Archives de Tag: eroge

Katahane : théâtre saphique

Plus j’y réfléchis, plus je trouve dramatique l’orientation que prend ce blog en alignant les billets consacrés au merveilleux univers des eroges… Tant pis, continuons dans la joie et l’allégresse. Alors bien sûr, je n’ai pas pu résister aux promesses soufflées par la jaquette de Katahane et à ma grande satisfaction, il n’y a pas eu mensonge sur la marchandise. Au programme donc, une gentille historiette et du saphisme.

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Kanon < Akiko-san to Issho

Je parlais il y a quelques mois de Clannad dont je venais de lire avec une certaine nostalgie le visual novel deux ans après la fin de l’After Story. C’est un peu dans le même état d’esprit que j’ai abordé dernièrement Kanon, un autre mélodrame bien larmoyant que l’on doit au sieur Jun Maeda. J’avais encore à l’esprit l’excellente seconde adaptation de 2006 qui ficelait avec un certain brio les cinq différentes routes en quelques 24 épisodes.

It was snowing. The memory is buried in pure white crystals. In the white misty town I visited back then, in the snow wich falls even now, I met a lone girl. Lire la suite

Kara no Shōjo – boucherie dantesque

Développé en 2008 par Innocent Grey, Kara no Shōjo est un eroge récemment édité par MangaGamer avec la collaboration de tlwiki. On suit l’enquête de Tokisaka Reiji, un détective privé chargé d’élucider une affaire de meurtres assez macabre comme les jeunes filles qui en sont victimes ont été cruellement lacérées. En parallèle, il reçoit une requête de Kuchiki Toko qui lui demande de retrouver sa vraie personnalité… Qu’entend-elle par là ?

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Quartett! : Sortez les violons !

Ce petit visual novel signé Littlewitch a été pour moi une révélation. Pas en raison d’un scénario qui flaire bon la guimauve ni de ses protagonistes lambda. Si l’histoire reste sympathique à suivre, je n’ai rien ressenti devant les états d’âme de Charlotte et compagnie. En fait, j’ai juste accroché à l’esthétique sublime et délicieuse de l’œuvre.

Comme le laisse supposer le titre, Quartett! parle de musique classique. Phill, jeune luthier excentrique au look de poète, entre au conservatoire des Magnolia dans un quatuor (deux violons, un alto et un violoncelle) où jouent trois ravissantes demoiselles à la chair rose et pulpeuse… trois cibles de choix pour votre fusil d’assaut. A vos côtés, elles vont affronter leurs problèmes, leur passé, leurs désillusions (et consort.) Lire la suite

Tsukihime : le dōjin-game à son apogée

J’ignore si je dois encore bénir ou maudire à jamais le jour où je suis entré dans le « merveilleux univers des visual novels ». En tout cas, j’ai gravement déconné cette semaine en avalant tous les scénarios de Tsukihime sans voir la lumière du jour.

Je vais m’épargner la peine de vous refaire le pitch d’introduction : des vampires, des pouvoirs spéciaux, d’obscurs fragments de mémoire, des troubles de la personnalité, une malédiction héréditaire, etc. Tout ça pour un puzzle addictif et alambiqué dont on met du temps à rassembler les pièces.

Mon verdict après l’épilogue ? Pour une œuvre réalisée par un petit cercle d’amateurs, le titre s’en sort techniquement avec les honneurs même s’il demande un temps d’adaptation.  Le récit fait partie de ceux qui m’ont le plus profondément marqué, toutes expériences d’otaku confondues. Tsukihime est facilement mon visual novel préféré à ce jour. Lire la suite

Yume Miru Kusuri : a drug that made me…

Voyons donc le tableau de chasse que nous propose ce visual novel. De gauche à droite et sans cérémonie, Aeka, la pauvre petite fille qui se fait bizuter en classe, Mizuki, la présidente du conseil des étudiants qui ne croit plus au lendemain, et enfin Nekoko, une petite fée survoltée qui a besoin qu’on la remonte un peu. Vous? Un pauvre orphelin qui vit dans sa famille d’accueil. Pratique pour excuser une relation incestueuse mais malheureusement cette partie a été supprimée du produit final. J’imagine votre déception.

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Utawarerumono : du T-RPG dans mon harem

Pour la petite histoire, j’ai souvent entendu parler de l’anime adapté mais je n’ai jamais eu la volonté de le voir pour une raison assez stupide : je ne supportais pas du tout le look du héros avec son masque à cornes surplombé d’un smiley crétin. Le visual novel permet de passer outre cette incroyable difficulté comme on adopte le point de vue d’Hakuoro. Il est le plus souvent derrière la caméra et on ne voit donc pas sa sale frimousse.

Utawarerumono, c’est l’histoire d’un amnésique qui se voit recueilli et adopté par un hameau alors qu’il gisait mourant en pleine forêt. Dans sa nouvelle famille, on trouve deux mignonnes demoiselles : Eruruw et sa petite sœur Aruruw, les petites filles de Tsukur, une vieille herboriste qui travaille comme guérisseuse. Ensemble, ils coulent des jours paisibles jusqu’à ce qu’un événement vienne chambouler le quotidien du village. Lire la suite

G-Senjou no Maou – quand Goethe rencontre Bach

Appréciez la culture dont s’imprègne le titre de cet eroge signé Akabeisoft2′s. G-Senjou no Maou fait référence à la fois à l’air inspiré de Jean-Sébastien Bach (Air on the G String) et à un poème de Johann Wolfgang von Goethe (Der Erlkönig) mis en chanson par Franz Schubert.

"Du liebes Kind, komm geh’ mit mir!
Gar schöne Spiele, spiel ich mit dir,"

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Saya no Uta : loli/gore/hentai stuff

Voici donc un sujet qui se démarque de l’accoutumée comme c’est le premier que je pourrais qualifier de “NSFW” dans cette colonne et qu’il inaugure une nouvelle rubrique, une nouvelle passion? S’il traite bien de vidéo(ludisme?) à caractère (pédo)pornographique, pas d’inquiétude à nourrir pour autant sur ce billet : les illustrations resteront sobres.

Saya no Uta marque ma première expérience dans l’univers du Visual Novel, un genre de jeu très apprécié par les nippons que l’on connaît surtout pour ses adaptations en animes. Citons par exemple Fayte/stay night et Clannad. Je suis donc un parfait néophyte et Saya no Uta devait être l’occasion de me convertir à ce type de divertissement.

Fuminori Sakisaka, jeune étudiant en médecine, sort d’un accident de la circulation qui a causé la mort de ses parents. L’opération qu’il a endurée engendre à son réveil de graves séquelles dans sa perception du monde qui l’entoure : peu importe où il va, tout n’est plus qu’agglutinement de chair palpitante et les hommes lui apparaissent comme de gigantesques amas nauséabonds. Au milieu de cet enfer, une petite fille, Saya, seule miraculée du genre humain aux yeux de Fuminori. Lire la suite