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Suna no Shiro – Le château de sable

Le rideau se lève sur une somptueuse villa française à la fin de la seconde guerre mondiale. Un couple y célèbre la naissance de leur fille, Nathalie. Au même instant, un enfant est abandonné devant leur demeure: Francis. Pour fêter l’avènement, ils décident de le recueillir. Francis et Nathalie grandissent ensemble et leur lien devient plus fort au fil des années.

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Cesare T1&2 – Il Creatore che ha distrutto

Qui ne connait pas la sulfureuse réputation de Cesare Borgia, une des plus grandes figures de la Renaissance ? Incestueux, fratricide, dévergondé et corrompu : les annales véhiculent un portrait peu flatteur d’un personnage qui faillit bien renverser l’histoire de l’Europe. Cesare est pourtant réputé comme un homme extrêmement cultivé, aimé du peuple et possédant une habileté politique rare. Ce paradoxe est d’ailleurs présent en italien dans le sous-titre de l’œuvre: "Il Creatore che ha distrutto", autrement dit: "Le Créateur qui a détruit". Avant que la providence ne le détruise lui-même.

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Otona Joshi no Anime Time

Otona joshi no anime time (1)Janvier 2011, la télévision NHK diffuse Kawamo wo Suberu Kaze et annonce le début d’une série de courtes histoires relatant le quotidien de quelques jeunes femmes, Otona Joshi no Anime Time.

Kawamo wo Suberu Kaze était une expérience d’un genre nouveau pour le spectateur car l’histoire ciblait un public plutôt adulte et essentiellement féminin. Durant quelque 25 minutes, on assistait au saisissant portrait de Noriko, jeune femme de 33 ans: ses aventures passées, ses illusions de jeunesse, ses déceptions conjugales. Le tout narré de façon impeccable et émouvante avec une chute pour le moins suggestive.

Il aura fallu attendre deux ans pour que le projet fasse des petits. Mars 2013, trois nouveaux épisodes sont diffusés sur la chaîne nippone, trois récits aux couleurs et tonalités très différentes. Lire la suite

Legend of the Galactic Heroes – 5. Gaidens

Parlons enfin des deux séries annexes qui viennent compléter l’impressionnant tableau de GinEiDen. Exit la fibre épique des 110 OAVs : le suspense n’est plus vraiment au rendez-vous et ce sont ici des récits simples mais variés qui nous sont racontés en essayant toujours de nous livrer plus de détails et d’informations sur l’univers de GinEiDen, son histoire et ses courants de pensées.

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Legend of the Galactic Heroes – 4. Films

Et si je continuais le dossier commencé il y a plus de trois ans, histoire de livrer mes impressions sur deux films d’anthologie qui servent de prélude à la saga ? Je vais donc parler ici de Waga Yuku wa Hoshi no Taikai (1988) puis de Arata Naru Tatakai no Overture (1993).

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Basé sur une anecdote du roman de Yoshiki Tanaka, Waga Yuku wa Hoshi no Taikai raconte les premières joutes opposant Reinhard von Musel et Yang Wenli sur le champ de bataille intersidéral. Celle de Legmiza puis celle de Tiamat, près de la forteresse d’Iserlohn.

Grandiose, épique : ce sont les seuls mots qui me viennent à l’esprit après avoir vu ce film, alors que cela fait bientôt quatre ans que j’ai englouti les 110 OAV. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour explorer les autres éléments de la licence GinEiDen? Pour profiter des versions Blu-Ray qui rendent le spectacle encore plus époustouflant peut-être. Plus sûrement parce que j’ai mis du temps à me remettre du choc éprouvé devant une telle fresque. Lire la suite

Molester Man – chronique d’un déballage sur 2chan

Chikan_Otoko_1_07L’histoire commence par ces quelques lignes postées sur un topic de 2chan :

Ecoutez-moi tous! L’autre jour, on m’a pris par erreur pour un agresseur et j’ai fini au poste de police. Je ne plaisante pas!

Molester Man raconte l’aventure d’un otaku de vingt ans qui, suite à cette méprise, fréquente un groupe d’étudiantes travaillant dans un restaurant familial. Il est tombé sous le charme de la demoiselle qui le prenait pour un stalker.

L’histoire – vraie ou non – est donc inspirée d’un topic de 2chan créé par un malheureux otaku qui se fait appréhender parce qu’il suivait de trop près une jolie demoiselle. Il est pris pour un stalker alors qu’en réalité, il s’inquiétait pour elle. Molester Man s’inscrit au côté de Densha Otoko parmi ces mangas inspirés d’un déballage de vie privée sur les réseaux sociaux. On y utilise le même système de pseudonymes et le héros anonyme se voit donc affublé tout au long de la discussion et de l’œuvre du titre de "Molester".

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Kokoro Connect

Kokoro Connect vient de s’achever avec la diffusion du dernier arc lors de la Saint-Sylvestre. Un arc qui m’a suffisamment enthousiasmé pour que je mette ce petit spectacle en avant. En commençant la série cet été, je nourrissais beaucoup d’à-priori. Je déteste les animes de type "gender bender", où l’on s’appuie sur une transgression des genres. Avec son phénomène d’échange de corps, Kokoro Connect ressemblait vaguement à une comédie ecchi après trois épisodes. On ne comprenait pas trop où le scénariste voulait en venir avec son concept et les vannes devenaient vite insupportables.

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Kokoro Connect raconte l’histoire de cinq lycéens qui se sont réfugiés dans un même club pour une raison simple : ils n’ont en réalité aucun loisir particulier, ou personne avec qui le partager. Un petit groupe que rien ne rattachait vraiment jusqu’alors, un club sans véritable raison d’être où chacun vaque à ses occupations quand on n’est pas simplement en train de discuter. Jusqu’au jour où…

Il n’est pas vraiment rare de voir des séries du type "tranche de lycée" nous entretenir quelques épisodes avec des périples et des discussions vaseuses. Sans aucun fond si ce n’est le caractère atypique de leurs héroïnes par exemple. Si on y retrouve un casting féminin aux caractères souvent bien trempés, ce n’est heureusement pas le cas de Kokoro Connect qui repose avant tout sur un concept très bien pensé. Imaginez de voir soudainement votre professeur servir de réceptacle à un être qui vous annonce le commencement d’une série d’expériences… Total changement d’ambiance.

kokoroJe tiens alors à préciser une chose sur le récit sans trop en dire pour autant. Il ne s’agit pas d’un seul phénomène mais d’une série de phénomènes qui se succèderont. Du simple échange de corps, on passe bien vite à d’autres épreuves, plus originales et gênantes pour les personnages. Il ne s’agit plus simplement du "oh mon dieu va-t-il abuser de mon corps?" qui agaçait au départ. Leurs barrières sont ébranlées de différentes manières : leurs émotions font surface bien malgré eux, leurs secrets les plus intimes se trouvent dévoilés, leurs désirs, leurs souvenirs et leur mal-être aussi. Comment garder un groupe soudé dans ces conditions? Chacun commence à prendre peur. Des autres et de soi-même avant tout. Que se passera-t-il si le démon que chacun traîne en soi se révélait au grand jour? Les autres l’accepteraient-ils encore?

Beaucoup d’émotions à la clé. Trop me souffleront certains. Des prises de tête sans fin, des cris de désespoir, de déchirantes disputes. Une belle part de romance aussi avec un joli triangle amoureux. Tout ce qui fait le charme de la jeunesse. Kokoro Connect explore à travers ses phénomènes les fondements sur les quels repose l’amitié et les dangers qui peuvent l’ébranler. Aussi douloureuse soit-elle l’expérience permet aux protagonistes de grandir ensemble. Une recherche de soi en quelque sorte.

Kokoro Connect est une série terriblement accrocheuse grâce à son concept et aux multiples rebondissements qui nous sont réservés. On peut lui reprocher de trop longtemps tourner en rond, de revenir sur des problèmes que l’on croyait réglés, d’exagérer quelque peu la touche mélodramatique. Reste un récit divertissant, dynamique et plein d’humour, riche en enseignements sur l’amitié et l’individu.

Barakamon T1&2 – Calligraphie insulaire

Après les rafraîchissantes plongées sous-marines d’Amanchu, l’éditeur Ki-oon a trouvé une comédie insulaire totalement atypique pour enrichir son catalogue. L’histoire se situe dans les îles Gotô où l’auteur a grandi. Satsuki Hoshino connaît donc bien les traditions locales, la façon de vivre des villageois et tout ce qui pourrait frapper le visiteur. Dans le dialecte local, Barakamon signifie "une personne en pleine forme", le titre définissant à lui seul tous les habitants de l’île qui transpirent la gaieté et la joie de vivre.

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Yoningurashi

Yoningurashi raconte le quotidien heureux mais pas toujours paisible de la famille Honda. Le papa Tarou, la maman Chiharu, la grande sœur Yuki et le petit frère Kotarou. De petites histoires courtes et souvent cocasses à travers lesquelles on observe comment Yuki et Kotarou grandissent sous le regard inquiet et bienveillant de leur maman.

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J’aime bien la période de Noël car la traduction de beaucoup de mangas s’achève sous le sapin. Parmi lesquels Yoningurashi, d’une certaine Yumi Unita. L’auteur d’Usagi Drop nous gratifie de quelques jolis tableaux sur le quotidien d’une mère au foyer. On observe à ses côtés comment grandissent ses deux enfants, les souvenirs qui lui reviennent (étais-je aussi comme ça? moi aussi je faisais ça!) et les inquiétudes nourries au quotidien. 58 petites histoires de six pages au milieu de la famille Honda.

Yoningurashi présente un joli paysage de l’enfance autour d’un petit garçon turbulent de deux ans (Kotarou) et sa grande sœur de quatre ans (Yuki). Le premier avec les pieds toujours sales, une bosse sur le front et de la morve au nez. L’autre qui joue bien plus volontiers avec des robots que des poupées. Un papa entomophile et assez spécial. Galère inimaginable pour la maman qui doit donc faire avec trois animaux à la maison et a besoin de bien du courage. C’est d’ailleurs sur elle que la focalisation est mise, fusible de cette petite famille qui travaille comme mère au foyer tandis que le papa bosse à la carrosserie. Une situation on ne peut plus typique au Japon. Elle s’inquiète pour beaucoup de choses. Ses enfants grandissent-ils correctement? Font-ils des progrès? Ont-il une bonne hygiène de vie? Mais aussi de l’âge qu’elle prend, de son corps qui a changé après avoir porté deux enfants. Repas, vaisselle, lessive, etc. Jamais elle ne s’énerve et vit avec les caprices de ses enfants. Parce qu’elle aussi faisait des bêtises plus petite… L’énergie qu’elle met à expliquer des trucs est souvent admirable et on mesure mieux combien le métier de mère au foyer est important mais peut devenir pénible.

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Un manga léger et marrant, où l’on s’intéresse aux petites choses que l’on remarque. Combien les enfants s’attachent à leurs jouets par exemple. Ou comment Yuri prend à cœur son rôle de grande sœur et la fierté que cela lui apporte. On accueille aussi avec appréhension les questions que se posent les enfants en grandissant. Auxquelles il faut inventer une réponse à tout prix. En nous soufflant quelques leçons d’éducation au passage. Qu’il faut faire attention à ce qu’on leur dit; ne pas faire des dentistes des monstres avant l’heure par exemple. Certains chapitres particulièrement doux et nostalgiques s’intéressent au passé du couple et même à leur propre enfance. Histoire de mettre en évidence la fuite du temps et ses clins d’oeil. Yoningurashi est un manga drôle et attendrissant sur l’enfance et la famille. Sans mettre en scène une héroïne aussi charismatique que Rin, l’auteur a ici le bon goût de se satisfaire de tableaux du quotidien toujours bien choisis et jamais répétitifs. Un titre à savourer.

Ashita Dorobou

ashitaKyouichi Miyasako noie depuis une dizaine d’années la tristesse d’un amour déçu dans un travail acharné. Un jour il assiste à un étrange phénomène : une sphère noire apparaît dans le ciel, qui lance vers lui un rayon lumineux. Une jeune fille se tient alors devant lui : son amour de toujours, Ashita. Étrangement, la demoiselle n’a pas changé depuis leur séparation, comme si le temps s’était arrêté…

Ce sont les mots "seinen" et "comédie" qui m’ont incité à lire Ashita Dorobou. Certainement pas la couverture avec l’uniforme de maid, quand bien-même celui-ci ne sert qu’à aguicher le chaland. Cette petite romance ne se veut pas une comédie hilarante à proprement parler, tout au plus un seinen qui ne se prend pas au sérieux. Cela résume parfaitement l’impression que m’a laissé cette découverte : une oeuvre sans trop d’ambition, qui se repose sur un concept simple et original pour passer un petit moment de lecture dans une ambiance fort conviviale. Un manga de plus en quelque sorte.

Tout commence plutôt bien avec une narration joliment cousue à petits coups de flash-backs pour nous parler un peu du passé de Kyouichi, de ses amours et de ses désillusions. Un bonhomme qui traîne la mort dans l’âme, froid et taciturne, sérieux dans son travail. Comme si celui-ci lui permettait d’oublier le grand amour qu’était Ashita.

Puis le phénomène bouscule son petit quotidien. Il se rend compte qu’il aime encore Ashita. Mais cette jeune fille, qui n’a pas pris une seule ride en dix ans, qui tire des rayons laser et qui semble apparemment capable de sauter du haut d’un gratte-ciel est-elle seulement humaine? A-t-elle quelque chose à voir avec la sphère suspendue au-dessus de la ville? Des questions qui laissent petit à petit la place à un mélodrame romantique et des rebondissements qui lassent un peu passé le second volume.

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Ashita Dorobou est un manga très moderne sous toutes ses coutures. Un bon divertissement en somme avec son pitch original, son trait sobre et accrocheur, une héroïne craquante et un scénario cousu de cliffhänger qui nous tient facilement en haleine. Une histoire un peu burlesque où les fantaisies de la science-fiction viennent métaphoriser les tumultes d’un amour en suspens.

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