Bilan anime automne-hiver

60431lDe retour pour un petit bilan des deux dernières saisons. Je ne regarde plus grand-chose mais il reste deux ou trois séries valables pour passer le temps en me lavant des dents.

On commence par la seconde saison d’Haikyuu ! Une série sur le volleyball que je respecte beaucoup car elle traite le sport avec sérieux. La série fait moins le show que Kuroko mais reste terriblement addictive. Malheureusement, j’ai senti une énorme répétitivité avec la saison 1. Là où on introduisait auparavant les personnages, on parle ici de leurs états d’âme. Et après une bonne moitié d’épisodes consacrés aux entraînements, on reprend les qualifications pour le prochain tournoi national. En 25 épisodes, on a certes appris quelques nouveaux trucs mais au final, rien n’a franchement avancé.

Visuellement, One Punch Man en mettait plein la gueule mais une fois passé les séquences sakuga, il ne reste plus grand chose. Le héros arrive à faire sourire avec sa tronche ultra expressive et son complexe d’homme le plus fort de la galaxie mais c’est à peu près tout. Si au début la série m’a fait gentiment marrer avec ses airs de parodie de sentai, le tout s’avère terriblement répétitif. Ça pète dans tous les sens avec des références et des scènes épiques mais usantes à la longue. J’avais tellement de mal à m’intéresser à ce qui se passait que j’ai l’impression de m’être endormi vers le milieu de l’épisode 11 car une heure après je n’étais pas sûr de l’avoir vu. Une petite déception qui ne m’a pas empêché de me procurer le manga… allez savoir pourquoi.

Finissons-en avec l’automne (déjà…) en parlant de Lupin III – l’aventure italienne. Un retour de Lupin III, c’est toujours un gage de qualité au niveau de l’animation. Un retour aux grandes sources du divertissement avec ce format épisodique. Bien sûr, il y a à boire et à manger dans le lot des 24 épisodes mais tout cela est réalisé avec tellement de classe et de dynamisme que l’on ne voit pas le temps passer devant l’écran. Lupin, Fujiko, Jigen et Goemon se trouvent cette fois en Italie dont on peut observer tout au long de la série de somptueux panoramas. Lupin III se marie, va croiser le flingue avec James Bond avant de défier même le créateur de la Mona Lisa. Un cocktail d’aventures détonnant autour d’un dur à cuir aux répliques toujours aussi incisives et qui n’a pas perdu de sa superbe dans sa veste bleue de circonstance. Arrivederci Italia et à tout bientôt Lupin et Cie j’espère.

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Les grands artistes et les voleurs se ressemblent. Tous deux savent comment ravir le cœur des gens.

Lupin III

Sinon j’ai tout de même essayé de regarder quelques épisodes d’Osamatsu-san mais je me suis lassé après les six premiers. La vieille comédie nippone à répétition ne me branche plus vraiment. Ça ne m’a jamais trop plu d’ailleurs. Si quelques blagues m’ont franchement fait marrer, j’étais trop souvent de marbre. J’ai fait la sympathique expérience de regarder un épisode vitesse 2x pour m’amuser. S’il faut tenir le coup avec les sous-titres, j’ai trouvé que cela apportait ce rythme qui manque à l’ensemble.

Cet hiver, j’ai regardé quatre séries. On ne peut pas dire que je n’aie pas apprécié Ajin. Je fais même partie des rares qui auront supporté l’animation en CGI. Le concept de départ était bien pensé avec ces ombres surnaturels hantant des hommes qui s’avèrent doués d’immortalité à leur mort. Je voulais compatir avec la situation du héros mais son caractère froidement calculateur et asocial (et paradoxalement altruiste…) m’en empêchait et au fond je n’arrivais pas à m’enlever de l’esprit l’idée suivante : ce n’est pas si dramatique d’être rejeté par la race humaine dans la mesure où sa nature d’Ajin n’est démasquée… qu’une fois mort. Je regarderai certainement la suite car Satou est vraiment très classe comme méchant mais je ne me procurerai pas le manga.

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J’ai déjà parlé d’Erased. Une adaptation bien négociée mais j’espère que la fin, quelque peu décevante, sera différente dans le manga. Le côté « retour dans le passé » fait toujours mouche et le scénario n’a au fond rien de vraiment original. Reste qu’on se laisse prendre très facilement par l’ambiance de la série. Ajouter des bandes noires horizontales pour accentuer l’effet retour dans le temps était assez bien pensé. Après on pourra critiquer les actions du héros qui pousse la bêtise jusqu’à héberger sa protégée dans un bus désaffecté. Je garderai surtout un coup de cœur pour le personnage de Sachiko, en mère exemplaire.

Je me suis permis une petite friandise avec KonoSuba. J’ai vu pas mal de séries inspirées des RPG et celle-ci est un peu comme les autres, avec peut-être un côté parodie accentué. Le héros meurt et une déesse lui propose de revivre dans un RPG. Il peut choisir une arme… il choisit la déesse. Un pitch peu banal mais très vite laissé de côté, comme souvent dans ce genre d’aventure. Un petit harem se forme autour du héros qui développe des pouvoirs très particuliers et affronte la vie dure du newbie. C’est sympa et divertissant mais très vite oublié.

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Parfois, ce n’est qu’en quittant la scène qu’on peut savoir quel rôle on a joué.

Stanislaw Jerzy Lec

Terminons en beauté avec Shouwa Genroku Rakugo Shinjuu, adapté d’une manga parlant de ce divertissement typiquement japonais qu’est le rakugo. On nous raconte une histoire d’une incroyable profondeur autour de deux enfants admis comme apprentis auprès d’un maître du rakugo peu avant la Seconde Guerre. Deux jeunes hommes que tout oppose mais qui partagent un rêve commun, lié à la réflexion intense sur le rakugo, le divertissement et son évolution à une époque où le petit écran fait son apparition. Les séances de rakugo ne sont jamais trop longues et mettent bien en évidence ses mécanismes, les difficultés insoupçonnées que peuvent rencontrer les acteurs. Difficile à appréhender de prime abord, je me suis laissé prendre au jeu des multiples rôles incarnés par le seul acteur sur la scène. J’ai vraiment adoré cette série et pourtant je n’attends pas vraiment la suite car je doute que le retour à l’époque contemporaine puisse nous procurer les mêmes émotions, la même ambiance. Mais je me réjouis d’avoir tort.

A dans six mois pour le prochain bilan. Boku no Hero Academia, JoJo’s Bizarre Adventure, Amanchu et Orange seront très certainement au menu.

Après le Biscuit Hammer, un Spirit Circle

Satoshi Mizukami a fait forte impression dans nos contrées avec la sortie de Samidare en 2012. Sur le blog, j’en avais parlé deux ans avant qu’Ototo ne publie le premier volume. Et bien figurez-vous que le dernier manga de l’auteur, Spirit Circle, s’est achevé il y a quelques jours dans le magazine Young King Ours. La série fera en tout 6 volumes. Je n’ai pas attendu qu’on annonce une prochaine sortie chez nous pour me jeter dessus.

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On suit la quête de Fuuta Okeya, un jeune homme qui a la faculté de voir les esprits et qui cache une étrange cicatrice sur la joue. Sa rencontre avec Kouko Ishigami, une jeune fille fraichement transférée dans son école et accompagnée d’un fantôme nommé East, va bouleverser son existence. Après avoir vu la cicatrice sur la joue de Fuuta, Kouko lui file une raclée à l’aide d’un cercle spirituel. Quel secret se cache derrière cette cicatrice ? Pourquoi cette réaction de Kouko ? Suite au coup qu’il a reçu, Fuuta entre dans un long sommeil où il fait un rêve étrange, d’une toute autre époque…

Un long sommeil qui lui permet en réalité de revivre une vie antérieure. Ce sont en tout pas moins de sept expériences de ce genre que notre héros est appelé à faire et chacune de ces réincarnations sont autant de récits plaisants à suivre. Le concept donne au titre un côté dépaysant car le lecteur visite plusieurs époques, différentes civilisations. Et il faut avouer que certaines réincarnations possèdent un fort impact émotionnel. C’est d’autant plus louable que l’auteur ne fait pas l’erreur de trop s’étaler : quelques chapitres lui suffisent pour raconter une de ces vies antérieures. Au centre des enjeux : les regrets, la culpabilité et surtout le karma qui semble poursuivre notre jeune héros à travers les temps. Fuuta aura du mal a digérer l’histoire de tous ses alter egos en conservant son identité. Il lui faudra aussi faire les liens entre ses différentes expériences passées pour comprendre le ressentiment de Kouko. Et c’est au lecteur de faire attention aux quelques Chekhov’s guns que l’auteur éparpille ici et là.

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Le dessin est spécial ; c’est toujours un peu le bât qui blesse chez Satoshi Mizukami. Les décors d’arrière plan restent souvent extrêmement limités. Son trait atypique permet de facilement reconnaître les personnages dans l’entourage de Fuuta à chaque réincarnation. Cela produit un peu le même effet qu’un Phénix de Tezuka où le même personnage au gros nez apparaissait à travers les âges. Là où on observe le plus clairement une progression chez l’auteur, c’est au niveau de l’angle de vue et du découpage des scènes d’action.

Spirit Circle nous raconte une histoire totalement déjantée dont seul l’auteur du Biscuit Hammer a le secret. Je n’ai pas vraiment pris au sérieux l’intrigue, un peu trop tordue, mais qui plaira sans doute à ceux qui ont aimé Samidare. Le récit dégage la même folie, le même côté mystérieux, initiatique dans une certaine mesure. L’idée de faire vivre au héros ses différentes réincarnations offre à l’ensemble une touche unique et exotique qui permet de varier les registres. Le tout va bon rythme et n’est pas trop maladroitement ficelé en 6 volumes. Alors, à quand une publication dans nos contrées ?

A propos de la fin d’Erased

Erased, c’est sympa, mangez-en. En manga comme en anime. Mais si vous n’avez pas vu la fin de l’anime, faites alt+F4, merci et à la prochaine. Si tout comme moi, vous avez regardé l’anime chez Wakanim et que vous attendez encore la sortie du tome 7 chez Ki-oon – si vous lisez les scans, l’affaire est déjà close – vous aurez certainement remarqué quelques différences entre les deux supports. Et c’est de cela que j’aimerai parler aujourd’hui.

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Kei Sanbe a toujours eu cette tendance à trouver un concept sympa, accrocheur, mais à le conduire maladroitement à bon port. C’est du moins l’impression que j’ai eue en lisant L’île d’Hozuki. Et malheureusement, c’est un peu ce que je me suis dit en devinant à la fin du tome 5 que Yashiro sensei était le criminel dans l’affaire. La révélation manquait de piquant mais restait parfaitement honnête dans la mesure où il n’était pas vraiment question d’enquêter pour Satoru mais plutôt de protéger les victimes. Le tome 6 présente ensuite un gros plot twist avec ces 15 années de coma. Ajouté aux multiples retours dans le temps et à une amnésie, cela rend la situation bien complexe…

L’anime doit condenser en quelques 12 épisodes les 8 volumes du manga prévus. Les derniers chapitres ont été publiés au Japon. Chez nous, nous n’en sommes qu’au tome 6. Je comprends dès lors que l’anime passe sous silence certaines choses. Toute la partie où Yashiro nous parle de son passé – l’influence que son grand frère a eue sur lui, la scène où il abuse d’une petite fille et le suicide qui s’ensuit – était certainement négligeable. La séquence d’introspection est assez bien gérée dans l’anime en se concentrant sur « Le fil de l’araignée » avec le hamster dans sa cage en toile de fond.

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Je dois mettre ici une image de la véritable héroïne d’Erased qui remportera le prochain tournoi MILF

Je trouve néanmoins que la relation entre Satoru et Yashiro devient un peu trop capillotractée. On savait que les sentiments de l’enfant pour son sensei étaient proches de ceux d’un fils pour son père tellement il avait admiré sa façon de régler la situation familiale de Kayo. C’est d’ailleurs ce mélange d’altruisme et de tares qui font de Yashiro un personnage intéressant. Dans le dernier épisode, l’attachement de ce dernier pour Satoru prend cependant une tournure maladive et difficile à comprendre. Tout se passe un peu comme si le sensei s’entichait de l’enfant car il était le seul à comprendre combien il était tordu… Et les paroles de Satoru dans la voiture qui sert au crime : « Je connais votre avenir » perturbent le professeur au point que le criminel sente un vide en l’absence de sa victime et pousse le cynisme jusqu’à lui faire la barbe durant son long sommeil. Des paroles que l’on ne retrouve pas dans le manga et qui incitent Yashiro à demander des explications durant la dernière scène sur le toit de l’hôpital.

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Une réaction sur la toile, criante d’authenticité =)

D’un autre côté l’anime ne met pas en avant l’aspect qui m’intéresse vraiment dans le manga, c’est-à-dire le fait que Satoru a des connaissances qui ne sont pas celles d’un enfant de 11 ans. Dans l’anime, le jeune homme est surpris de ses propres talents de mangaka mais son entourage ne se soucie pas outre mesure de sa façon de parler et de raisonner. Dans le manga, le médecin émet l’hypothèse que Satoru ait assimilé les lectures de sa mère durant son coma. Difficile au final de comprendre pourquoi Satoru considère dans un élan philosophique ses « années perdues » comme précieuses comme il conserve son vécu jusqu’à 29 ans et qu’il en a désormais 25… Plutôt paradoxal non ?

Ce qui le rattache à ce premier vécu, c’est la jeune livreuse de pizza, Airi. Et ça tombe bien car sur ce point, les dernières pages du manga sont radicalement différentes de la fin de l’épisode 11 de l’anime :

Eh oui, c’est Airi qui donne une raclée aux photographes là où l’anime estime plus logique de faire entrer en scène Yashiro. Cela m’intrigue et me laisse espérer que les 2 tomes qui restent nous offrent un final différent de celui qui a été ficelé en un épisode. Cela exclut d’emblée la jolie scène qui conclut l’anime pour que le héros laisse couler une larmichette. Je n’avais pas trop envie de voir l’anime comme je suivais le manga mais mon visionnage a finalement aiguisé ma curiosité. Début de réponse en juillet avec la sortie du tome 7.

Sing « Yesterday » For me : la fin de la chanson

sing (1).jpgIl y a des séries qui sortent petit à petit, que l’on oublie presque dans un coin de sa bibliothèque alors qu’elles sont toujours en vie, malgré une attente de deux ans entre certains volumes. C’est le cas de Sing « Yesterday » For me, de Kei Toume. J’ai lu beaucoup de titres de l’auteur, parmi lesquels je citerai bien sûr Les lamentations de l’agneau mais aussi Fugurumakan Raihoki, un one-shot absolument superbe bien que malheureusement inédit chez nous. Kei Toume fait partie de ces mangakas qui refusent de suivre un rythme de publication infernal, préférant aller à son rythme pour produire une œuvre de qualité. Elle a dessiné les premiers chapitres de Sing « Yesterday » For me en 1997 et il aura fallu attendre juin 2015 pour que le point final paraisse dans le magazine Grand Jump. La publication chez Delcourt sera étalée entre 2003 et 2016.

Quand je regarde les 11 volumes posés sur l’étagère, la première image qui me vient à l’esprit est celle d’Haru, cheveux en broussailles, un corbeau sauvage sur l’épaule. Un personnage excentrique que l’auteure a su rendre attachante, symbole de l’authenticité des sentiments. L’histoire commence par sa rencontre avec Rikuo, un jeune homme tout droit sorti de l’université, sans trop d’ambition. Malgré une formation de photographe, il travaille dans une supérette. Et c’est là que tous les deux vont faire connaissance. Mais Rikuo est toujours épris de son ancienne camarade de classe, Shinako, qui est devenue enseignante et qu’il retrouve par hasard. Un amour à sens unique car la jeune femme soigne les cicatrices causées par la mort de son premier amour. Et il y a Riu, celui qu’elle considère comme son petit frère, mais qui grandit et n’acceptera bientôt plus d’être considéré comme tel. Ce petit cercle s’est élargi au fil des tomes, formant un tissu de relations complexes autour de plusieurs personnages.

sing (1).pngKei Toume est une artiste et Sing « Yesterday » For me vient confirmer cet état des faits s’il était encore nécessaire. L’œuvre tout entière traite de l’art. Rikuo est photographe, Riu fait des études d’art et ils croiseront bien d’autres personnages liés au domaine. Mais plus que le fond de l’histoire, c’est bien sa forme qui font de Sing « Yesterday » For me une œuvre d’art. A commencer par les expressions faciales des personnages, le talent de l’auteure pour la mise en scène et la subtilité avec laquelle elle construit le développement de ses personnages. Si le trait de l’auteur s’avère irrégulier, il possède un charme et une originalité rares. Les doubles pages qui introduisent chaque scène déclinent les héroïnes à toutes les sauces comme d’authentiques clichés.

Dans l’entretien publié à la fin du dernier tome, Kei Toume explique qu’elle voulait écrire une romance qui ne soit « pas lourde même si les sentiments seraient complexes. » Cela définit assez bien son œuvre. Dans Sing « Yesterday » For me, il n’y a aucune place pour la violence des sentiments, ni pour le mélodrame, des éléments que l’on retrouve trop ailleurs. L’auteure décrit avec beaucoup de réalisme les états d’âme de personnages adultes qui vivent des amours banales mais pas simples pour autant. Difficile d’établir un rapport entre ces relations et la chanson des Beatles citée dans le titre de l’œuvre (édit : et pour cause, il n’y en a pas…) Si Paul McCartney évoque une rupture douloureuse et incomprise, les couples de Kei Toume, marqués par l’indécision, sont toujours en devenir. L’auteure développe avec beaucoup de patience et de subtilité la lente évolution des sentiments amoureux, les multiples introspections de chaque protagoniste. On peut reprocher à l’œuvre de traîner en longueur et elle est la première à reconnaître que le tout aurait dû être ficelé en 5 volumes. Mais aurait-on dès lors refermé le dernier volume avec autant d’émotion et de nostalgie ?

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Sur la conclusion même, je ne dirai rien sinon qu’elle m’a pleinement satisfait. Avec cette magnifique scène de gare et ce dernier épilogue qui laisse au lecteur le loisir d’imaginer la destinée des autres personnages, l’auteur calcule bien son effet et baisse le rideau sur son œuvre en un bon gros volume de 290 pages, après treize années de romances herbivores, calmes et mélancoliques. Avec Honey and Clover, la série de Kei Toume tient le haut du panier dans la catégorie « amours adultes à sens unique ».

Trails in the Sky – la trilogie éternellement amputée?

La réponse semble être non. Je viens de terminer le second chapitre de Legend of Heroes – Trails in the Sky. Et je me dis que si je ne ressuscitais pas le blog pour l’occasion je ne ferais pas justice à cette merveilleuse trilogie qui a réveillé ma passion pour les RPG. Je vais donc parler un peu vaguement de ces deux chapitres, pinacles du RPG classique qui m’ont offert une centaine d’heures de jeu inoubliables.

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Tout d’abord, il faut savoir que Trails in the Sky est le sixième épisode de la saga. Et qu’il contient lui-même trois parties. Débuté en 2004 au japon, le projet de Falcom (la boite qui a fait la saga Ys) a mis des années à nous parvenir dans la langue de Shakespeare. Le « First Chapter » a été publié par XSEED en 2011. Les fans ont ensuite passé quatre longues années à se ronger les sangs en attendant le second chapitre, finalement sorti en décembre dernier après maints reports dus aux états d’âme du traducteur. Et autant l’annoncer de suite, ça a l’air mal parti pour qu’on ait droit au dernier chapitre. Mais ce n’est peut-être pas si grave finalement.

Le premier chapitre nous plongeait dans le royaume de Liberl dix ans après un conflit qui a marqué le paysage politique du pays. Estelle et Joshua sont les enfants du héros de cette guerre, le grand Cassius Bright. Aujourd’hui, il a déserté l’armée pour travailler comme Bracer. Au début du jeu, Estelle et Joshua, passent leur examen de Bracer avec leur mentor Scherazard. Vous allez me demander : c’est quoi un Bracer ? Je n’ai pas traduit la version anglaise du mot. Il s’agit d’hommes à tout faire appartenant à une organisation indépendante de l’armée et du royaume. Tout au service des citoyens, ils sont amenés à accomplir des tâches variées allant de récupérer le chat de la mère Michèle à sauver le royaume du cataclysme imminent. Avec une tonne de chasses aux monstres.

LiberlVous commencez l’aventure à Rolent puis vous tournez autour du lac dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pareil dans le « Second Chapter » mais à partir de Ruan.

Et que se passe-t-il dans Trails in the Sky me demanderez-vous ? Et bien le scénario peine terriblement à décoller. A vrai dire vous allez faire le tour du royaume, visiter chaque guilde où vous accomplirez des missions vous permettant de monter en grade. Le prétexte au grand départ étant la disparition de Cassius durant son voyage aéronautique. Pour passer d’une région à l’autre il faudra franchir des cols et autres chemins tortueux avec passage obligé à la douane. Quand on pénètre dans un nouveau territoire, c’est le début d’un nouveau chapitre, d’une nouvelle quête et on ne peut revenir dans la région que l’on vient de quitter. Puis passage à la guilde où des panneaux remplis de missions vous attendent. Et une intrigue va débuter sous peu. Des pirates terrorisent la cité ? un orphelinat a été incendié ? le cadeau de la reine a été volé ? le professeur a été enlevé ?C’est à Estelle et Joshua de mener l’enquête. Sans se douter que toutes ces missions cachent des troubles plus importants menaçant l’équilibre du royaume.

Le gros point faible de Trails un the Sky réside dans la grande répétitivité des missions et de son format en chapitres. On passe une cinquantaine d’heures à voyager d’une région à l’autre de Liberl en faisant des missions qui se ressemblent toutes un peu. Avec un scénario de fond qui ne décolle pas vraiment avant le cinquième chapitre. Pourquoi tenter l’aventure dans ce cas?

TitS_Jul222014_06Nos deux apprentis Bracers à la guilde se font réprimander par leur mentor.

Tout d’abord j’ai accroché à l’univers gigantesque de Trails in the Sky : la 2D est très jolie, les villes sont emplies de PNJ bien sympathiques, avec des magasins, une église, un hôtel. Un retour aux sources qui ne fait pas de mal par les temps qui courent. Le royaume est grand et les développeurs ne trichent pas en nous faisant vraiment voyager d’une région à l’autre. On regrettera juste les incessants aller et retours aux quatre coins de chaque région. Dans un pays qui se développe grâce à l’énergie d’orbes magiques, il n’aurait pas été surprenant de pouvoir utiliser des sorts ou objets permettant de se téléporter à la cité base… Ce n’est pas si grave dans la mesure où les combats ne sont pas aléatoires : les monstres sont visibles et donc facilement contournables.

Parlons-en des combats. A vrai dire il est inutile d’en faire des masses car ils ne rapportent rien passé un certain niveau. On pourrait presque se contenter des boss et des monstres rares à abattre durant les missions. Trail in the Sky possède malgré tout un joli bestiaire qui se renouvelle pas mal au fil des chapitres. Le système de combat semble à la croisée du RPG classique et du Tactical avec le damier mais il faut avouer que l’aspect tactique est assez en retrait comme il est rarement utile de déplacer les personnages. On nous propose un système de « matérias » plus complexe qu’il ne paraît pour lancer différents sorts dévastateurs et les personnages peuvent tous réaliser des actions particulières. Le tout consiste à trouver sa propre stratégie : se protéger avec des murs de pierres, sacrifier ses HP pour lancer une attaque spéciale, etc.

trail sky (3)Et j’ai lancé un paquet d’HURICAAAANE SLASH! Quand ce n’était pas un Double Strike.

On critiquera le manque de rythme de l’ensemble. C’est pardonnable car Trails in the Sky est un projet trop ambitieux pour qu’une trentaine d’heures suffisent à faire décoller le scénario. Les développeurs ont eu le souci de poser l’univers, la situation politique et ses protagonistes à petites doses. Et c’est réussi car il ressort de l’ensemble une cohérence et un charisme qu’il convient de saluer.

La grande force de Trails in the Sky réside bien dans la palette impressionnante de personnages que l’on rencontre tout au long de la quête. Le « First Chapter » permet déjà de s’y attacher avec une quantité exceptionnelle de scénettes parfois drôles, parfois émouvantes. Les développeurs ont vraiment eu à cœur qu’on se plonge dans leur quotidien. Résultat : on s’attache éperdument à la petite équipe qui se construit autour d’Estelle, tous avec un background fouillé et de nombreuses révélations à la clé dans le « Second Chapter ». L’évolution de notre héroïne fait vraiment plaisir à voir et ses camarades cachent souvent un côté sombre insoupçonné.

Si le « First Chapter » nous laissait sur cette désagréable impression que le scénario débutait à l’épilogue, c’est entièrement satisfait que l’on achève le « Second Chapter ». Les prémisses d’une suite sont certes esquissées mais c’est avec moins d’interrogations tortueuses qu’on attend la publication d’un dernier chapitre qui ne sortira certainement jamais. Qui sera peut-être traduit par une team amateur?

trail sky (1)Les dialogues sont souvent loufoques ^^

Malgré ses défauts qui en font un RPG dur à apprivoiser, réservé aux joueurs patients et nostalgiques des graphiques 2D, Trails in the Sky est une excellente saga qui vous tiendra en haleine une centaine d’heures en l’état. Si l’on est un peu déçu de reparcourir les mêmes sentiers de Liberl dans le « Second Chapter », avec les mêmes cités, les mêmes donjons et les mêmes musiques souvent, le scénario vient récompenser notre ténacité et au final, le joueur s’est tellement attaché à l’univers que celui-ci fait partie de lui. Et si les gens de chez XSEED nous offraient le troisième chapitre, dans de nouvelles contrées, ce ne serait ma fois pas de refus!

Edit : sortie sur PC officialisée pour 2017!

Master Keaton : le mot de la fin ?

Master Keaton, j’en avais déjà parlé il y a cinq ans. J’avais alors regardé les différents OAV. Avec un souvenir suffisamment bon pour sortir 15 euros du portemonnaie pour les tomes publiés trois ans plus tard en édition deluxe chez Kana. Le nombre de page, le soin donné à la traduction et la qualité du papier avec quelques pages couleur les valent bien. Je referme à l’instant le dernier volume et je me dis que finalement, c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai suivi les aventures de l’archéologue et enquêteur ces trois dernières années. Chaque tome nous servait une dizaine d’aventures pas toujours trépidantes il faut bien l’avouer mais somme toute fort sympathiques.

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C’est avant tout la bonhomie et le charisme de Taichi Keaton qui m’ont plu, la trajectoire qu’il suit également. Il s’agit de l’archétype du personnage qui se perd un peu dans son parcours. Après avoir eu sa licence en archéologie à l’université d’Oxford, Keaton ne parvient pas à accomplir son rêve : réaliser des fouilles dans le bassin du Danube et prouver que cette région est le berceau de la civilisation occidentale. Sans argent ni renommée, cela lui est impossible. Et on voit bien au début de ce dernier tome combien le petit monde de l’académie et des érudits est joliment pourri. Un monde où l’important est de faire partie d’un cercle, de lécher les pattes des supérieurs à travers les sorties de golf et de karaoké. Avec des professeurs qui cherchent à s’attribuer le mérite des autres en publiant leur mémoire à leur nom. Et on sent que Keaton n’est décidément pas fait pour la vie universitaire. Ses idées sont d’ailleurs trop originales pour s’inscrire dans un moule.

Master Keaton, c’est aussi une histoire de famille un peu délicate. Taichi a eu une fille alors qu’il était encore étudiant mais est depuis longtemps séparé de sa femme qui vit en Angleterre. Ce dernier tome est l’occasion d’aborder l’avenir de Yuriko qui s’apprête à 18 ans à entrer à l’université et cherche à suivre les traces de son père en faisant archéologie à Oxford. Et on a droit en prime à son premier amour avec un jeune garçon qui voit son rêve d’études universitaires brisé par une situation familiale difficile. Et Taichi s’inquiète plus pour ce premier amour de sa fille que son orientation soit-dit en passant. Au final, on n’aura jamais pu voir la mère de Yuriko, l’épouse de Taichi. Mais le grand-père est toujours là, drôle et un peu vicieux pour son âge.

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Je parlais du parcours de Keaton. Master sergeant au SAS britannique : ça en jette sur le CV. Mais Keaton en est très vite sorti afin de bosser comme enquêteur pour une assurance. Des enquêtes qui le mènent aux quatre coins du monde. Il faut savoir que le manga a été publié entre 1988 et 1994 et traite des thématiques d’actualité comme la chute du mur de Berlin et l’effondrement du communisme, des témoignages d’un monde en changement et des conséquences sur différents types d’individus. Ce dernier volume s’intéresse à la Roumanie quelques années après la révolution de 1989 qui a vu la spectaculaire exécution des époux Ceausescu. Une région qui attire Keaton car située près du Danube. Il s’empresse donc d’accepter l’enquête sur des voitures volées. Une enquête qui prendra une ampleur démesurée pour nous mener vers final tout simplement remarquable où notre Master montre une fois de plus qu’il possède la polyvalence d’un Mac Gyver. En attendant la suite prévue en janvier. A ce propos je suis un peu sceptique au vu du trait qu’a pris notre héros. Jugez plutôt cette page couleur…

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Je n’arrive pas à dire si Keaton a pris du caractère ou s’il a perdu de sa bonhomie. Il est juste différent. Plus taciturne, désabusé, moins jovial… Là il prend même un air de Chuck Culkin… C’est peut-être juste que le trait de l’auteur a pris de la bouteille.

Au final, Master Keaton se lit comme un ensemble d’enquêtes, de découvertes et parfois de tranches de vie assez pittoresques mais toujours sympathiques. Comme toute œuvre de ce genre, il y a clairement des hauts et des bas mais suffisamment de hauts pour en faire un titre incontournable pour les fans de l’auteur.

Bilan anime plein de passion : printemps-été

N.B.Cet article est bâclé car j’ai passé trop de temps à jouer à ça :

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Cela fait bientôt six mois que je ne parle plus des petits dessins animés qui sont diffusés au Japon. J’avais pris à Pâques la bonne résolution de faire un billet pour chaque série de l’hiver. Ensuite je n’ai bien sûr pas eu assez de temps durant mes deux mois de vacances d’été pour parler des séries du printemps, trop occupé à jouer à des H-RPG. Comme je me sens d’humeur bavard ce soir je vais faire un gros billet en vrac en séparant les séries que j’ai vu en entier et pas…

J’ai vu en entier parce que c’était bien et je vous recommande même que vous allez pas aimer

Arslan Senki fait partie de ces animes que je regarde avec derrière la tête l’idée de me procurer un jour le manga. C’est quand même Hiromu Arakawa qui adapte une œuvre de Yoshiki Tanaka. J’ai passé un très bon moment à enchaîner les épisodes même si l’action se tasse un peu après des débuts prometteurs. Le côté trahison, prince en fuite et rassemblement des généraux m’a curieusement rappelé la quête de Suikoden V. Les stratégies de guerre étaient bien pensées et les querelles de pouvoir assez bien narrées. Que reprocher alors à la série ? Arslan Senki manque juste un peu d’âme, d’un récit suffisamment poignant pour vraiment impliquer le spectateur et surtout d’un héros charismatique. Avec du recul, le rythme était plutôt lent et on termine la série avec la sensation désagréable d’en être aux balbutiements d’une grande fresque.

baby-steps2Baby Steps est une véritable drogue. Du coup je me demande si j’accrocherais à Prince of Tennis un jour. Il m’était en tout cas impossible d’arrêter mon visionnement en plein match tellement je voulais en connaître l’issue. Parce que pour une fois on a un héros qui perd des matchs ! Ce ne sont pas des petits pas de bébé que fait Maruo mais des bonds de géant à commencer par ce stage aux US qui lui permet déjà de tenir tête aux joueurs pro. Et après quarante épisodes, on est enfin récompensé avec un début de romance délicieusement douce qui vient bien sûr booster la motivation de Maruo. Une approche assez sympa du tennis même si les tics que le personnage met en place et sa propension à l’analyse peuvent agacer un peu.

Punch Line est pour moi la meilleure série de l’automne dernier. Elle propose du tout grand divertissement avec tout plein de rebondissements, des couleurs, des petites culottes. Qu’espérer mieux? Des projets originaux comme ça j’en réclame. Après Cross Ange l’automne dernier, Yuri Kuma Arashi cet hiver, Punchline est une des rares séries à m’avoir enthousiasmé cette année. Des shows sincères qui ne se contentent pas de faire de la promo du dernier manga/light novel et de remplir un créneau. (C’était ma réaction à chaud après avoir vu la série. Des mois plus tard, je reste convaincu que Punch Line a été trop boudé du public et qu’en mélangeant plusieurs concepts éculés – chutes d’astéroïdes, sectes terroristes, poltergeists, voyages temporels – on a réalisé un joli pot-pourri haut en couleurs.)

Et là, paf, je copie-colle ma sélection anime v2 :p

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Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il n’a pas de culotte pour passer l’hiver ?

Proverbe Québécois

Sound Euphonium, c’est une plongée plutôt sympathique et rafraichissante dans l’univers de la musique. L’héroïne joue de l’euphonium dans une fanfare où l’implication de chacun est différente. Certains entrent dans la fanfare de l’école pour s’amuser, d’autres le font par challenge : leur esprit compétitif les pousse à se surpasser, à donner le meilleur d’eux-mêmes pour avoir la reconnaissance du jury. J’ai particulièrement adhéré à la façon dont le sensei gère le groupe, de manière pointue et détachée à la fois en établissant clairement l’objectif dès la première leçon afin de responsabiliser chaque membre du groupe. Il s’avère toujours très prompt à déceler le plus petit problème dans l’ensemble et n’hésite pas à privilégier le talent à l’ancienneté. Après. KyoAni s’amuse à nous teaser autour de la relation entre Kôsaka et Kumiko. Comme c’est mignon.

Yamada-kun and the Seven Witches (j’ai cherché le titre à copier-coller et je me demande alors pourquoi Delcourt a gardé le titre anglais…) fut une très agréable surprise avec une intrigue pleine de rebondissements, des personnages fort sympathiques, une petite touche ecchi par-ci par-là et surtout une fin joliment ficelée. C’est une des rares adaptations de manga qui ne soit pas frustrante comme elle en traite un arc complet. L’histoire d’un gars et d’une fille qui s’embrassent par accident et procèdent ainsi à une échange de corps. Cela n’a à-priori rien d’original et rappellera un certain Kokkoro Connect. Mais la visée n’est pas du tout la même. Yamada-kun divertit tout simplement avec des péripéties qui s’ensuivent à très bon rythme et sans prise de tête.

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Gangsta a été tout d’abord une très jolie surprise avec son ambiance (les guerres de gangs, le trafic de drogue, les passes dans la ruelle), le mystère qui entoure la cité d’Ergastulum ainsi que le passé des deux principaux protagonistes. Un mystère dévoilé au fil des flashbacks distillés au compte-goutte tout au long de la série. J’ai trouvé cependant que les scènes d’action manquaient de tonus et d’animation alors qu’elles sont très importantes dans le récit. Et surtout, la série s’achève sur un cliffhänger bien maladroit alors que le studio vient de fermer ses portes. Une fin frustrante qui souligne une fois de plus la caractère vain de certaines adaptations et les limites de la japanim’.

Prison School. Pour ceux qui aiment l’humour en dessous de la ceinture. J’ai trouvé ça totalement délirant et j’ai bien kiffé la guerre stratégique et psychologique entre notre quintette de pervers et leurs geôlières. Parmi les instants les plus trippants, les scènes qui impliquent Hana valaient bien le détour. Le plus barré des cinq gars est sans conteste l’otaku, Morokuzu, qui fout en l’air une partie de son humanité pour ses figurines. Là aussi, l’adaptation ficelle parfaitement le premier arc de la série et nous tease pour une saison 2. Le plus surprenant dans l’affaire, c’est que l’auteur du manga nous a aussi concocté Me and the devil blues, dont la suite que j’attends depuis 6 ans a été récemment annoncée. Sacré décalage de ton et d’univers ! Après je ne sais pas si j’achèterais le manga car les gros plans sur la vice-présidente en sueur étaient trop nombreux et limite repoussants.

Donc pour ma sélection :

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Seul le corps peut aller en prison, l’esprit ne peut être prisonnier, on ne peut pas attraper le vent.

Sahar Khalifa

Rokka no Yuusha, c’est l’adaptation du premier arc d’un light novel qui parle des six héros élus par la déesse du destin pour sauver le monde. J’en attendais strictement rien à la lecture du synopsis et heureusement qu’il y a eu mensonge sur la marchandise. Les premiers épisodes sont lents mais sympas, toujours avec ces cliffhänger qui nous tiennent en haleine. Puis l’arrivée dans un temple met en scène une sorte de variation des Dix petits nègres d’Agatha Christie jusqu’à un final qui nous tourne tous en bourrique. Et c’est un peu tout le concept de la série dont le background n’a au fond que peu d’intérêt.

Working !!! est une série surprenante car elle revient régulièrement depuis 2010 pour adapter le manga d’origine au fil de sa publication et parvient à chaque fois à me divertir. Cette troisième saison s’applique à sceller la destinée du joli petit monde qui travaille dans le restaurant familial en introduisant un nouveau personnage : la mère de Katanashi (dixit Popura). Mais il me semblait bien vers la fin que les 13 épisodes ne parviendraient pas à tout ficeler et il faudra en effet attendre le film annoncé pour voir le mot de la fin.

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J’ai pas vu en entier mais c’est pas pourri et ça peut tout de même être sympa alors pas taper

Bon, tout à l’heure j’étais motivé mais après déjà deux pages A4 de texte je commence à fatiguer. Je vais donc être bref d’autant plus que des impressions sur quelques épisodes n’a rien de pertinent.

Kekkai Sensen. Je vais vous raconter autre chose. C’est l’histoire d’un élève qui me lit la page d’un roman. Arrivé au fond, il me dit : « c’est malheureux mais je ne sais plus de quoi parlait le début de cette page. » Et bien Kekkai Sensen c’est tout pareil. Et le fait que le dernier épisode ait été différé n’a certainement rien arrangé.

Ore Monogatari!! J’ai regardé car je pensais prendre le manga. Résultat : j’en ai eu marre passé les deux tiers et j’achèterai pas le manga. Le concept remake de la Belle et la Bête était sympa mais le contenu est trop plat, trop pauvre en péripéties et surtout trop cucul la praline pour que j’accroche. La relation entre Takeo et Yamato est juste trop facile et idéalisée alors qu’on attendait qqch de plus complexe…

Shokugeki no Souma c’est une sorte de hentai qui montre combien la bouffe est orgasmique ou j’en saisis pas l’intérêt. Et bien pour la même raison que je ne lirai pas Les gouttes de dieu (j’en ai rien à foutre du vin), que j’ai lâché Bartender (on s’en branle des cocktails) et Moyashimon (au cul l’agriculture) et bien je n’irai pas plus loin.

akagami_no_shirayukihime_4107Akagami no Shirayuki-hime est un shojo très sympa et joliment réalisé mais passé le premier épisode qui peut être vu individuellement comme une variation sur Blanche-Neige aux cheveux rouges c’était irrémédiablement creux et vide de contenu. Il n’y a quasiment aucun enjeu mis à part la relation entre notre herboriste d’héroïne et son prince charmant. Des personnages qui manquent cruellement de charisme et de personnalité.

Non Non Biyori Repeat. J’ai vu la première saison. Sans aucune passion. Et là c’est simple. Regardez les 20 dernières secondes de l’épisode 1 puis regardez pendant 20 secondes par votre fenêtre. Vu une différence?

Overlord m’a trop fait penser à Log Horizon et les autres séries du genre avec son concept. Or Log Horizon est un échec. J’ai regardé les quatre premiers épisodes avant de me faire la profonde réflexion que le héros n’était pas suffisamment sexy avec sa tête de mort pour aller plus loin.

A +