Master Keaton : le mot de la fin ?

Master Keaton, j’en avais déjà parlé il y a cinq ans. J’avais alors regardé les différents OAV. Avec un souvenir suffisamment bon pour sortir 15 euros du portemonnaie pour les tomes publiés trois ans plus tard en édition deluxe chez Kana. Le nombre de page, le soin donné à la traduction et la qualité du papier avec quelques pages couleur les valent bien. Je referme à l’instant le dernier volume et je me dis que finalement, c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai suivi les aventures de l’archéologue et enquêteur ces trois dernières années. Chaque tome nous servait une dizaine d’aventures pas toujours trépidantes il faut bien l’avouer mais somme toute fort sympathiques.

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C’est avant tout la bonhomie et le charisme de Taichi Keaton qui m’ont plu, la trajectoire qu’il suit également. Il s’agit de l’archétype du personnage qui se perd un peu dans son parcours. Après avoir eu sa licence en archéologie à l’université d’Oxford, Keaton ne parvient pas à accomplir son rêve : réaliser des fouilles dans le bassin du Danube et prouver que cette région est le berceau de la civilisation occidentale. Sans argent ni renommée, cela lui est impossible. Et on voit bien au début de ce dernier tome combien le petit monde de l’académie et des érudits est joliment pourri. Un monde où l’important est de faire partie d’un cercle, de lécher les pattes des supérieurs à travers les sorties de golf et de karaoké. Avec des professeurs qui cherchent à s’attribuer le mérite des autres en publiant leur mémoire à leur nom. Et on sent que Keaton n’est décidément pas fait pour la vie universitaire. Ses idées sont d’ailleurs trop originales pour s’inscrire dans un moule.

Master Keaton, c’est aussi une histoire de famille un peu délicate. Taichi a eu une fille alors qu’il était encore étudiant mais est depuis longtemps séparé de sa femme qui vit en Angleterre. Ce dernier tome est l’occasion d’aborder l’avenir de Yuriko qui s’apprête à 18 ans à entrer à l’université et cherche à suivre les traces de son père en faisant archéologie à Oxford. Et on a droit en prime à son premier amour avec un jeune garçon qui voit son rêve d’études universitaires brisé par une situation familiale difficile. Et Taichi s’inquiète plus pour ce premier amour de sa fille que son orientation soit-dit en passant. Au final, on n’aura jamais pu voir la mère de Yuriko, l’épouse de Taichi. Mais le grand-père est toujours là, drôle et un peu vicieux pour son âge.

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Je parlais du parcours de Keaton. Master sergeant au SAS britannique : ça en jette sur le CV. Mais Keaton en est très vite sorti afin de bosser comme enquêteur pour une assurance. Des enquêtes qui le mènent aux quatre coins du monde. Il faut savoir que le manga a été publié entre 1988 et 1994 et traite des thématiques d’actualité comme la chute du mur de Berlin et l’effondrement du communisme, des témoignages d’un monde en changement et des conséquences sur différents types d’individus. Ce dernier volume s’intéresse à la Roumanie quelques années après la révolution de 1989 qui a vu la spectaculaire exécution des époux Ceausescu. Une région qui attire Keaton car située près du Danube. Il s’empresse donc d’accepter l’enquête sur des voitures volées. Une enquête qui prendra une ampleur démesurée pour nous mener vers final tout simplement remarquable où notre Master montre une fois de plus qu’il possède la polyvalence d’un Mac Gyver. En attendant la suite prévue en janvier. A ce propos je suis un peu sceptique au vu du trait qu’a pris notre héros. Jugez plutôt cette page couleur…

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Je n’arrive pas à dire si Keaton a pris du caractère ou s’il a perdu de sa bonhomie. Il est juste différent. Plus taciturne, désabusé, moins jovial… Là il prend même un air de Chuck Culkin… C’est peut-être juste que le trait de l’auteur a pris de la bouteille.

Au final, Master Keaton se lit comme un ensemble d’enquêtes, de découvertes et parfois de tranches de vie assez pittoresques mais toujours sympathiques. Comme toute œuvre de ce genre, il y a clairement des hauts et des bas mais suffisamment de hauts pour en faire un titre incontournable pour les fans de l’auteur.

Bilan anime plein de passion : printemps-été

N.B.Cet article est bâclé car j’ai passé trop de temps à jouer à ça :

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Cela fait bientôt six mois que je ne parle plus des petits dessins animés qui sont diffusés au Japon. J’avais pris à Pâques la bonne résolution de faire un billet pour chaque série de l’hiver. Ensuite je n’ai bien sûr pas eu assez de temps durant mes deux mois de vacances d’été pour parler des séries du printemps, trop occupé à jouer à des H-RPG. Comme je me sens d’humeur bavard ce soir je vais faire un gros billet en vrac en séparant les séries que j’ai vu en entier et pas…

J’ai vu en entier parce que c’était bien et je vous recommande même que vous allez pas aimer

Arslan Senki fait partie de ces animes que je regarde avec derrière la tête l’idée de me procurer un jour le manga. C’est quand même Hiromu Arakawa qui adapte une œuvre de Yoshiki Tanaka. J’ai passé un très bon moment à enchaîner les épisodes même si l’action se tasse un peu après des débuts prometteurs. Le côté trahison, prince en fuite et rassemblement des généraux m’a curieusement rappelé la quête de Suikoden V. Les stratégies de guerre étaient bien pensées et les querelles de pouvoir assez bien narrées. Que reprocher alors à la série ? Arslan Senki manque juste un peu d’âme, d’un récit suffisamment poignant pour vraiment impliquer le spectateur et surtout d’un héros charismatique. Avec du recul, le rythme était plutôt lent et on termine la série avec la sensation désagréable d’en être aux balbutiements d’une grande fresque.

baby-steps2Baby Steps est une véritable drogue. Du coup je me demande si j’accrocherais à Prince of Tennis un jour. Il m’était en tout cas impossible d’arrêter mon visionnement en plein match tellement je voulais en connaître l’issue. Parce que pour une fois on a un héros qui perd des matchs ! Ce ne sont pas des petits pas de bébé que fait Maruo mais des bonds de géant à commencer par ce stage aux US qui lui permet déjà de tenir tête aux joueurs pro. Et après quarante épisodes, on est enfin récompensé avec un début de romance délicieusement douce qui vient bien sûr booster la motivation de Maruo. Une approche assez sympa du tennis même si les tics que le personnage met en place et sa propension à l’analyse peuvent agacer un peu.

Punch Line est pour moi la meilleure série de l’automne dernier. Elle propose du tout grand divertissement avec tout plein de rebondissements, des couleurs, des petites culottes. Qu’espérer mieux? Des projets originaux comme ça j’en réclame. Après Cross Ange l’automne dernier, Yuri Kuma Arashi cet hiver, Punchline est une des rares séries à m’avoir enthousiasmé cette année. Des shows sincères qui ne se contentent pas de faire de la promo du dernier manga/light novel et de remplir un créneau. (C’était ma réaction à chaud après avoir vu la série. Des mois plus tard, je reste convaincu que Punch Line a été trop boudé du public et qu’en mélangeant plusieurs concepts éculés – chutes d’astéroïdes, sectes terroristes, poltergeists, voyages temporels – on a réalisé un joli pot-pourri haut en couleurs.)

Et là, paf, je copie-colle ma sélection anime v2 :p

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Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il n’a pas de culotte pour passer l’hiver ?

Proverbe Québécois

Sound Euphonium, c’est une plongée plutôt sympathique et rafraichissante dans l’univers de la musique. L’héroïne joue de l’euphonium dans une fanfare où l’implication de chacun est différente. Certains entrent dans la fanfare de l’école pour s’amuser, d’autres le font par challenge : leur esprit compétitif les pousse à se surpasser, à donner le meilleur d’eux-mêmes pour avoir la reconnaissance du jury. J’ai particulièrement adhéré à la façon dont le sensei gère le groupe, de manière pointue et détachée à la fois en établissant clairement l’objectif dès la première leçon afin de responsabiliser chaque membre du groupe. Il s’avère toujours très prompt à déceler le plus petit problème dans l’ensemble et n’hésite pas à privilégier le talent à l’ancienneté. Après. KyoAni s’amuse à nous teaser autour de la relation entre Kôsaka et Kumiko. Comme c’est mignon.

Yamada-kun and the Seven Witches (j’ai cherché le titre à copier-coller et je me demande alors pourquoi Delcourt a gardé le titre anglais…) fut une très agréable surprise avec une intrigue pleine de rebondissements, des personnages fort sympathiques, une petite touche ecchi par-ci par-là et surtout une fin joliment ficelée. C’est une des rares adaptations de manga qui ne soit pas frustrante comme elle en traite un arc complet. L’histoire d’un gars et d’une fille qui s’embrassent par accident et procèdent ainsi à une échange de corps. Cela n’a à-priori rien d’original et rappellera un certain Kokkoro Connect. Mais la visée n’est pas du tout la même. Yamada-kun divertit tout simplement avec des péripéties qui s’ensuivent à très bon rythme et sans prise de tête.

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Gangsta a été tout d’abord une très jolie surprise avec son ambiance (les guerres de gangs, le trafic de drogue, les passes dans la ruelle), le mystère qui entoure la cité d’Ergastulum ainsi que le passé des deux principaux protagonistes. Un mystère dévoilé au fil des flashbacks distillés au compte-goutte tout au long de la série. J’ai trouvé cependant que les scènes d’action manquaient de tonus et d’animation alors qu’elles sont très importantes dans le récit. Et surtout, la série s’achève sur un cliffhänger bien maladroit alors que le studio vient de fermer ses portes. Une fin frustrante qui souligne une fois de plus la caractère vain de certaines adaptations et les limites de la japanim’.

Prison School. Pour ceux qui aiment l’humour en dessous de la ceinture. J’ai trouvé ça totalement délirant et j’ai bien kiffé la guerre stratégique et psychologique entre notre quintette de pervers et leurs geôlières. Parmi les instants les plus trippants, les scènes qui impliquent Hana valaient bien le détour. Le plus barré des cinq gars est sans conteste l’otaku, Morokuzu, qui fout en l’air une partie de son humanité pour ses figurines. Là aussi, l’adaptation ficelle parfaitement le premier arc de la série et nous tease pour une saison 2. Le plus surprenant dans l’affaire, c’est que l’auteur du manga nous a aussi concocté Me and the devil blues, dont la suite que j’attends depuis 6 ans a été récemment annoncée. Sacré décalage de ton et d’univers ! Après je ne sais pas si j’achèterais le manga car les gros plans sur la vice-présidente en sueur étaient trop nombreux et limite repoussants.

Donc pour ma sélection :

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Seul le corps peut aller en prison, l’esprit ne peut être prisonnier, on ne peut pas attraper le vent.

Sahar Khalifa

Rokka no Yuusha, c’est l’adaptation du premier arc d’un light novel qui parle des six héros élus par la déesse du destin pour sauver le monde. J’en attendais strictement rien à la lecture du synopsis et heureusement qu’il y a eu mensonge sur la marchandise. Les premiers épisodes sont lents mais sympas, toujours avec ces cliffhänger qui nous tiennent en haleine. Puis l’arrivée dans un temple met en scène une sorte de variation des Dix petits nègres d’Agatha Christie jusqu’à un final qui nous tourne tous en bourrique. Et c’est un peu tout le concept de la série dont le background n’a au fond que peu d’intérêt.

Working !!! est une série surprenante car elle revient régulièrement depuis 2010 pour adapter le manga d’origine au fil de sa publication et parvient à chaque fois à me divertir. Cette troisième saison s’applique à sceller la destinée du joli petit monde qui travaille dans le restaurant familial en introduisant un nouveau personnage : la mère de Katanashi (dixit Popura). Mais il me semblait bien vers la fin que les 13 épisodes ne parviendraient pas à tout ficeler et il faudra en effet attendre le film annoncé pour voir le mot de la fin.

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J’ai pas vu en entier mais c’est pas pourri et ça peut tout de même être sympa alors pas taper

Bon, tout à l’heure j’étais motivé mais après déjà deux pages A4 de texte je commence à fatiguer. Je vais donc être bref d’autant plus que des impressions sur quelques épisodes n’a rien de pertinent.

Kekkai Sensen. Je vais vous raconter autre chose. C’est l’histoire d’un élève qui me lit la page d’un roman. Arrivé au fond, il me dit : « c’est malheureux mais je ne sais plus de quoi parlait le début de cette page. » Et bien Kekkai Sensen c’est tout pareil. Et le fait que le dernier épisode ait été différé n’a certainement rien arrangé.

Ore Monogatari!! J’ai regardé car je pensais prendre le manga. Résultat : j’en ai eu marre passé les deux tiers et j’achèterai pas le manga. Le concept remake de la Belle et la Bête était sympa mais le contenu est trop plat, trop pauvre en péripéties et surtout trop cucul la praline pour que j’accroche. La relation entre Takeo et Yamato est juste trop facile et idéalisée alors qu’on attendait qqch de plus complexe…

Shokugeki no Souma c’est une sorte de hentai qui montre combien la bouffe est orgasmique ou j’en saisis pas l’intérêt. Et bien pour la même raison que je ne lirai pas Les gouttes de dieu (j’en ai rien à foutre du vin), que j’ai lâché Bartender (on s’en branle des cocktails) et Moyashimon (au cul l’agriculture) et bien je n’irai pas plus loin.

akagami_no_shirayukihime_4107Akagami no Shirayuki-hime est un shojo très sympa et joliment réalisé mais passé le premier épisode qui peut être vu individuellement comme une variation sur Blanche-Neige aux cheveux rouges c’était irrémédiablement creux et vide de contenu. Il n’y a quasiment aucun enjeu mis à part la relation entre notre herboriste d’héroïne et son prince charmant. Des personnages qui manquent cruellement de charisme et de personnalité.

Non Non Biyori Repeat. J’ai vu la première saison. Sans aucune passion. Et là c’est simple. Regardez les 20 dernières secondes de l’épisode 1 puis regardez pendant 20 secondes par votre fenêtre. Vu une différence?

Overlord m’a trop fait penser à Log Horizon et les autres séries du genre avec son concept. Or Log Horizon est un échec. J’ai regardé les quatre premiers épisodes avant de me faire la profonde réflexion que le héros n’était pas suffisamment sexy avec sa tête de mort pour aller plus loin.

A +

Je reviendrai vous voir

Le drame de Fukushima a suscité un bel élan de solidarité auprès des mangakas. Je me souviens à l’époque que je suivais sur twitter la série « Smile for Japan », des portraits que Takehiko Inoue dessinait chaque jour en soutien des victimes. Les mangas post-Fukushima sont nombreux et leur façon d’aborder le drame varie d’un auteur à l’autre. J’avais parlé de Daisy : lycéenne à Fukushima l’année dernière. Un shojo en deux volumes qui témoignait des conséquences de la catastrophe sur la vie de quelques adolescentes. Akata à remis le couvert cette année en publiant un one-shot de George Morikawa. Vous m’avez bien lu, je parle de l’auteur d’Hajime no Ippo qui pour la première fois en vingt années a quitté le monde du ring pour adapter un livre de l’illustrateur Nobumi.

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Je reviendrai vous voir raconte l’action bénévole entreprise par Nobumi au lendemain du séisme de magnitude 9 qui a frappé la côte de Sendai. Il commence par essuyer une véritable gifle en lisant sur Internet toutes les critiques formulées à l’égard de son action qui consistait à rassembler des livres pour les enfants sans abris. A quoi peuvent bien leur servir ces tas de papiers quand ils ont besoin de nourriture et vivent dans des conditions précaires ? Il décide alors de partir quelques jours sur les lieux au sein d’un groupe de bénévoles afin de mesurer l’étendue des dégâts de ses propres yeux.

La question au centre de l’œuvre : comment parler de Fukushima sans passer pour un sale opportuniste ? Y a-t-il quelque chose derrière tant d’altruisme ? D’emblée Nobumi se demande s’il n’a pas lancé son action « des livres pour les enfants en détresse » afin de se mettre en avant. C’est là-dessus que les haters de la toile le poussent à s’interroger. Il décide alors de partir sur les lieux pour aider concrètement ces gens et redonner un sourire aux enfants. Sa vision de l’action bénévole se heurte cependant à une rude réalité. Leur présence n’est pas toujours appréciée, certains les prenant même pour des voyeurs, et leur efficacité reste minime.
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En fermant le livre on peut se demander finalement à quoi ont bien pu servir les cinq journées passées par Nobumi et ses compagnons sur les lieux du drame. Ont-ils été vraiment utiles ? Leur action n’a-t-elle pas uniquement servi à leur donner bonne conscience ? Et, point qui n’est jamais mentionné tout au long de l’œuvre, valait-il la peine de risquer sa santé pour si peu ? On aimerait croire que les sourires des enfants et la reconnaissance de quelques rares péquenauds soient une réponse affirmative. Qu’ils ont tous pu offrir une partie de soi aux victimes du sinistre. On pourrait redouter que ces rails de chemin de fer coupés dans le vide après tant d’efforts passés à les dégager ne montrent combien l’homme est petit et impuissant face aux grandes catastrophes.

Finalement, j’aimerais saluer le travail de George Morikawa qui a rassemblé une dizaine de mangakas pour participer à ce one-shot l’espace de quelques cases. Vous reconnaîtrez ainsi quelques frimousses bien connues made by Ken Akamatsu et un type qui semble tout droit sorti de Kaiji. Je reviendrai vous voir est un titre vraiment bien foutu qui, à défaut de me toucher, m’a fait réfléchir sur le travail des bénévoles. Et quand George Morikawa témoigne dans la postface qu’un rescapé souhaitait qu’on arrête d’en parler, je ne peux m’empêcher de revenir à cette idée dérangeante que les œuvres post-Fukushima soient jugées opportunistes. Et de conclure qu’il vaudrait mieux tourner la page. Ne serait-ce que pour ne pas retourner le couteau dans la plaie.

Choisir mon manga sur l’espace

C’est pas toujours évident de me lancer dans les nouvelles séries publiées par chez nous. Il y a quelques semaines mon attention était attirée par Spica x2 publié chez Clair de Lune. Par l’auteur d’Averses turquoise, un titre beaucoup plus récent sorti chez le même éditeur. Spica x2 est achevé depuis belle lurette au Japon en 16 volumes et a été bien reçu outre Atlantique. Comme l’éditeur ne propose aucun chapitre en ligne, j’ai tenté de revoir l’adaptation TV que je me souviens avoir lâché très tôt à l’époque.

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Ce billet ne parle pas de Planetes

Spica x2 raconte l’histoire d’Asumi, une gamine qui décide de devenir astronaute. Sa mère est morte lors du lancement de la première fusée habitable du Japon et elle rencontre depuis un étrange monsieur Lion, le fantôme du pilote. Son père est également étroitement lié à la tragédie mais soutient sa fille en apprenant son souhait de devenir astronaute. Asumi s’en va donc suivre l’examen d’entrée à l’académie spatiale. Mais sa petite taille et l’antipathie marquée d’un professeur font obstacle à ses rêves…

Et soudain, je me suis rappelé qu’un autre manga sortait en ce moment, dans le même registre. Je n’ai pas pu m’empêcher d’établir des comparaisons avec Space Brothers dont j’ai passé deux années assez chouettes à suivre les 99 épisodes avant que la série soit interrompue. On ne sait encore pas trop si elle reprendra avec l’avancement du manga mais on croise les doigts. En lisant Spica x2, je me suis dit que tant qu’à me procurer un manga sur l’espace, autant me rabattre sur la série déjà fleuve publiée chez Pika. J’avais un peu oublié Space Brothers car j’étais fâché contre l’éditeur. Comme je n’espérais déjà plus voir la fin de mes Nodame Cantabile, j’avais fait preuve d’un certain scepticisme quand ils ont annoncé Chihayafuru et Space Brothers. Aujourd’hui les sorties vont à un rythme suffisamment régulier chez Pika pour que je leur fasse à nouveau confiance. Chihayafuru ne m’intéresse plus vraiment mais j’ai commandé tous les tomes de Space Brothers parus à ce jour. Petite comparaison donc.

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Spica parle d’une gamine qui entre dans une école d’astronaute. Space Bro, c’est l’histoire d’un ingénieur dans la trentaine qui postule à la JAXA. Ils passent un peu le même examen consistant à isoler une équipe dans une cellule pour accomplir quelques missions. Mais qu’on recrute des gamines pour devenir astronaute, c’est dur à avaler. Et c’est pas tous les jours qu’on a droit à des protagonistes essentiellement dans la trentaine.

Spica plonge dans le fantastique avec monsieur Lion, fantôme du pilote de la fusée. Dans Space Bro, ce n’est que le souvenir de Brian Jay mort écrasé dans sa capsule qui encourage Hibito. Il n’a pas laissé derrière lui une idylle avec une institutrice du coin à l’instar de monsieur Lion mais se vente dans ses derniers instants d’avoir vu les derniers épisodes de « Last World » avant de se crasher. Bienvenue dans le monde réel.

Spica nous plonge en plein drame familial : la mère est morte, le père au ban de la société. Dans Space Bro, le père imite des célébrités et la mère est un moulin à paroles. Mutta suit tient une vieille promesse faite à son frère choisi pour la prochaine mission sur la lune tandis qu’Asumi suit les traces de sa mère, partie rejoindre les étoiles. Avec la même passion ingénue pour l’espace, l’envie d’aller au bout de ses rêves. Dans les deux cas l’expérience passée tient un rôle important et les flashbacks sont nombreux.

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Spica, c’est un regard empli de sensibilité sur l’enfance. Avec des amitiés qui se tissent, des jalousies et des brimades aussi. Et toujours cette solitude qui accompagne Asumi depuis sa naissance, enfant rachitique, née prématurément. Space Bro, c’est le monde adulte, l’histoire d’un type au tournant de sa vie, viré de son travail mais ainsi paré pour réaliser enfin sa promesse qui le lie à son petit frère. Un type normal et un peu bouffon, sociable mais complexé à l’égard d’Hibito pour qui il aimerait être un modèle en tant qu’aîné. Convaincu aussi d’être né sous la mauvaise étoile.

D’un côté, un paysage de l’enfance qui mise beaucoup sur le côté tragique et émotionnel, titillant la corde sensible du lecteur. De l’autre, un titre beaucoup plus léger mais un regard plus crédible sur les astronautes. Space Bro, c’est un peu un Spica x2 s’adressant selon moi au lecteur adulte, un Spica x2 paradoxalement beaucoup plus fun, dépouillé de ses aspects fantastiques, de son côté mélodramatique. Pour l’instant, je n’ai pas vraiment envie de commander deux séries sur l’espace simultanément alors autant me lancer sur celle que j’ai déjà eu énormément de plaisir à suivre l’espace de 99 épisodes. Mais peut-être aurais-je un jour la place pour les deux sur mes étagères…

tl;dr Je me régale à la lecture des Space Brothers et j’aimerais que la publication accélère un peu. D’avance, merci Pika.

Eroge et gameplay

Pour joliment foutre en l’air mes vacances, j’ai essayé trois eroges orientés gameplay. Je cite Sengoku Rance, Kamidori Alchemy Meister et Monster Girl Quest. Je souhaite revenir sur ces expériences très particulières qui s’inspirent chacune d’un style de RPG particulier. Commençons par Sengoku Rance, 7ème épisode de la série d’AliceSoft. J’avais essayé à sa sortie mais sans me prendre la peine de comprendre le fonctionnement du jeu. Je m’y suis remis cet été et j’ai passé une semaine dans le noir total…

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Rance, c’est un concept peu catholique qui doit faire tiquer bien des gens. Le but du jeu, c’est de conquérir un territoire et d’en violer toutes les princesses. Si les concepteurs ont tout fait pour que cela soit pris au second degré, le principe risque d’en laisser plus d’un sur le carreau. Et c’est dommage car l’intérêt du soft réside bien dans son gameplay. Plongeons-nous un peu dans le contexte : un mercenaire étranger, Rance, débarque dans la maison Oda pour suppléer son chef Nobunaga tombé malade. Aussitôt il part en guerre contre les territoires voisins pour se taper les princesses unifier le Japon. Une conquête chamboulée par le réveil d’une obscure menace…

Sengoku Rance peut être considéré comme un S-RPG (de type stratégique donc). Un peu à la Dragon Force. Durant la partie, vous êtes plus souvent en train de regarder la carte du Japon et à réfléchir à votre prochaine action qu’à lire des boites de dialogue. Vous disposez de peu de temps avant que l’ennemi ne vous déclare la guerre mais il y a beaucoup de choses à faire. Des donjons à explorer, des territoires à reconstruire, des généraux à recruter, des trésors à découvrir. Et vous pouvez même taper la causette avec vos équipiers pour booster leurs compétences. Pensez-bien à ménager les troupes pour ne pas essuyer une défaite par défaut à la fin du tour. Le gameplay est de prime abord bien complexe mais une fois pris en main Sengoku Rance s’avère un titre terriblement addictif.

J’ai été néanmoins très déçu de la façon dont Sengoku Rance gère les multiples scénarios. Il est impossible d’échapper à la fin normale lors de la première partie qui voit votre conquête irrémédiablement tronquée. Le mode new game propose de tout recommencer à zéro pour suivre une des trois routes couramment appelées « if », ce qui n’est guère encourageant quand on pense au temps qu’il a fallu pour construire nos troupes. De plus, à moins d’avoir une faq sous la main, certaines routes sont difficiles à débloquer. J’en garderai le souvenir d’une conquête addictive, d’un anti-héros bouffon et hilarant mais une expérience de jeu globalement très frustrante. Je préfère presque le bon vieux Kichikuou Rance qui permettait d’achever sa conquête et proposait un scénario très très glauque par moments…

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Passons maintenant à Kamidori Alchemy Meister. J’y ai passé plus d’heures que sur Rance car les neuf chapitres forment une aventure bien plus longue et j’ai passé du temps à compléter tous les donjons. Même si là aussi les concepteurs ont planqué une quantité d’héroïnes et de quêtes annexes dans un mode new game +. Un mode qui a la bonne idée de nous laisser la possibilité de garder tous les acquis : le niveau des personnages, les compétences, l’évolution de l’atelier,  des armures. C’est déjà mieux mais je doute encore d’avoir le courage un jour de recommencer…

Le héros, Wil, est un apprenti alchimiste qui a perdu ses parents alors qu’il s’apprêtait à passer ses examens l’an dernier. Cette fois, il réussit avec brio et peut enfin ouvrir son atelier… et recruter de ravissantes auxiliaires. On ne joue pas à Kamidori pour son scénario. L’univers est enchanteur, l’ambiance bon enfant mais on ne s’intéresse pas vraiment à tout ce qui se trame. Le but c’est avant tout de faire évoluer l’atelier. On entre alors dans une spirale de labeur infernale : recherche des récoltes et matières premières dans les donjons, séance d’alchimie, vente au magasin, évolution de l’atelier, passage au grade supérieur, chapitre suivant, etc…

Outre ce côté évolutif, Kamidori a tous les aspects d’un T-RPG. Les donjons sont constitués de damiers avec des pièces qui s’éclaircissent au fil des pérégrinations, histoire de laisser quelques surprises. Sans tutoriel digne de ce nom, on va un peu à l’aveuglette au départ, puis au fil de l’aventure, on prend conscience d’énormément de petits détails qui rendent le gameplay assez riche. Les cases infranchissables à moins d’avoir la compétence « nager » par exemple ou encore les pierres de téléportation qui permettent de mener bataille sur plusieurs coins du donjon.

Et pour avoir les scènes H, il faut soit accomplir les quêtes de chaque recrue, soit faire évoluer l’armure de l’héroïne de votre route. Il faudra au moins trois parties pour faire le tour mais encore une fois, qui en aura le temps et la patience?

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Je cite Monster Girl Quest sans trop m’attarder car j’ai très tôt lâché l’affaire. A la première auberge. Pour me justifier, je ne suis tout simplement pas fan des monstres anthropomorphes. Le récit se basait sur une contradiction intéressante, le héros vénérant la déesse Ilias mais rêvant d’harmonie entre les monstres et les humains. Or le pire des péchés dans ce monde est la copulation avec les montres qui se nourrissent du sperme dont dépend leur progéniture. Notre héros est une cible idéale comme il n’a pas reçu son baptême. Ainsi chaque défaite débouche sur une scène H assez crade qui le voit se faire copieusement violer avant de finir comme machine à sperme. Les monstres de Monster Girl Quest, ça doit être les esprits de celles de Rance qui se vengent.

Niveau gameplay, Monster Girl Quest se veut un ersatz de Dragon… Quest. Avec des combats en vue subjonctive, des monstresses bien moches et un choix d’action très limité. Vous perdrez de toute façon une fois avant de trouver la bonne marche à opérer. De prime abord, le système est très très cheap et l’évolution ultra dirigiste. Parfois il faut attaquer sans relâche, parfois il faut sortir le bon skill, parfois lutter car la bougresse vous paralyse avec ses tentacules. Le héros n’est pas vraiment attaqué mais plutôt sexuellement agressé. Et ça lui fout en bas les HP. Vous pouvez même songer à vous rendre pour recevoir un service particulier. Tout ça est fort crade mais bon enfant à la fois. J’ignore si le récit en a dans le coffre mais sur un plan esthétique, j’ai pas tenu…

En conclusion, le principal désavantage des eroges avec un gameplay à la clé, c’est qu’il faut refaire la quête intégralement pour suivre les autres routes. Pas de touche ctrl durant les combats… L’intérêt de chaque route n’est pas suffisant pour que je m’y colle dans Rance et Kamidori. Apparemment, ce n’est pas le cas pour Monster Girl Quest où la quête est parait-il linéaire. Dommage dès lors que l’emballage soit si insupportable…

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Petite mise à jour avec Toushin Toshi 2, un H-RPG développé par Alice Soft, la boîte à laquelle on doit la série Rance. Le jeu date un peu (1994) mais reste plutôt joli pour l’époque avec des pistes audio entraînantes. Ici pas de routes multiples, une seule quête, basée sur un tournoi auquel le héros participe pour avoir l’autorisation d’épouser sa bien-aimée. Mais pour y participer, il doit placer une charmante demoiselle en gage. Et s’il perd, elle sera à la merci de son vainqueur. Un concept qui est un peu la marque de fabrique de cette saga très peu connue. Toushin Toshi 2 est un jeu assez fun qui mélange bien aspects Hentai et RPG et dont le scénario est riche en surprises et rebondissements. Le gameplay semble pénible de prime à bord mais devient terriblement addictif une fois qu’on a compris les ficelles du jeu. Des combats rapides, un bestiaire joliment varié, quelques labyrinthes et énigmes : on passe du temps à explorer de fond en comble le donjon pour se préparer à affronter l’adversaire du prochain tour. Une saga à essayer.

Maji de Watashi ni Koishinasai!

Majikoi est un eroge produit par Minatosoft en 2009. La traduction a pris du temps car il y a tout de même pour plus de 50 heures de lecture. J’ai hésité à me lancer dans l’aventure car les dernières expériences en la matière m’ont lassé des Visual Novel. Majikoi a ce petit quelque chose en plus qui m’a permis d’apprécier la route commune et d’avoir envie d’en savoir un peu plus sur ses héroïnes.
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Dans le lycée de Kawakami, les élèves suivent un cursus très rigoureux basé sur l’esprit de compétition et où chaque conflit est réglé par un duel arbitré par le corps professoral. Le héros, Yamato, en seconde année, appartient à un petit groupe soudé depuis l’enfance. La plupart vivent dans le même dortoir et se réunissent le vendredi dans une base secrète située au sommet d’un immeuble désaffecté. Cette petite famille s’apprête à accueillir deux nouvelles membres…

Dans Majikoi, le second degré est omniprésent. C’est sa grande force. Là où un paquet de titres du genre nous assomment avec leur sérieux et leur trop plein d’émotions, Majikoi balance des vannes dans chaque boîte de dialogue et fait péter bien souvent le quatrième mur. Yamato se demande ainsi parfois s’il n’a pas foiré sa route quand un pote s’approche un peu trop de lui. Et même au plus fort de la tempête, les personnages ne savent pas garder leur sérieux. Les combats et affrontements sont sacrément édulcorés par leur côté parodique. Il faut garder à l’esprit cependant que les trois quarts des blagues gravitent en dessous de la ceinture. Eh oui, Majikoi reste un eroge.

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J’ai bien aimé la route commune : le rythme est bon, les personnages sont introduits de manière suffisamment régulière pour ne pas nous dérouter. Il faut dire qu’il y en a une grande palette dans Majikoi. Et on a déjà droit à quelques-unes de ces compétitions qui font la force du titre, avec toujours Yamato dans le rôle du tacticien. Pour lui, la fin justifie les moyens et il sait toujours tirer son épingle du jeu. L’ambiance est bonne, mélangeant vie scolaire, arts martiaux, duels et rivalités. Et chacune des héroïnes possède un caractère bien particulier qui les rendent attachantes. On est bon pour les routes.

Le prologue laisse ensuite place à un écran qui s’affichera chaque jour entre mai et juin pour sélectionner l’héroïne avec laquelle la situation progressera. Un nombre variable de sphères rouges s’affichent en dessous de chacune, représentant le nombre de journées qu’il faudra leur consacrer. Il suffira de sélectionner deux fois Miyako pour déclencher sa route tandis que celle de Chris demandera plus de patience. Au bout d’un certain temps, d’autres routes seront déblocables; préparez vous à quelques surprises. A titre personnel, j’ai trouvé ce mécanisme un peu trop primaire. Il est regrettable que les développeurs n’aient pas pris la peine de semer par ci par là quelques flags qui nous incitent à chercher un peu notre route. On appréciera néanmoins que le jeu intègre une option permettant de retourner au dernier choix / d’aller au choix suivant.

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Parlons un peu des routes. J’ai évidemment commencé par celle de Miyako (livre en main). Parce qu’elle est terriblement dere dere et perverse sur les bords avec une voix organisme de surplus. Elle n’hésiterait pas à violer Yamato pour le mettre devant le fait accompli alors que ce dernier repousse systématiquement toutes ses confessions. Sa route peut sembler un peu courte mais est très agréable à lire. Les problèmes de Miyako s’apparentent un peu à ceux de Rin de Little Busters, incapable de s’intéresser aux gens hors du cercle qui l’a accueilli, notamment des membres de son club de tir à l’arc…

J’ai ensuite poursuivi avec Yukie (toujours avec son sabre dans les bras). La pauvre a tellement de mal à se faire des amis qu’elle fait du ventriloquisme avec un strap en forme de cheval. Il ne s’agit pas du personnage le plus développé et son arc consiste essentiellement en une monstre Battle Royale au sein de la ville de Kawakami.

Puis je suis parti à l’assaut de l’élève transférée d’Allemagne, Chris (la blonde). Son père est un général venu au japon pour découvrir l’esprit des samouraïs. Il est tellement père-poule que ses troupes surveillent Chris à plein temps. Fossé culturel oblige, la blonde est à des lieues de comprendre les subtilités de la société nippone dont elle a une vision admirative mais erronée. Yamato s’en amuse à ses dépends. La route de Chris est assez folle en surprise et péripéties.

En ce qui concerne les deux qui vivent au temple et pratiquent les arts martiaux, j’ai décidé de commencer par Wanko (le chien). Elle est tellement adorable qu’on aimerait la ramener à la maison. Après sa route n’est pas vraiment la plus passionnante même si elle aborde des réflexions intéressantes sur les rêves et leur accomplissement.

Et finalement, Momoyo. Celle qui vous regarde de haut et qui s’impose sur l’eyecatch. Elle s’amuse beaucoup à taquiner Yamato qu’elle considère comme son petit frère. Elle possède une force qui rivaliserait sans doute avec Sangoku. Arrivera-t-elle à brider ses pulsions dévastatrices? C’est un peu le Mont Fuji que s’apprête à conquérir Yamato…

Par ordre de préférence ça donne : Miyako > Chris > Momoyo  > Wanko > Yukie

majikoi (5)Il reste la route finale, disponible après avoir complété celle de chacune des héroïnes. Et là c’est du tout haut niveau avec une énigme, une organisation à démanteler, des affrontements épiques, le passé des personnages dévoilé et toujours une bonne dose de délire. De quoi conclure ce très bon visual novel en apothéose. On regrettera juste un manque de CG une fois sorti des scènes H. Majikoi est un cocktail détonnant qui livre une ode à l’amitié, à l’esprit de compétition et, n’oublions pas, une sacré dose de déviance et de perversité. Mais ça, inutile de trop en parler…

Vers de nouveaux horizons RPG

Petit billet RPG pour dire un peu où j’en suis. Pour rappel, je ne suis jamais passé à la 7ème génération de console trop occupé que j’étais à faire tourner des vieilleries sur ma PS2 ou sur émulateur. Il y a dix mois, j’ai ressenti un manque et je me suis procuré une Xbox360 pour 50 euros. Avec un disque dur de 120 GO, c’est pas une mauvaise affaire. Depuis j’ai chopé tous les RPG qui me tombaient sous la main pour une bouchée de pain.

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Voilà le résultat. Moins Dragon’s Dogma que j’ai oublié au salon. Je pense avoir fait le tour sur la console. Là où les gens claquent jusqu’à 60 euros pour s’acheter un titre flambant neuf, j’en trouve une dizaine pour le même prix. Et je fais même des affaires : j’ai déjà revendu mon Last Remnant en faisant un petit bénéfice au passage. Parce que sur Xbox, l’aventure était terriblement lassante.

J’ai déjà fait quelques titres dans le paquet. Bien sûr je me suis empressé de lancer Final Fantasy XIII. Et j’ai trouvé que tout ce petit univers crevait littéralement l’écran et que les personnages puaient de charisme. J’ai eu des problèmes contre le boss de fin mais c’est sûrement parce que je me fais vieux et que je veux prendre des raccourcis. Les deux volets suivants de la trilogie m’attendent bien au chaud.

J’ai trouvé Eternal Sonata bien trop classique et gentillet. Trop facile surtout dans cette version Xbox360. Reste un côté frais et enchanteur largement suffisant pour m’accrocher. J’ai beaucoup apprécié Lost Odyssey, notamment les souvenirs du héros qui ne laissent jamais indifférents. Et l’aventure s’avère longue et pleine de rebondissements.

Énorme coup de cœur pour Nier également, que j’aurais eu le plus de mal à me procurer à prix intéressant. J’étais parti pour une version allemande à 10 euros avant de me rendre compte que ma console est suffisamment sympathique pour m’épargner la langue de Goethe. Récit ultra épique, combats dynamiques et univers possédant un charme inouï.

Je regrette tout de même de ne pas avoir plus réfléchi avant d’opter pour une Xbox 360. Ne serait-ce que pour Ni no Kuni, paru uniquement sur PS3. D’un autre côté j’ai Tales of Vesperia qui semble prometteur. Et rien ne m’empêche d’attendre encore quelques années pour me procurer la console de Sony au rabais. Et une Wii pour Xenoblade.

En conclusion, je suis assez content de ma stratégie d’acquisition de jeux vidéos, parfaite riposte à un univers RPG bien trop éparpillé sur les trois consoles. Avec de nouvelles générations qui débarquent toujours plus vite. J’ai maintenant de quoi tenir quelques années. A condition d’accrocher à un genre de RPG auquel je ne suis pas du tout habitué. Je pense à Mass Effect et Skyrim, des genres dont j’ignore tout mais qui rencontrent un gros succès. J’ai mis le CD de Dragon Age Origins dans ma console pour un premier contact avec le RPG à l’occidental. Et la noble naine que j’incarne ne peut pas s’empêcher de tuer tous les gens qui l’agacent =)

En route pour de nouveaux horizons…

P.S : je mets toujours à jour ma Ludothèque RPG. Jetez-y un oeil!