluer. Autre bémol : les donjons ont grandi et il est infiniment plus fastidieux d’y circuler alors que c’était très dynamique dans le précédent opus. Impossible désormais de quitter chaque niveau par une sortie : il faut avoir un objet en sa possession. On peut cependant reprendre chaque donjon à l’étage quitté alors qu’auparavant cela se faisait chaque 5 étages environ. Je n’ai pas encore pu commencer les quêtes de Margareth (qui a changé en mal soit dit en passant) car il me semble qu’un certain niveau de connaissance soit requis.

Un ennemi bien chiant à abattre au début, la faute à des renforts bien violents. J’ai morflé une fois je dois l’avouer…

Au chapitre des belles nouveautés je signalerai les matériaux que l’on peut vendre à l’armurier pour qu’il fabrique des armes plus puissantes, l’option pratique permettant de circuler rapidement d’un lieu à l’autre en appuyant sur carré, la possibilité de sauvegarder à l’école après les cours et surtout un scénario qui me semble pour l’instant bien mieux construit et immersif. J’adhère à l’esprit tranche de vie, recherche de soi et au mystère introduit derrière la chaîne de minuit. J’y retourne.

2 réflexions au sujet de « D’un Persona à l’autre »

  1. « C’est peut-être plus catholique mais un peu dommage car j’adhérais au système qui était représentatif de l’essence des personas. »

    => A l’essence de Persona 3 surtout, puisque les deux précédents Persona ne proposaient pas d’invocation à coup de flingue. :<

    C'est surtout beaucoup plus ancré dans la thématique qui est celle de voir au délà des apparences, là ou la thématique de Persona 3 était le sacrifice de soi au profit des autres.

  2. Décidément j’ai des ennuis avec le filtre anti-spam, désolé :(

    Tu fais bien de réagir car j’avais pas capté en effet. Je suis pas assez avancé dans le jeu peut-être. Je me référais en revanche pas aux séries mais aux créatures invoquées dans le 3e opus : je pensais qu’il s’agissait alors de tuer son esprit pour réveiller ce qui sommeille en soi. Reste que le suicide c’était bien plus classe :P

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