Archives de Catégorie: Manga

Suna no Shiro – Le château de sable

Le rideau se lève sur une somptueuse villa française à la fin de la seconde guerre mondiale. Un couple y célèbre la naissance de leur fille, Nathalie. Au même instant, un enfant est abandonné devant leur demeure: Francis. Pour fêter l’avènement, ils décident de le recueillir. Francis et Nathalie grandissent ensemble et leur lien devient plus fort au fil des années.

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Cesare T1&2 – Il Creatore che ha distrutto

Qui ne connait pas la sulfureuse réputation de Cesare Borgia, une des plus grandes figures de la Renaissance ? Incestueux, fratricide, dévergondé et corrompu : les annales véhiculent un portrait peu flatteur d’un personnage qui faillit bien renverser l’histoire de l’Europe. Cesare est pourtant réputé comme un homme extrêmement cultivé, aimé du peuple et possédant une habileté politique rare. Ce paradoxe est d’ailleurs présent en italien dans le sous-titre de l’œuvre: "Il Creatore che ha distrutto", autrement dit: "Le Créateur qui a détruit". Avant que la providence ne le détruise lui-même.

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Molester Man – chronique d’un déballage sur 2chan

Chikan_Otoko_1_07L’histoire commence par ces quelques lignes postées sur un topic de 2chan :

Ecoutez-moi tous! L’autre jour, on m’a pris par erreur pour un agresseur et j’ai fini au poste de police. Je ne plaisante pas!

Molester Man raconte l’aventure d’un otaku de vingt ans qui, suite à cette méprise, fréquente un groupe d’étudiantes travaillant dans un restaurant familial. Il est tombé sous le charme de la demoiselle qui le prenait pour un stalker.

L’histoire – vraie ou non – est donc inspirée d’un topic de 2chan créé par un malheureux otaku qui se fait appréhender parce qu’il suivait de trop près une jolie demoiselle. Il est pris pour un stalker alors qu’en réalité, il s’inquiétait pour elle. Molester Man s’inscrit au côté de Densha Otoko parmi ces mangas inspirés d’un déballage de vie privée sur les réseaux sociaux. On y utilise le même système de pseudonymes et le héros anonyme se voit donc affublé tout au long de la discussion et de l’œuvre du titre de "Molester".

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Barakamon T1&2 – Calligraphie insulaire

Après les rafraîchissantes plongées sous-marines d’Amanchu, l’éditeur Ki-oon a trouvé une comédie insulaire totalement atypique pour enrichir son catalogue. L’histoire se situe dans les îles Gotô où l’auteur a grandi. Satsuki Hoshino connaît donc bien les traditions locales, la façon de vivre des villageois et tout ce qui pourrait frapper le visiteur. Dans le dialecte local, Barakamon signifie "une personne en pleine forme", le titre définissant à lui seul tous les habitants de l’île qui transpirent la gaieté et la joie de vivre.

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Yoningurashi

Yoningurashi raconte le quotidien heureux mais pas toujours paisible de la famille Honda. Le papa Tarou, la maman Chiharu, la grande sœur Yuki et le petit frère Kotarou. De petites histoires courtes et souvent cocasses à travers lesquelles on observe comment Yuki et Kotarou grandissent sous le regard inquiet et bienveillant de leur maman.

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J’aime bien la période de Noël car la traduction de beaucoup de mangas s’achève sous le sapin. Parmi lesquels Yoningurashi, d’une certaine Yumi Unita. L’auteur d’Usagi Drop nous gratifie de quelques jolis tableaux sur le quotidien d’une mère au foyer. On observe à ses côtés comment grandissent ses deux enfants, les souvenirs qui lui reviennent (étais-je aussi comme ça? moi aussi je faisais ça!) et les inquiétudes nourries au quotidien. 58 petites histoires de six pages au milieu de la famille Honda.

Yoningurashi présente un joli paysage de l’enfance autour d’un petit garçon turbulent de deux ans (Kotarou) et sa grande sœur de quatre ans (Yuki). Le premier avec les pieds toujours sales, une bosse sur le front et de la morve au nez. L’autre qui joue bien plus volontiers avec des robots que des poupées. Un papa entomophile et assez spécial. Galère inimaginable pour la maman qui doit donc faire avec trois animaux à la maison et a besoin de bien du courage. C’est d’ailleurs sur elle que la focalisation est mise, fusible de cette petite famille qui travaille comme mère au foyer tandis que le papa bosse à la carrosserie. Une situation on ne peut plus typique au Japon. Elle s’inquiète pour beaucoup de choses. Ses enfants grandissent-ils correctement? Font-ils des progrès? Ont-il une bonne hygiène de vie? Mais aussi de l’âge qu’elle prend, de son corps qui a changé après avoir porté deux enfants. Repas, vaisselle, lessive, etc. Jamais elle ne s’énerve et vit avec les caprices de ses enfants. Parce qu’elle aussi faisait des bêtises plus petite… L’énergie qu’elle met à expliquer des trucs est souvent admirable et on mesure mieux combien le métier de mère au foyer est important mais peut devenir pénible.

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Un manga léger et marrant, où l’on s’intéresse aux petites choses que l’on remarque. Combien les enfants s’attachent à leurs jouets par exemple. Ou comment Yuri prend à cœur son rôle de grande sœur et la fierté que cela lui apporte. On accueille aussi avec appréhension les questions que se posent les enfants en grandissant. Auxquelles il faut inventer une réponse à tout prix. En nous soufflant quelques leçons d’éducation au passage. Qu’il faut faire attention à ce qu’on leur dit; ne pas faire des dentistes des monstres avant l’heure par exemple. Certains chapitres particulièrement doux et nostalgiques s’intéressent au passé du couple et même à leur propre enfance. Histoire de mettre en évidence la fuite du temps et ses clins d’oeil. Yoningurashi est un manga drôle et attendrissant sur l’enfance et la famille. Sans mettre en scène une héroïne aussi charismatique que Rin, l’auteur a ici le bon goût de se satisfaire de tableaux du quotidien toujours bien choisis et jamais répétitifs. Un titre à savourer.

Ashita Dorobou

ashitaKyouichi Miyasako noie depuis une dizaine d’années la tristesse d’un amour déçu dans un travail acharné. Un jour il assiste à un étrange phénomène : une sphère noire apparaît dans le ciel, qui lance vers lui un rayon lumineux. Une jeune fille se tient alors devant lui : son amour de toujours, Ashita. Étrangement, la demoiselle n’a pas changé depuis leur séparation, comme si le temps s’était arrêté…

Ce sont les mots "seinen" et "comédie" qui m’ont incité à lire Ashita Dorobou. Certainement pas la couverture avec l’uniforme de maid, quand bien-même celui-ci ne sert qu’à aguicher le chaland. Cette petite romance ne se veut pas une comédie hilarante à proprement parler, tout au plus un seinen qui ne se prend pas au sérieux. Cela résume parfaitement l’impression que m’a laissé cette découverte : une oeuvre sans trop d’ambition, qui se repose sur un concept simple et original pour passer un petit moment de lecture dans une ambiance fort conviviale. Un manga de plus en quelque sorte.

Tout commence plutôt bien avec une narration joliment cousue à petits coups de flash-backs pour nous parler un peu du passé de Kyouichi, de ses amours et de ses désillusions. Un bonhomme qui traîne la mort dans l’âme, froid et taciturne, sérieux dans son travail. Comme si celui-ci lui permettait d’oublier le grand amour qu’était Ashita.

Puis le phénomène bouscule son petit quotidien. Il se rend compte qu’il aime encore Ashita. Mais cette jeune fille, qui n’a pas pris une seule ride en dix ans, qui tire des rayons laser et qui semble apparemment capable de sauter du haut d’un gratte-ciel est-elle seulement humaine? A-t-elle quelque chose à voir avec la sphère suspendue au-dessus de la ville? Des questions qui laissent petit à petit la place à un mélodrame romantique et des rebondissements qui lassent un peu passé le second volume.

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Ashita Dorobou est un manga très moderne sous toutes ses coutures. Un bon divertissement en somme avec son pitch original, son trait sobre et accrocheur, une héroïne craquante et un scénario cousu de cliffhänger qui nous tient facilement en haleine. Une histoire un peu burlesque où les fantaisies de la science-fiction viennent métaphoriser les tumultes d’un amour en suspens.

Billy Bat T4 – J.F.K.

Après avoir passé l’essentiel du volume précédent à suivre l’aventure du ninja Hattori Hanzô à la fin de l’ère Sengoku, on revient cette fois aux États-Unis dans les années 60. A l’entrée du parc d’attraction de Billyland, la mascotte des lieux accueille les enfants. Sous le masque, un jeune homme à l’œil poché qui s’avère plutôt bon tireur. Son nom ? Lee Harvey Oswald.

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Bride Stories T4 – Pétillantes jumelles

Un volume de Bride Stories, c’est une petite douceur qui s’apprécie désormais une fois par année comme Ki-oon a eu tôt fait de rattraper la publication au Japon. Mais quel plaisir à chaque fois de se laisser voyager à travers une Asie centrale d’autrefois magnifiée, transpirante de grandeur et d’exotisme ! Après avoir rencontré la délicieuse Talas dans une yourte isolée, le lecteur sait désormais que Kaoru Mori tisse son récit autour de différentes épouses, pour nous décrire toutes sortes de mœurs et de destinées.

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La nature, miroir de l’homme Lire la suite

A la découverte du webcomic coréen

Je me sens soudain investi de la sainte mission qui est celle d’introduire mes quelques lecteurs au webcomic coréen. Il s’agit de bandes dessinées en ligne, conçues par des amateurs rémunérés au nombre de clics sur leurs sites. Des planches très particulières, dans un style manhwa, entièrement en couleur, où chaque chapitre représente un long strip vertical. Un genre en plein essor et que Webtoon Live, un site de fantrad anglais, s’occupe officieusement de promouvoir. ppmax a déjà présenté deux œuvres encore en cours de traduction; je vais rapidement parler de quatre autres titres dont la traduction est achevée.

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3ème blog-anniversaire : bilan et suite

Trois ans! C’est l’occasion d’un billet purement égoïste, pas pour lancer de stériles diatribes contre la terre entière mais pour revenir sur ce qui a été fait durant tout ce temps. Et réfléchir un peu à ce que deviendra cette colonne à l’avenir. Mais avant tout, une superbe image qui illustre parfaitement ces trois années de boulimie otakiste :

(Celle-ci était pas mal non plus mais c’est un trap…)

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